Historique d'une reflexion sprituelle agnostique

Sujet d'actualité Au Québec l'accommodement raisonnable, un sujet d'actualité.
Répondre
Wulkos

[ Aucun rang ]
Avatar du membre
[ Aucun rang ]
Messages : 25
Enregistré le : 17 juil.15, 12:39
Réponses : 0

Historique d'une reflexion sprituelle agnostique

Ecrit le 18 juil.15, 02:44

Message par Wulkos »

Avant Propos

C'est en débattant passionnément de la nature de la morale avec un catholique aux convictions opposées aux miennes, dans les commentaires d'une vidéo de gaming sur youtube sans aucun rapport avec nos propos, que l'envie me prit de chercher un forum pour discuter d'une de mes plus grandes passions: la spiritualité et les religions. Car en effet, coucher une réflexion par écrit permet de la mieux comprendre soi même, et c'est souvent en écrivant que j'eus des prises de consciences. Je souhaite ici faire le point sur ma spiritualité, et vous la soumettre a débat. Je souhaite également de manière plus générale, élargir ma culture générale religieuse.

Cela s'annonce peut être plus ou moins décousus, mais je vais écrire ma pensée tout en la produisant, et elle va par nature plus vite que mes mains. Nous verrons bien.

note: Prenez en compte que je me définit comme agnostique mystique, et je parle avant tout d’influences principales quand a ma réflexion spirituelle, rien de plus, mais rien de moins. Je n'affirme ni ne rejette la notion d’Être suprême, qui en soit me plait énormément pour peu qu'on en fasse pas n'importe quoi. J'y reviendrais plus bas.



De ma situation originelle

Mon statut d'origine, face a la religion, est selon moi, et pour peu que l'on aime réflexion personnelle et introspection, le meilleur qui puisse être et du plus grand intérêt quand a sa propre nature d'individus face au monde spirituel et la recherche de la Vérité: une enfance sans(ou presque) de religion.

Mon père, français, issus de paysans riches et petits bourgeois, est un "vieux rebelle", a qui l'éducation religieuse voulue par sa mère, et notamment son lycée jésuite, amena a l'anarchie athéiste. Il est cependant d'une extrême tolérance, et as des moines parmi ses plus vieux amis (un catholique et un autre zen japonais)

Ma mère, elle, est issue de la bourgeoisie coloniale, puis post-coloniale portugaise. Son père, Banquier et Socialiste, lui as laissé liberté religieuse et ayant eus dans son adolescence a Lisbonne des amies Hindo-Musulmanes, Témoins de Jeovah, New Age; il en résulte que, restant agnostique, elle as certaines croyances, et reste ouverte a tout débat.

De fait j'ai échappé même au baptême, et, exception de la mythologie enfantine a laquelle nous avons tous cru, et ma fascination pour les messes de noël auxquels j'aimais beaucoup assister, fus donc éduqué selon le choix de mes parents vierge de toute religion "par défaut", dans le but de pouvoir faire mon propre cheminement librement. Je les en loue mille et cent fois pour cette chance merveilleuse qui est la mienne!

Ayant cependant déduit par moi même la non existence du père Noel, divinité majeure du panthéon occidental, j'en ai gardé pendant la fin mon enfance la conclusion logique de l'inexistence de tout principe divin, car similairement absurde. J’étais un vrai petit rationaliste!



Développement d'une fascination

Vient alors le collège ou l'on m'inscrivit dans une école privée catholique ayant encore deux sœurs parmi les enseignants. Si je garde un haïssable souvenir de l'une d'elle, vielle peau enseignant l'éducation(propagande) religieuse, j’appréciai beaucoup la seconde, professeure de musique, toute gentille vielle dame. J’ai toujours eus un profond respects pour les gens de foi, pour peu qu'ils ne soient pas des cons. Bref, en sixième, j'eus un premier aperçus du catholicisme de par les cours de catéchèse obligatoires, pour lesquels et de par ma curiosité naturelle j'avais un grand intérêt. Les cours d'éducation religieuse en cinquième et quatrième me firent m'intéresser a l'histoire mythique des 3 religions d’Abraham, même si j'en faillis être dégouté par l'autre vielle zélote, cessant même tout a fait de m'y rendre a partir d'un certain moment, faisant fi des représailles. Les cours d'histoire traitant de religion cependant gardaient mon intérêt, et firent naitre l'une des plus grandes passions de mon existence, l'histoire des religions!

Toutes les saisons une cérémonie était donnée dans la cour avec l’évêque local, et si le plus souvent moi et mes amis tentaient de fuir le collège pour boire un coup en ville le temps que cela se finisse, les quelques fois ou l'on ne pus s'y soustraire, moi meme pense être toujours resté respectueux et attentif, ayant un grand gout du solennel. C'est a cette époque que j'ai développé le gout des lieux de cultes que j'aime admirer, visiter, m'y reposer l'esprit. J'ai, enfin, durant la troisième, commencé a regarder des émissions religieuses diverses, voulant étoffer au mieux ma culture religieuse. Les interdits alimentaires juifs, la vie des moines, la science dans l'islam médiévale. Voila pour le collège. Notez que je restait encore alors sans aucune croyance particulière, quittant peu a peu un athéisme rationnel vers un agnosticisme mystique qui se formait alors.



Évolution des influences.

Le catholicisme ne m'as jamais plus que cela attiré en regard d'autres courants chrétiens. La papoté médiévale s'étant imposée sur la base d'intrigue (dotation de Constantin/Pierre héritier du christ) et n'étant originellement qu'une part de la pentarchie.(Notez que j'ai une grande fierté pour avoir pu assister a une cérémonie de la place saint pierre lors de mon premier voyage a Rome, et que la visite de la basilique lors de mon second voyage m'as extrêmement émeus) Au contraire, ce qui me fascinait dans le christianisme, c'était l'orthodoxie, le christianisme s'étant imposé en étant la religion des romains, la continuité en fait le courent ainé, le catholicisme en étant une hérésie. Mais outre ces simples anecdotes historiques, en soit l’atmosphère orthodoxe me portait bien plus que celle du catholicisme, et j'aimais beaucoup au collège visionner des cérémonies byzantines et écouter leur liturgie.

A la fin du collège cependant, et jusques au début de la seconde, restant proche de l'orthodoxie mon gout était passé a la liturgie chrétienne arabe. Depuis le collège j'aime écouter de la musique religieuse, et celle la m’émouvait particulièrement. De plus je me penchais alors sur la survivance des premiers temps de la chrétienté, en orient.

Je ne saurais cependant être chrétien. La base de ce culte étant la divinité de Jésus le christ, je ne saurais être chrétien. La divinité d'un être humain, toute filiation divine est pour moi une aberration, la divinité ne pouvant qu’être totale et absolue, ce fait de vénérer Jésus en temps que divinité plutôt qu'en homme, en sauveur-martyr plutôt qu'en prophète-philosophe, cela me sonnait faux, m'apparaissait comme une grande erreur. De plus le christianisme as toujours flirté avec le paganisme, logique de par son origine, et je trouvais ridicule culte des saints, la prévalence de l'adoration idolâtre sur la réflexion des messages. Adorer un prophète comme un dieu plutôt que de méditer son message est pour moi aberration similaire a un blasphème! Le seul miracle que je souhaite louer des prophètes est la prise de conscience, la révélation qu'ils nous partagent. Le contraire étant clairement pour moi une insulte a leurs pensées sublimes! De plus, de par la manière dont la bible s'est écrite, contradiction dans les évangiles, écrits apocryphes, hérésies primitives, il m'apparut que la parole exacte de Jésus, de par la multiplicité des sources, ne pouvait être certaine, m’empêchant d'adopter le christ comme principal prophète.

Cela dit, meme si je met de coté la parole de Jésus meme, et prefere oublier l'idée meme que sa divinité soit base de cette religion, je reste tres interréssé par les paroles de grands penseurs chrétiens, a ceux ayant médités sur la nature de la divinité, notamment saint Augustin, qui, en tant que premier théosophe chrétien, ayant développé la philosophie de cette religion, m'apparait comme digne d'etre vénéré pour sa pensée, et comme un prophete plus concret pour cette religion.

Ainsi donc, ne pouvant être sous influence chrétienne pour les évidentes raisons citées, durant mon année de seconde et suite a de grandes discussions avec un certain ami, mon influence évolua, tout en gardant ce que j'avais déjà appris, et je me mit alors a m'intéresser a l'islam. La notion d’être suprême y était plus claire et logique, Jésus Christ sans être divin restait un prophète majeur, ma vision du prophète en temps que porteur d'un message élevant la conscience humaine acceptait Mahomet en temps qu'homme digne d’être vénéré pour son message, et traditionnellement la société musulmane est merveilleux moteur de science, de philosophie, d'art, surtout face a un catholicisme dérivant parfois vers un certain obscurantisme. La grandeur de cette culture musulmane, qui ne fus gâchée que par la seule et récente chute des ottomans m'émerveillait, et j'étudiais cette année la en détail cette religion.

Certains points, toujours, me gardaient de m'y plonger, entre autre l' aniconisme exagéré que je trouve devenus absurde avec le temps, ainsi que la connotation trop culturelle, presque nationaliste, que le courent principal de l'Islam as adopté depuis le siècle dernier, sur la défensive face a une mondialisation de base chrétienne occidentale et notamment dans les diasporas post-coloniales. Si j'avais vécus avant la premiere guerre, il est possible que j'eus pu me convertir. Bref, je m'en éloigna peu a peu avant d'entrer en 1ere, et adopta au cour de cette année une influance qui aujourdh'uis, et toujours l'une de mes principales: le mazdéisme.

En effet dans les religions abrahamique, les influences païennes omniprésentes me dérangeaient assez. Non pas que je méprise le paganisme, car était passionné d’histoire des religions c'est toujours avec émotion que j'étudie de nouvelles traditions mythologiques. Mais, outre a ce hobby, mon besoin spirituel est marqué par la recherche de la Vérité en temps qu'homme d'esprit. Les fables traitant d'anges et d'esprits mauvais sont pour les enfants et ceux qui se contentent d'une "vérité" archaïque qu'ils tiennent de cet age. c'est pour cela que je loue mes parents de m'avoir préservé d'une éducation religieuse, car je peux recherché la vérité le cœur vierge. Bref, les éléments paganisant du christianisme et de l'islam ainsi que ce que l'exésège m’appris de l’origine païenne du judaïsme(voir les conférences de Thomas Romer) me laissaient une impression d'incomplétude...

L'histoire des religions est une de mes plus grandes passions, mais j'adore aussi l'histoire antique. Notamment des peuples indo-européens. Je connaissait déjà relativement l’histoire des 3 empires iraniens, mais des lors que part hasard j'ai écouté une conférence d'Avestologie... Ce fut un évènement majeur de mes promenades spirituelles et je me mis a étudier passionnément la doctrine de Zarathustra. Je ne parle pas de la repaganisation tardive du zoroastrisme récent, ni du dualisme qui s'y format par interprétassions malheureuses, je parles la de la religion des Gathas. Tant réforme qu'innovation parfaite en rapport a l'antiquité iranienne, le premier monothéisme était face a moi! Quand le dieu Abrahamique me semblait un peu chimérique par ses origines, Ahura Mazda, m'apparut comme bien meilleure représentation d'un être suprême, total, absolu, car étant issus de la prise de conscience de Zarathustra plutôt que d'une longue évolution hasardeuse.

S'il est un être suprême, et même s'il est commun a tous, sans doute aucun est il plus semblable a Ahura Mazda qu'a Yahweh-El. C'est la une chose qui m'as toujours aberré dans les religions abrahamiques, c'est d'abaisser l’être suprême au niveau des humains. Quelle insolence, de leur part, que d’affirmer l’être suprême être a leur image, d’affirmer qu'il puisse être animé de colère, de jalousie, d’orgueil, d'amour?! Qu'il s'amuse a leur parler directement, face a face, et choisisse quelqu’un plutôt que quelqu'un d'autre pour porter sa réelle parole. Il est ce qu'Il est, et la religion étant lié a la culture, aux peuples, aucune religion ne saurait être unique en vérité. La Grande Pensée en revanche, la recherche de la meilleur vérité possible et universelle des prophètes et philosophes qui surgissent du monde pour élever la conscience humaine. Eux sont dignes d’être vénérés pour leurs grandes et sublimes pensées, et tachons d'éviter de se servir du nom de dieu pour dire n’importe quoi d'absurde.

Mazdaysana: adoration de la sagesse! Ahura mazda: seigneur de sagesse! Quelle pensée sublime que celle de Zarathustra, premier des grands penseurs-prophetes-philosophes! Un dieu abstrait, absolu et transcendant, et en aucun cas comparable a la race des homme; soit pour l'instant la plus acceptables des vérités religieuses que j'ai pu entendre. Cependant il advient alors un retournement de situation dans ma réflexion spirituelle, qui me fit abandonner pour un temps ces influences:



Révélations Philosophiques

Une dépression, laquelle marqua beaucoup l'évolution de ma pensée. Je repense a cette période comme celle ou, libéré de tout intérêt social, libéré de l'espoir, puis du désespoir, j'atteignis alors l'inespoir. Jamais je n'eus de réflexion plus lucide que lors de cette brève période. Je fut pour un temps nihiliste, et garde beaucoup des conclusions de ces réflexions. L'esprit n'est pas, car la pensée est chimie et électricité. la matière, a cette échelle n'as plus de sens, car même les atomes se décomposent, et ses composants se décomposent... A la plus petite échelle, rien n'est sinon vide et énergie. Voila donc l'avant dernière de mes grandes influences.

Mais, cette énergie dans le vide , ces particules élémentaires s'assemblent en nucléons et en électrons, qui forment les éléments, les molécules, la matière. La vie n'est que matière, et l'instinct automatisme originel. Grand Ordre sublime de l'univers. Face a ce grand ordre, cependant va l'humain, et son sens particulier et unique, l’Être, la conscience. Merveille transcendante le mettant en un sens a part des animaux normaux. L'homme est un animal anormal, sans doute aucun, car sa conscience, issue de l'instinct qui lui même proviens de la matière, cette conscience par sa nature transcende la matière. Voila l'Esprit. Voila la plus grande merveille de l'univers. Voila la réponse au nihilisme! Quand bien même la pensée fonctionne par la matière, qu'est-ce que la matière après tout, sinon absolument tout ce qui existe, donc la pensée, qui est la matière transcendée par la conscience humaine, ce que l'on peut nommer esprit. La conscience est la part de divinité en l’animal humain, c'est la seule réponse a l'existence de la vie: permettre la conscience, car sans conscience de l'homme, il ne peut exister de sens, et l'univers devient alors nihilique. Cette seule conscience, cette possibilité de l'homme de rechercher la Vérité, la Nature de l'Univers... Voila le sens de la vie: la Grande Pensée. Voila pourquoi il faut vénérer les prophètes et les philosophes, voila pourquoi l'univers, la vie, l'homme ont un sens: La Grande Pensée.

C'était il y as deux ans que j'eus cette grande conclusion. Ayant découvert le sens de la vie a l'age de 17 ans, je pouvais désormais avec un enthousiasme nouveau continuer la recherche du Vrai, continuer ma réflexion globale.

Peu apres, donc, durant ces vacances d'été 2013, alors que je déambulais dans une Fnac, un livre m’attira, de par un nom familier dans son titre: "Ainsi parla Zarathustra". Nietzsche, en plus de confirmer mes conclusion sur la valeur de la pensée face au nihilisme (surhumanité contre derniers hommes) et la dignité des penseurs/prophètes/philosophes (J'aime tous ceux qui sont comme les lourdes goutes tombants une a une du sombre nuage suspendu au dessus des hommes, puis s’évanouissant en annonciateurs de la foudre. Voyez: je suis un visionnaire de la foudre, une goutte tombée de la nue, et cette goute as pour nom Surhumanité) as beaucoup influencé ma pensée sur la notion de morale. Le monde ne saurais en aucun cas être divisé entre bien et mal, chimères issues de la consciences pour expliquer la morale. Il n'existe en effet pas de mal naturel. Ceux qui a nos yeux font le mal, aux leurs sont les justes parmi les justes. Ainsi, car il n'y as pas de morale universelle, il n'y as pas de mal, ni donc de bien. Le dualisme est une aberration car elle binarise et simplifie un univers qui n'est que complexe subtilité et ordre absolu. l'univers n'est pas Deux. il n'est pas Un. Il est infini de subtilité, et le dualisme est une insulte au Grand Ordre.

La morale est issue de la conscience. l'animal n'as pas besoin de morale, ayant un instinct partagé avec son espece. La morale, elle, est culture, et est partagé soit par des peuples, soit par des religions, et évolue par la réflexion des hommes. il n'y as pas n'y n'auras jamais de morale absolue, donc aucune morale n'en peut valoir une autre. Il faut ainsi se défaire des morales collectives quand elles freinent la grande pensée, et réfléchir en temps qu'individu a la notion de morale. Je ne vois comme seul péché que le mensonge, quand il freine la grande pensée, le pont vers le surhumain, quand il tire la masse des hommes vers l’obscurité. Tout le reste, y compris mes convictions morales et idéologiques profondes, ne sont que culture.

Telles sont les grandes conclusions que je chéris comme Vérités, mes Grandes Prises de Consciences.



Réflexions plus récentes

J'ai continué a méditer la dessus durant mon année de terminale pour en tirer conclusions, me replongeant principalement sur le Zoroastrisme. Je me suis également intéressé a d'autres spiritualités dans une moindre mesure. Par les discussions que j'eus avec une très chère et précieuse amie sur l'hindouisme qui la fascinait, j'ai découvert le grand fond monothéiste de cette religion, ou es trois principaux dieux ne sont qu'aspect du grand être, absolu et transcendant. J'ai nottement réfléchis au fait qu'iraniens et indo-aryens étant apparentés, surement avaient ils une prédisposition préhistorique au monothéisme.

Le sikhisme aussi appela mon intérêt, et j'ai beaucoup apprécié les idées de Nannak, selon laquelle musulmans et hindous ne sont que des croyants, et que l’être suprême est commun a tous, étant unique et gobal. La vérité étant au reste universelle et non culturelle.

Quand a ma première année d'étude, d'il y as un an jusques a ce jour, donc, je me suis beaucoup intéressée a l’exégèse biblique, et mon hobby d'histoire des religions s'est porté sur la religion proto-indo-européenne. J'ai aussi acheté des livres d'Avestologie, ainsi qu'une traduction des gathas.

Ma réflexion s'est récemment portée a la fois sur l'origine de l'univers et la nature d'un éventuel être suprême. Je ressent un vertige lorsque je pense a l'univers primordial, avant que n’existent temps et lumière, que toute la matière présente dans l'univers, ou du moins les éléments primordiaux qui la composent étaient unis dans un tout minuscule qui était l'infinité de ce qui était, dans une chaleur infinie et inconcevable par l'esprit. Grand vertige que cet état primordial, cet ordre absolu, éternel, précédent la naissance de l'univers, la mise en place du grand Ordre. Quand a l’être suprême, sa nature la plus crédible serait plutôt panthéiste que monothéiste, le monothéisme assimilant trop la divinité aux hommes. Ma vision de Dieu rejoint assez la monade de Giordano Bruno. Tout ce qui est dans l'univers émane de cet état primordial de la matière. Ainsi, Dieu serrait l'ensemble de tout ce qui est, ainsi que la source du Gand Ordre de l'univers, et le début de l’expansion de l'univers marque sa "naissance", ou plutôt son "éveil", première transcendance de la matière. L’apparition de a vie depuis la matière inanimée, chimique, est la seconde transcendance, tout autant mystérieuse et impénétrable. Et le développement du sens de l’être en l'homme, permettant de tenter de concevoir la nature de la réalité, permettant a la vérité d’être recherchée et donc de donner un sens a l'existence, marque la troisième transcendance.

Voila donc comment je puis concevoir l’être suprême, en temps que niveau suprême et absolu de la réalité. Voila pourquoi j'admire tant les prophètes et les penseurs, car ils justifient l'existence en élevant l’humanité. Voila pourquoi je trouve aberrante et insolente cette habitude de rabaisser la divinité au niveau des humains, et d'en faire ce que l’on veut.

Voici donc la réflexion spirituelle d'un homme étant de base vierge de toute foi par défaut culturelle, et donc libre d’évoluer au mieux dans une réflexion spirituelle concrete.
"Et ce sera le grand midi, quand l’homme sera au milieu de sa route entre la bête et le Surhumain, quand il fêtera, comme sa plus haute espérance, son chemin qui mène à un nouveau matin.
Alors celui qui disparaît se bénira lui-même, afin de passer de l’autre côté ; et le soleil de sa connaissance sera dans son midi."
-Friedrich Nietzsche

Répondre
  • Sujets similaires
    Réponses
    Vues
    Dernier message

Retourner vers « GÉNÉRAL Libre »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Amazon [Bot], J'm'interroge, ronronladouceur et 8 invités