Ok, excuses-moi, je ne pensais pas que c'était si spécifique.patbow a écrit :Je n'ai jamais dit ça. Mon scepticisme et propre à cette situation précise.
Je commence à comprendre.patbow a écrit :Je m'explique :
Je considère le cas suivant : Je me balade au bord d'une piscine et j'aperçois un enfant flottant à la surface de l'eau. Sans me demander depuis combien de temps il est dans cet état, je cours immédiatement à son secours et j'essaye de le réanimer par tous les moyens. S'il s'en sort avec de très graves séquelles qui lui causeront de lourds handicapes à vie, je ne m'en sentirais pas coupable. Ses parents ne porteront pas plainte contre moi pour secourisme acharné. Et je ne dirais pas que si Dieu existais il aurait dû me permettre de lui sauver la vie un peu plus tôt (ce serait stupide).
Si ta dernière phrase est vraie, c'est franchement horrible...patbow a écrit :Le cas présent est différent. La preuve : L'équipe qui a sauvé la vie à cet enfant a bel et bien été condamnée.
Si Dieu voulait faire de cet enfant un handicapé à vie, il serait, tout simplement, né handicapé, comme c'est le cas de plusieurs milliers d'enfant à travers le monde. Là, il n'y avait aucun problème jusqu'au moment de la naissance. Un rythme cardiaque irrégulier ayant causé l'arrêt du cœur. Aucune malformation cardiaque, ni aucun autre problème relevé pendant la grossesse. C'est comme si Dieu avait prévu que cet enfant naisse handicapé, mais qu'il avait oublié de faire le nécessaire avant. Alors il s’est mis à improviser au moment de la naissance.
Je pense que surtout, c'est si la société était croyante, elle l'aurait comprise ainsi. Si l'équipe de réanimation était croyante et pas les juges, ces derniers auraient quand même condamné l'hôpital en rétorquant que leur croyance ne justifiait pas cet acharnement. Mais je m'écarte du sujet.patbow a écrit :Si l’équipe de réanimation était composée de croyants, alors, ils ne doivent pas être condamnés. Si l'enfant à survécu, c'est que Dieu voulait qu'il survive. Et dans ce cas, ils ont bien fait de poursuivre les tentatives des réanimations. Après, le fait qu'il vive handicapé, ça relève de la volonté divine. Les médecins n’y sont pour rien.
Au final, je comprends quand même mieux ce que tu voulais dire.