clocis a écrit :Votre conception de l'amour inclue-t-elle l'amour du mal ?
Il n'y a qu'une chose de mal, et c'est la peur. C'est de la peur que découle le mal. Ce que les gens font de leur vie n'est ni le bien, ni le mal dès lors que personne n'est lésé.
clovis a écrit :La peur si je me retrouve nez à nez avec un lion affamé peut me donner des ailes. La peur de ce point de vue est bonne. Je n'ai jamais couru aussi vite que lorsque j'avais peur. Avez-vu déjà connu ce genre de peur salvatrice ?
Tu parles de la peur en tant qu'émotion qui découle de l'instinct de conservation. Il y a la peur en tant qu'émotion qui découle d'une pensée erronée, comme toutes les phobies (peur du noir, du vide, des araignées, etc). Passé un moment, cette peur émotionnelle disparaît et la vie reprend jusqu'à la prochaine situation qui provoquera la peur.
Et puis, il y a la peur, bien plus profonde et bien plus insidieuse : la peur du rejet, la peur de manquer, la peur de décevoir, la peur de la différence, etc. Ce sont ces peurs là qui s'opposent à l'amour, et tout le mal vient de là. Ces peurs là aussi découlent de pensées erronées. Si tu veux savoir pourquoi quelqu'un agit mal, demande toi de quoi il a peur. En l'absence de peur, il n'y a pas de mal.
clovis a écrit :Comme je ne pourchasse pas les homosexuels, ni les hérétiques, ni les noirs, ni les musulmans, je ne me sens pas concerné pas votre propos. Si vous connaissez de telles personnes, elles sont assurément mauvaises car on ne pourchasse pas quelqu'un pour ses convictions. Si ses convictions nous heurtent on cherche plutôt à le ramener à la raison. Chacun est libre de ses choix mais doit aussi en assumé toutes les conséquences.
Non, bien sûr que tu ne pourchasses personne. On est au 21ème siècle. Mais tu considères que leurs choix de vie personnel, ce qu'ils choisissent pour eux mêmes, pour leur propre vie, ne te convient pas. De quel droit ? En quoi es tu qualifié pour dire aux gens ce qui est bon ou pas pour eux ?
Alors oui, chacun est libre de ses choix, et il ne nous appartient pas de les juger pour leurs choix personnels, dès lors que personne n'est lésé par ces choix.
clovis a écrit :Non. Si je n'ai pas peur du lion, j'ai bien plus de chance de me laisser dévorer. Peut-être ne parlez vous pas de cette peur, mais en quoi devrais-je avoir peur des homosexuels ? J'aurais peur si je tomberai sur l'un ou plusieurs d'entre eux qui voudraient me violer et vous pouvez être certain que dans ce cas je courrai très très vite. J'aurais peur aussi que mes enfants soient atteints par ce mode de vie. Mais s'ils font ce choix adultes, c'est leur problème après tout.
Beaucoup de gens ont peur de ce qui ne leur ressemble pas. Ils ont même parfois l'impression que ça remet en cause leur mode de vie ou leurs croyances. Alors ils sont dans le rejet de l'autre, et non dans l'amour de l'autre.
clovis a écrit :Encore une fois il faut distinguer entre nos semblables que nous devons aimer comme nous-mêmes et leurs choix de vie qui peuvent être bons ou mauvais. Cela n'a rien à voir avec la peur en fait.
Mais ce n'est pas à nous de déterminer pour eux, ce qui est bon ou mauvais. Ce n'est pas à nous de décider quels sont les bons choix de vie pour eux.
Dans la vie, ou on fait ses propres choix, ou on fait les choix des autres.
Mais comme nous sommes bienveillant avec les autres, on a tendance à leur indiquer les meilleurs choix pour eux (selon nous). Il faut juste ne pas confondre le conseil bienveillant avec l'accusation à valeur morale.
clovis a écrit :Il ne s'agit pas de juger les gens mais de de définir ce qui est bien ou mal et de se tenir à ses valeurs. Pourquoi devrais-je être obligé d'affirmer hypocritement comme un bien quelque chose que je considère comme étant mal. Dois-je laisser le monde dicter ma conscience ?
Non ! Chacun est libre d'avoir ses propres valeurs et de déterminer par lui même ce qui est bien ou mal. Mais, il y a encore mieux, puisqu'il y a ceux qui sont capables de ne plus raisonner en terme de bien et de mal.
La question est donc : pourquoi raisonner en terme de bien et de mal ? Qu'est ce que ça apporte ? Pour moi, la liberté, c'est de ne plus raisonner en terme de bien et de mal, et donc, de quitter ce raisonnement purement matériel pour un autre plus spirituel. Il n'y a donc plus ni bien, ni mal, mais il y a ce qui sert et ce qui ne sert pas à la réalisation de soi.
clovis a écrit :Qui parle de jugement à part vous ? La peur, toujours la peur. Qu'est-ce qui vous a tant fait peur dans votre expérience personnelle que vos rameniez tout à la peur ?
Parce que je suis suffisamment éveillé pour comprendre qu'il n'y a que deux forces qui s'opposent dans ce monde : l'amour et la peur. Dans toute relation humaine, on retrouve ces deux forces. Frustration, déception, colère, jalousie, repli sur soi, manque de confiance en soi, tout cela découle de la peur. Joie, paix, bonheur, bonté, générosité, liberté, tout cela découle de l'amour.