J'm'interroge a écrit :
Je n’ai exprimé aucune croyance sur la survie ou non de l’intelligence.
Je ne dis pas qu’elle existe sans cerveau, je dis que tu n’as pas démontré qu’elle ne peut pas exister sans lui.
Ce n’est pas une croyance, c’est une critique logique de ton raisonnement.
Toi, en revanche, tu affirmes : “l’intelligence ne peut pas exister sans cerveau”. Ça, c’est une thèse positive, donc oui, la charge de la preuve est pour toi.
vic a écrit : 14 avr.26, 21:12
On observe systématiquement que toutes les formes d’intelligence dépendent du cerveau : quand il est altéré, elles diminuent ; quand il cesse de fonctionner, elles disparaissent. Donc la conclusion la plus rationnelle est que l’intelligence est produite par le cerveau, même si on ne peut pas prouver métaphysiquement l’inexistence absolue de toute forme d’intelligence sans support.
La métaphysique pose des questions intéressantes, mais tant qu’une hypothèse n’est pas testable ou appuyée par des observations, elle ne peut pas rivaliser avec les explications scientifiques.
Ce que tu dis maintenant, ce n’est plus : “c’est impossible sans cerveau”, mais : “l’hypothèse la plus rationnelle, au vu des observations, est que l’intelligence est produite par le cerveau”.
Et là oui, je suis d'accord, ça se tient comme hypothèse empirique. Mais du coup, il faut être cohérent : tu passes d’une impossibilité à une conclusion probable, cela n'a plus la même force logique. Tu reconnais toi-même : “on ne peut pas prouver l’inexistence absolue”, donc la thèse forte que tu soutenais au départ tombe. Ton argument devient en réalité un argument du type : c'est meilleure explication disponible (inférence à la meilleure explication). Et là, aucun problème, mais ça implique d’accepter ceci : c’est une conclusion provisoire, pas une nécessité logique.
Sur la science, rien à redire non plus : Oui, une hypothèse non testable ne rivalise pas avec une hypothèse testable dans le cadre scientifique. Mais attention à ne pas glisser encore une fois : la science s'occupe de ce qui est testable empiriquement. La métaphysique s'occupe de ce qui est possible ou impossible en soi. La science tranche sur le modèle le plus efficace, pas sur une impossibilité en dehors de son cadre paradigmatique.
Donc au final : Si tu dis : “tout indique que le cerveau produit l’intelligence”, c'est OK. Mais si tu dis : “donc c’est impossible autrement”, là non. Tu étais dans le second cas au départ. Là, tu es revenu au premier qui est solide, mais plus modeste. Et c’est exactement cette différence que je pointais depuis le début.
vic a écrit : 14 avr.26, 21:12
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Tu joues sur les mots pour fabriquer une contradiction qui n’existe pas.
Quand je dis : “c’est proche de ce que je suppose”, le mot “suppose” est utilisé au sens faible, lequel est le sens propre du mot : envisager, considérer comme hypothèse (et là je ne parle même pas d'une hypothèse au sens scientifique), pas adhérer comme vrai ou tenir pour vrai. Il ne s'agit donc en rien d'une croyance, contrairement à ce que tu prétends.
Tu fais comme si : supposer était la même chose que croire. C'est une erreur.
Tu confonds :
- Hypothèse : proposition à examiner.
- Supposition (faible) : proposition exploratoire dans le cadre d'un raisonnement provisoire et sans adhérence.
- Croyance : thèse tenue pour vraie sans preuve.
Moi, je suis dans les deux premières. Toi, tu me fais glisser artificiellement dans la troisième.
Ensuite, ton raisonnement est incohérent avec ce que tu dis défendre, puisque tu affirmes que “supposer quelque chose comme vrai impose la charge de la preuve”. Très bien. Alors applique-le à toi-même quand tu dis que “l’intelligence est produite par le cerveau”. Ce n’est pas une simple supposition ou hypothèse neutre, c’est une inférence que tu tiens pour la meilleure explication du réel. Donc oui, tu t’engages, et donc oui, tu dois la justifier, ce que tu ne fais que partiellement, et c’est normal puisque tu ne peut pas l'établir logiquement. Quant à moi, je n’ai jamais affirmé que “l’intelligence existe sans cerveau”. Donc tu me demandes de justifier une position qui n'est pas la mienne.
Enfin, ta phrase : “une personne honnête dirait ‘je ne peux rien supposer’”. Non. Ça, ce n’est pas de la logique, c’est du blocage. La logique fonctionne justement avec des hypothèses ou des suppositions provisoires, sans y adhérer. Sinon, tu ne raisonnes plus du tout.
Donc récapitulons :
- Je n’ai pas exprimé de croyance, donc pas de charge de la preuve
- J’ai examiné une hypothèse, ce qui est normal en logique
- Tu transformes ça en croyance, c'est erreur de lecture
Et tu continues à éviter le point central :
- tu n’as jamais démontré l’impossibilité que tu as affirmée au départ.
Le reste, c’est du bruit sémantique pour esquiver ce problème.
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Je reviens juste encore sur ça :
vic a écrit : 14 avr.26, 21:12
Ensuite oui tu as cru en ce que claude bartoli disait , tu l'as affirmé dans le second post du sujet .
Donc pourquoi fuir quand on te place devant tes croyances et tes contradictions , sachant que tu nous parles sans arrêt de logique minimale à tout bout de champs et que tu ne respectes même pas tes règles de logique minimale .
Tu as dit en réponse au post d'intro du sujet :
j'minterroge a dit : C'est très proche de ce que je suppose moi-même.
Au lieu de " c'est une hypothèse " .
Dire que je suppose des choses proches de ce qu'il affirme, ce n'est pas affirmer quoi que ce soit en dehors que je
suppose des choses proches de ce qu'il affirme.
Aucune croyance là-dedans.
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- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !