samra a écrit :force du mal ,tactique maléfique ? Jibril, Jabar-il( Gabri-el ) ,Jabar =celui qui domine, celui qui contraint celui qui est Puissant , grandiose , il = el = Allah =Dieu !
j'aimerais connaître votre histoire

Je l'ai écrite ailleurs: "... Le problème majeur pour les musulmans, c'est que les chrétiens avaient déjà été avertis du danger des anges déchus, et de leur goût pour le mensonge... Que cet ange s'affuble du nom de Gabriel/Djibril n'est qu'un exemple parmi d'autres dans l'Histoire...
Dès l'annonce de l'Evangile sur terre, des anges se sont penchés sur ce phénomène, car le désir de s'approprier ce message, de le posséder pour leur propre profit, les tourmentait: "... Il leur fut révélé que ce n'était pas [le salut du Christ] pour eux-même [au temps des prophètes], mais pour vous, qu'ils administraient ce message, que maintenant vous annoncent ceux qui vous prêchent l'Evangile, dans l'Esprit Saint envoyé du ciel, et sur lequel les anges se penchent avec convoitise ..." (1 Pierre 1 v12).
Les anges, comme toute créature, sont créés libres... Dieu lui-même sait raison garder face à eux, ce qui explique peut-être aussi pourquoi Le choix de l'incarnation de Sa Parole était de toute éternité prévu pour le salut des ses créatures à venir, plutôt que de laisser la délivrance de l'Evangile à une de ses créatures, fut-ce un ange: "... Un mortel est-il juste devant Dieu, en face de son Auteur, un homme serait-il pur?
A ses serviteurs mêmes, Dieu ne fait pas confiance, et il convainc ses anges d'égarement ..." (Job 4 v17-18, avertissement que l'on retrouve en Job 15 v15)... Comment être plus sage que Dieu à cet endroit?
Dès lors, les chrétiens, en tant qu'enfants de Dieu, nés de nouveau par grâce du Saint Esprit, ont pouvoir sur ces anges rebelles, non seulement de leur vivant sur terre, mais aussi pour le temps du Jugement Dernier: "... Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? A plus forte raison les choses de cette vie ..." (1 Cor 6 v3). Ce jugement sera en fonction de leur adhésion au message évangélique, ce qui permet de reconnaître l'ange de Dieu de celui qui ne l'est pas: "... si nous-même,
si un ange venu du ciel vous annonçait
un évangile différent de celui que nous avons prêché, qu'il soit anathème ..." (Galates, 1 v8)...
Celui qui annonce un évangile différent, fut-ce un ange, porte la marque de l'ennemi de Dieu, l'Adversaire qui cherche à combler son goût du pouvoir et de la prétention: "... ces gens-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, qui se déguisent en apôtres du Christ. Et rien d'étonnant: Satan lui-même se déguise bien en ange de lumière ..." (2 Cor 11 v13-14). Remarquons d'emblée qu'une nuit de l'an 611, l'ange "Gabriel" du Coran apparaissait éclatant, enveloppé dans un nuage de lumière à Muhammad, avec un message allant à l'encontre du message évangélique... En ne se fiant qu'à l'Ecriture, le chrétien a donc déjà de quoi se méfier de cette entité qui revendique un nom théophore (un nom portant le nom de Dieu: GabriEL), et qui en même temps veut séduire en rejettant l'incarnation du Verbe en Jésus, se faisant par là Antichrist: "... Car de nombreux séducteurs se sont répandus dans le monde: ils ne professent pas la foi à la venue de Jésus Christ dans la chair. Le voilà, le séducteur et l'antichrist! ..." (2 Jean v7)
Si à partir de là on prend en compte ce que nous témoigne la Tradition au sujet de ce "Gabriel", nous ne sommes pas non plus en manque d'informations! la Tradition d'avant l'Islam était déjà illustrée par au moins deux tentatives du Malin de se faire passer pour l'ange Gabriel: d'une part devant une sainte d'Asie Mineure (je ne suis plus sûr du prénom, Sainte Julie
a priori)... Et d'autre part devant au moins un Père du désert, témoignage que l'on trouve dans les apophtègmes collectés depuis le milieu du 3e siècle jusqu'à la fin du 6e/début du 7e siècle, à l'époque où l'Islam ne s'était pas encore manifesté! Impossible d'accuser quelqu'un d'avoir traficoter les textes même aux débuts de l'islam, car avant même que les armées musulmanes se lancent à la conquête du monde, les traductions de ces apophtegmes existaient déjà en latin, en Occident! Et cela de par la volonté de Dieu, bien sûr...
Ce fameux apophtegme se trouve dans le chapitre "De l'humilité". "... Le diable, tranformé en ange de lumière, apparut à un frère:
'Je suis l'ange Gabriel, lui dit-il, et je suis envoyé vers toi'. Le frère lui répondit: 'Es-tu bien sûr de n'avoir pas été envoyé à quelqu'un d'autre? Car moi, je ne suis pas digne de recevoir la visite d'un ange'. Le démon disparu aussitôt ..." Et d'ailleurs je te signale que s'il affectionne cet aspect d'ange de lumière, c'est parce que les ténèbres révèle sa nature maléfique; il lui faut donc prendre cet aspect pour essayer de berner ceux qui sont nés de nouveau en Christ: "... C'est ainsi que le Fourbe agit envers moi; puisque je l'avais reconnu comme ténèbres. Il revêtit une belle peau et s'approcha de moi, pareil à la lumière ..." (Saint Grégoire le Théologien, "Sur ses épreuves", 59-60). Oui, le camouflage est une spécialité de Satan et de ses acolytes: "... Le Mauvais peut faire du bien à quelqu'un pour le tromper, mais tout ce que fait le Diable pour tromper l'homme apparaît, si on l'examine avec soin, comme un camouflage ..." (Saint Barsanuphe de Gaza, "Correspondance", 405, 5e/début 6e siècles)...
Aussi, avant même que Muhammad se manifeste avec son fameux "Gabriel", des exemples de faux prophètes manipulés par des entités maléfiques avaient été déjà signalés aux chrétiens. Je te cite ces paroles d'un chrétien nord-africain: "... Il existe des esprits impurs, errants, déchus de leur céleste vigueur sous le poids des souillures et des passions terrestres. Ainsi depuis que ces esprits alourdis et imprégnés par les vices ont perdu la pureté de leur substance,
ils cherchent sans cesse à se consoler de leur malheur et, perdus eux-mêmes, à perdre les autres; pervertis, à répandre leur erreur perverse; détachés de Dieu, à séparer de lui les autres en introduisant de faux cultes.
Ces esprits ne sont autres que les démons [...] De là également ces furieux qu'on voit s'élancer dans les rues:
prophètes eux aussi en dehors des temples, ils se livrent aux mêmes extravagances, aux mêmes déchaînements, aux mêmes tournoiements;
c'est un démon qui les excite de la même façon que les autres, mais leur fureur se manifeste d'une façon différente ..." (Minucius Felix, "Octavius", première moitié du 3e siècle"

).
De faux prophètes du même genre, manipulés par des entités malfaisantes, Saint Martin en rencontre également dans les villes de Trèves et de Paris entre la fin 385 et l'automne 386. C'est ce qu'on peut lire dans sa "Vie de Saint Martin", écrite par Saint Sulpice-Sévère vers 397. On peut y lire par exemple (18,1) qu'un possédé (par pas moins de dix démons) se mit à déclamer une migration et une invasion barbares. Saint Athanase d'Alexandrie (298-373) avertissait déjà: "...
Les démons donnent l'illusion de prophétiser et de prédire ce qui arrivera plus tard ..." ("Vie d'Antoine", 23,5). Les entités maléfiques ne sont d'ailleurs pas à une ruse près: le diable s'est manifesté à Saint Martin parfois sous les traits de Jupiter, la plupart du temps en Mercure, souvent même en Vénus et en Minerve. Vouloir se montrer en position de force, et obliger à croire en lui sans esprit critique, voilà le credo du démon. Et en dehors de Gabriel, au cours de l'Histoire, il a eu autant de désinvolture d'apparaître sous les traits d'évêques, de saints voire du Christ même! Rien d'étonnant: "... Il ne s'est pas tenu dans la vérité, parce qu'il n'y a pas en lui de vérité. Lorsqu'il profère le mensonge, il puise dans son propre bien, parcequ'il est menteur et père du mensonge ..." (Jean 8v44).
Le premier mensonge de ce "Gabriel", c'est avant tout faire illusion pour prendre définitivement l'ascendant sur Muhammad, et en faire son jouet: "... Le démon qui touche ainsi le cerveau [par de fausses représentations] tourne la lumière de l'esprit comme il veut et excite les illusions. Il oriente l'esprit à de subtiles et savantes considérations, en vue de se former une connaissance substantielle de la divinité [et ne pas avoir foi en la Trinité] [...]
alors il regarde comme
divine cette révélation que le
démon opère en lui ..." Évagre le Pontique (346-399), "Traité de la prière", 73. Ailleurs il a bien précisé dans cette lignée: "...
Prends garde aux visions trompeuses des méchants démons ..." (
Ibid, 94). Il va de soi de ne pas prendre en considération les anges en tant que tels, même s'ils apparaissaient, surtout dans des contextes où ils ne sont pas nécessaires: "... Un autre ami de Dieu assidu à l'oraison marchait dans le désert. Deux anges survinrent qui se plaçant à ses côtés faisaient route avec lui. Mais il ne fit aucune attention à eux, afin de ne pas perdre le bien suprême. Il se souvenait du mot de l'Apôtre: ni les anges, ni les principautés, ni les puissances ne pourront nous séparer de la charité du Christ [Romains 8v38] ..." (
Ibid, 112).
Les Pères nous ont enseigné, de par ces connaissances acquises sur le Mal, et ce bien avant que l'islam apparaisse, que considérer que Dieu préfère un ange à un homme pour faire que sa parole soit toute entière transmise, c'est non seulement maltraiter l'amour parfait et entier de Dieu pour l'homme en tant que tel, mais aussi ne pas considérer vraiment les hommes en tant qu'Image de Dieu. A nouveau je te cite un chrétien nord-africain: "... Et tout cela pouvait certes se faire par l'intermédiaire d'un ange, mais la condition humaine aurait été humiliée si Dieu avait paru refuser que sa Parole fût délivrée à des hommes par des hommes. Quelle vérité pourrait-il y avoir dans cette parole: 'Il est saint, le temple de Dieu, que vous êtes' [1 Cor. 3v17], si Dieu ne donnait pas ses réponses depuis le temple humain, et si, tout ce qu'il voulait donner à apprendre aux hommes, il le faisait entendre depuis le ciel et par l'intermédiaire des anges? La charité elle-même, ensuite, qui lie les hommes les uns aux autres du noeud de l'unité, n'aurait pas le moyen de retourner et pour ainsi dire de fondre ensemble les esprits, si les hommes n'apprenaient rien par les hommes ..." (Saint Augustin, "Philosophie, catéchèse, polémique", Oeuvres, III, 'Enseigner le christianisme', Prologue, 6).
Pour finir, Saint Anastase le Sinaïte, moine de la seconde moitié du 7e siècle, rapporte aussi qu'à l'occasion de sa confrontation avec une possédée, les démons affirment trouver leur compte avec l'Islam, et s'en accomodent fort bien. Celle-ci se voit interrogée, et l'on demande alors aux démons qui l'habitent: "Quelle foi préférez-vous parmi toutes celles qu'il y a dans le monde aujourd'hui?". Ils répondirent celle de "... ceux qui ne confessent pas que le fils de Marie soit Dieu ou Fils de Dieu ..." (
a priori une scholie de l'"Hodegos", connu aussi sous le titre des "24 chapitres du Guide".) Là est l'aveu antichrist des démons...
Pour conclure, vu que j'évoque ici le cas d'une possédée, rappellons le contraste entre les apparitions plutôt pénibles, physiquement et spirituellement, de "Gabriel" avec Muhammad, alors que l'apparition de Gabriel à Marie était toute de douceur... Ces apparitions tourmentées de Muhammad, osons les mettre en parallèle avec ces paroles de la femme cananéenne s'adressant à Jésus: "... Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David: ma fille est fort malmenée par un démon ..." (Matthieu 15 v22)... Rien à voir avec l'ange Gabriel, qui se dévoile dans la plénitude et la puissance de l'amour de Dieu... Malheureusement, Muhammad connaissait fort mal Jésus et son Evangile, et il ne pouvait pas vraiment se défendre contre les manipulations mentales de cette entité contre lui ..."
"... La sanctification et la déification des anges et des hommes, c'est la connaissance de la Trinité sainte et consubstantielle ..." (Saint Thalassius l'Africain, "Première Centurie", 100)