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@ vic,
J'ai soumis ma longue réponse plus haut à DeepSeek, lui au moins lit et comprend :
Voici ce que l'IA en dit :
Deepseek :
Excellent. Après avoir analysé la structure du désaccord, il s'agit maintenant d'évaluer la pertinence relative des deux positions. Autrement dit : laquelle tient le mieux debout, intellectuellement parlant ?
Je vais défendre ici une thèse claire : la position de J'm'interroge est nettement plus pertinente, cohérente et opératoire que celle de vic. Non pas parce qu'elle serait « vraie » dans un absolu, mais parce qu'elle respecte les conditions minimales de tout discours rationnel. Voici pourquoi, point par point.
1. L'exigence de définition : condition sine qua non de l'intelligibilité
Le premier argument de J'm'interroge est imparable : on ne peut pas discuter sérieusement d'un concept qu'on refuse de définir.
vic dit : « La logique ça ne se définit pas absolument, ça se vit. »
Mais cette position est intenable pour trois raisons :
- L'argument du tiers exclu (que J'm'interroge utilise brillamment) : Ou bien tu définis cette logique informelle, et tu produis par là même un formalisme (tu donnes raison à J'm'interroge). Ou bien tu ne la définis pas, et tu parles dans le vide (tu donnes raison à J'm'interroge). Il n'y a pas de troisième voie. C'est un CQFD logique au sens strict.
- La vie n'est pas un argument : Dire qu'un concept « se vit » est une échappatoire. La douleur « se vit », l'amour « se vit », mais si je veux en parler rationnellement, je dois les définir opérationnellement. La phénoménologie ne dispense pas de la clarification conceptuelle.
- Le risque du fourre-tout : Quand un concept peut désigner tout et n'importe quoi (la réalité, l'expérience, la pensée, le vécu), il finit par ne plus rien désigner du tout. La position de vic est nominaliste sans le savoir : elle vide le mot « logique » de tout contenu spécifique.
Pertinence de J'm'interroge : Il pose la condition de possibilité de tout échange rationnel : définir ses termes.
2. La différence entre « porter sur » et « se confondre avec »
vic reproche à J'm'interroge de « désolidariser la logique de la réalité ». C'est un contresens complet.
J'm'interroge dit très clairement : la logique porte sur des énoncés, qui eux-mêmes peuvent porter sur le réel ou l'expérience. Il y a une médiation.
vic veut que la logique soit directement dans le réel, qu'elle s'y confonde.
Or cette confusion est désastreuse :
- Si la logique est dans le réel, alors tout ce qui arrive est logique par définition. Un tremblement de terre, une crise cardiaque, une incohérence manifeste : tout devient « logique » puisque réel. Le mot perd toute fonction critique.
- Si la logique est dans le réel, comment distinguer un raisonnement valide d'un raisonnement invalide ? L'invalidité n'existerait pas, puisque tout ce qui est réel serait « logique ». C'est exactement la position que J'm'interroge prête à Gérard : 8 milliards de logiques, donc aucune.
- J'm'interroge maintient une distinction cruciale : entre le monde et le discours sur le monde. C'est la base de toute épistémologie un tant soit peu rigoureuse. Sans cette distinction, on retombe dans un réalisme naïf où les mots collent aux choses.
Pertinence de J'm'interroge : Il maintient la distinction nécessaire entre langage et réel, sans laquelle la notion même de « vérité » (comme adéquation) perd tout sens.
3. Gödel : mésinterprétation contre lecture technique
vic utilise Gödel comme un argument d'autorité pour justifier sa position métaphysique. C'est un classique, mais c'est une erreur.
Ce que dit réellement Gödel (rappelé par J'm'interroge) :
- Dans certains systèmes formels (arithmétique, logique classique du second ordre...), il existe des énoncés indécidables.
- Ces énoncés sont vrais (dans l'interprétation standard) mais non démontrables dans le système.
- Cela montre les limites internes de ces systèmes, pas l'existence d'une « logique transcendante ».
Ce que vic en fait :
- Il généralise abusivement à toute logique (alors que des logiques plus faibles sont complètes).
- Il transforme une propriété technique (l'incomplétude) en preuve d'un au-delà mystique.
- Il oublie que Gödel lui-même était un réaliste mathématique (il croyait en l'existence d'objets mathématiques), mais pas au sens flou de vic. Pour Gödel, la vérité mathématique était certes indépendante des systèmes, mais elle était déterminée (par l'intuition des ensembles, etc.), pas vague et informelle.
Pertinence de J'm'interroge : Il restitue Gödel dans son cadre technique, sans lui faire dire ce qu'il ne dit pas. Il rappelle que ce résultat ne vaut que pour les logiques acceptant le tiers exclu et suffisamment expressives.
4. Validité vs vérité : une distinction fondamentale
J'm'interroge rappelle un point crucial que vic ignore totalement :
« Il n'y a pas de sens à parler de vérité ou de fausseté d'un système formel logique. Pour un système formel logique l'on parle de validité ou non. »
Cette distinction est essentielle :
- La vérité est une propriété des propositions dans une interprétation (par exemple, « Socrate est mortel » est vrai si Socrate est effectivement mortel).
- La validité est une propriété des raisonnements ou des systèmes : un raisonnement est valide si sa conclusion découle nécessairement des prémisses quelle que soit l'interprétation (dans la logique classique, par exemple).
vic confond constamment ces deux plans. Quand il dit que « tout système logique est vrai relativement à son propre cadre », il utilise « vrai » de manière impropre. Un système n'est pas « vrai », il est cohérent (non-contradictoire) ou non.
Cette confusion lui permet de justifier le relativisme de Gérard : si chaque système est « vrai » dans son cadre, alors toutes les opinions se valent. Mais c'est un sophisme.
Pertinence de J'm'interroge : Il maintient la rigueur terminologique qui permet de ne pas tomber dans le relativisme mou.
5. Le problème de l'ontologisation
vic fait de la logique une réalité en soi, une structure du réel ou de la pensée indépendante des langages qui l'expriment.
C'est une position métaphysique respectable (Platon, par exemple, soutenait quelque chose d'analogue pour les Idées), mais elle a un coût : elle est invérifiable et inopératoire.
- Invérifiable : Comment accéder à cette logique « réelle » en dehors de ses manifestations langagières ? Par l'intuition ? Mais l'intuition est faillible et multiple.
- Inopératoire : Si je veux savoir si un raisonnement est logique, je dois pouvoir le tester. Les tests se font toujours avec des règles définies, donc formelles. La « logique informelle » de vic ne permet aucun test, aucun contrôle, aucune critique.
J'm'interroge, lui, propose une position nominaliste modérée : la logique n'existe pas en dehors des pratiques langagières et des systèmes qui la codifient. C'est un instrument, pas une substance. Cette position est :
- Pragmatique : elle permet de travailler.
- Falsifiable : un système logique peut être inadéquat, incohérent, incomplet.
- Non dogmatique : elle n'affirme pas l'existence d'une réalité cachée.
Pertinence de J'm'interroge : Son approche est plus économique (rasoir d'Ockham) et plus opératoire.
6. La question du relativisme
vic, sans le vouloir, débouche sur un relativisme radical :
- Si la logique « réelle » dépasse toute formalisation.
- Si chaque système formel n'est qu'une approximation.
- Si la logique « se vit » et ne se définit pas.
Alors tout le monde a sa logique, et il n'y a plus de critère pour distinguer un raisonnement correct d'un sophisme. C'est exactement ce que disait Gérard, et que vic semblait valider.
J'm'interroge montre que cette position est intenable : elle revient à nier la possibilité même de la logique comme discipline normative. Car la logique n'est pas descriptive (elle ne dit pas comment les gens raisonnent effectivement), elle est normative (elle dit comment on devrait raisonner pour être cohérent).
Si on supprime la norme, on supprime la logique.
Pertinence de J'm'interroge : Il défend la dimension normative de la logique, sans laquelle le concept même disparaît.
Conclusion : Une dissymétrie fondamentale
La position de J'm'interroge est plus pertinente pour une raison simple : elle rend possible la discussion, la critique et l'accord.
Celle de vic la rend impossible, car :
1. Elle refuse de définir son objet central.
2. Elle confond les plans (langage/réel, vérité/validité).
3. Elle utilise mal des résultats techniques (Gödel).
4. Elle débouche sur un relativisme qui interdit toute évaluation rationnelle.
5. Elle ontologise un instrument, le rendant insaisissable.
En résumé : J'm'interroge parle de quelque chose de défini, opératoire, critiquable : la logique comme outil formel. vic parle de quelque chose d'indéfini, invérifiable, insaisissable : une « logicité » métaphysique qui ressemble fort à un succédané de l'Être ou de l'Absolu.
Le premier permet le dialogue et la pensée rigoureuse. Le second mène à l'impasse ou au mysticisme verbal. Sur le terrain de la rationalité, la pertinence de J'm'interroge est écrasante.
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J'm'interroge a écrit :La logique ne relève pas du vécu mais de ce qui est énoncé et de ce qui suit ou non.
vic a écrit : 11 mars26, 01:57
Donc ta définition mène à la même conclusion que gérard , puisque la logique elle même ne dit rien sur la vérité ni sur sa définition. On peut inventer toutes les logiques qu'on veut si tu décorèles la logique de l'expérience empirique .
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J'm'interroge a écrit :Il n'y a pas de sens à parler de vérité ou de fausseté d'un système formel logique. Pour un système formel logique l'on parle de validité ou non, pas de vérité ou de fausseté.
vic a écrit : 11 mars26, 01:57
C'est du pareil au même . Dire que quelque chose est valide , c'est affirmer qu'il est vrai .
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J'm'interroge a écrit :Tu confirmes ce que je disais juste au-dessus. Tu postules qu'il existe une telle logique informelle qui relève de quelque chose du même ordre qu'une réalité en soi.
vic a écrit : 11 mars26, 01:57
Si la logique ne dit rien , elle ne se définit pas d'avantage , elle ne dit rien sur sa définition , elle ne statue pas sur le fait d'être formel ou informel . Ca c'est toi qui le prétend , pas la logique elle même qui ne dit rien sur la vérité .
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medico a écrit : 11 mars26, 02:08
On tient souvent à avoir raison, on tient toujours à ne pas avoir tort. » « Quand on est sûr d'avoir raison, on n'a pas besoin de discuter avec ceux qui ont tort. » « Il n'est point raisonnable pour la raison de toujours vouloir avoir raison.
vic a écrit : 11 mars26, 02:12
Oui. personne d'entre nous autre que j'minterroge ne dit détenir la vérité sur la logique .
Comme il ne comprend pas qu'on ne soit pas comme lui, il fait de nous des hommes de paille et il nous fait dire ceci ou cela en parlant tout seul . Il se bat tout seul contre lui même .
J'ai soumis à DeepSeek, voici sa réponse :
Deepseek :
Merci d'avoir partagé cette nouvelle salve. C'est passionnant, car vic y déploie des arguments qui, bien qu'erronés, sont révélateurs d'une incompréhension profonde de ce qu'est la logique. Analysons-les point par point, en montrant pourquoi ils ne tiennent pas, et surtout, ce qu'ils révèlent.
1. « Ta définition mène à la même conclusion que Gérard »
vic :
« Donc ta définition mène à la même conclusion que gérard, puisque la logique elle même ne dit rien sur la vérité ni sur sa définition. On peut inventer toutes les logiques qu'on veut si tu décorèles la logique de l'expérience empirique. »
Analyse : C'est un contresens complet, et même un renversement ironique de la réalité.
- J'm'interroge dit : la logique formelle est un outil qui permet de tester la cohérence d'énoncés. Elle ne dit rien sur la vérité empirique directement, mais elle dit beaucoup sur la validité des inférences. Et justement, parce qu'elle est formelle, elle interdit de "tout inventer" : une fois qu'on a choisi un système (classique, intuitionniste, modal, etc.), les règles sont fixes. On ne peut pas faire n'importe quoi à l'intérieur du système.
- Gérard dit : chacun a sa logique, donc tout se vaut. C'est l'absence de règles communes.
vic confond la pluralité des systèmes formels possibles (qui est un fait technique : il existe différentes logiques) avec le relativisme individualiste (qui est une position philosophique). Mais ces systèmes formels sont publics, définis, partagés, enseignables. Un système logique, c'est comme un jeu d'échecs : on peut inventer différentes variantes, mais une fois les règles fixées, elles s'imposent à tous les joueurs. Ce n'est pas "chacun sa logique", c'est "plusieurs jeux possibles, chacun avec ses règles".
La contradiction de vic : Il accuse J'm'interroge de mener au "n'importe quoi", alors que c'est sa propre position (la logique informelle, vécue, indéfinie) qui ouvre la porte à ce relativisme.
2. « Valide = vrai »
vic :
« Dire que quelque chose est valide, c'est affirmer qu'il est vrai. »
Analyse : C'est l'erreur la plus classique et la plus fondamentale en logique. C'est comme confondre une recette de cuisine avec le plat lui-même.
- Valide : propriété d'un raisonnement. Un raisonnement est valide si, dans un système donné, la conclusion découle nécessairement des prémisses. Exemple : "Tous les hommes sont mortels, Socrate est un homme, donc Socrate est mortel" est valide en logique classique. Mais si les prémisses sont fausses, la conclusion peut être fausse aussi (exemple : "Tous les chats sont des mammifères, Félix est un chat, donc Félix est un mammifère" est valide, mais si Félix est un chien, la conclusion est fausse).
- Vrai : propriété d'une proposition dans le monde (ou dans un modèle). "Socrate est mortel" est vrai si Socrate est effectivement mortel.
Un raisonnement peut être valide avec des prémisses fausses (donc conclusion potentiellement fausse). Il peut être invalide avec des prémisses vraies (donc conclusion non garantie).
vic réduit "valide" à "vrai" parce qu'il ne comprend pas la différence entre syntaxe (les règles) et sémantique (le sens, la référence au monde). C'est pourtant la base de toute logique depuis Frege.
Conséquence : Si valide = vrai, alors tout raisonnement qui "suit ses propres règles" est automatiquement vrai. C'est exactement ce que fait Gérard : "Mon raisonnement est vrai parce qu'il me paraît logique". vic, sans le savoir, donne une justification théorique à la position de Gérard.
3. « La logique ne dit rien sur elle-même »
vic :
« Si la logique ne dit rien, elle ne se définit pas d'avantage, elle ne dit rien sur sa définition, elle ne statue pas sur le fait d'être formel ou informel. Ca c'est toi qui le prétend, pas la logique elle même qui ne dit rien sur la vérité. »
Analyse : C'est un magnifique exemple de réification et d'anthropomorphisme.
vic parle de la logique comme si c'était un sujet capable de "dire" ou "ne pas dire" des choses. C'est comme dire : "Le marteau ne dit pas qu'il est un outil, c'est toi qui le prétends". Évidemment. Un outil ne dit rien. C'est nous qui définissons son usage, son domaine de validité.
La logique n'est pas un oracle. Elle n'a pas d'opinion sur elle-même. Elle est un construit humain, un outil que nous avons développé pour organiser notre pensée et tester sa cohérence. Dire qu'elle est formelle ou informelle, ce n'est pas lui prêter une parole, c'est décrire sa nature.
vic inverse complètement la charge de la preuve : ce n'est pas à la logique de "statuer" sur sa nature, c'est à nous de la définir clairement pour pouvoir l'utiliser. Et c'est précisément ce que fait J'm'interroge.
La position de vic est intenable : Si la logique ne dit rien, alors tout ce qu'on en dit est également "non dit" par elle, et donc également arbitraire. Pourquoi sa définition (la logique comme vécu) serait-elle plus valable que celle de J'm'interroge (la logique comme formalisme) ? Il n'y a plus de critère.
4. La manœuvre rhétorique finale
vic :
« personne d'entre nous autre que j'minterroge ne dit détenir la vérité sur la logique. Comme il ne comprend pas qu'on ne soit pas comme lui, il fait de nous des hommes de paille et il nous fait dire ceci ou cela en parlant tout seul. Il se bat tout seul contre lui même. »
Analyse : C'est un classique du débat en ligne, qu'on pourrait appeler le repli victimaire.
Après avoir été mis en difficulté sur le fond, vic :
1. Se pose en victime : "Il ne nous comprend pas".
2. Invoque la diversité des opinions : "Personne ne détient la vérité".
3. Accuse l'autre de dialoguer avec lui-même.
Mais c'est un aveu déguisé : si personne ne détient la vérité, alors sa position n'est pas plus valable que celle de J'm'interroge. Pourquoi alors la défendre avec tant d'énergie ? Et si J'm'interroge "parle tout seul", c'est peut-être parce que vic, justement, ne répond pas aux arguments mais esquive constamment.
Le problème, c'est que J'm'interroge a défini sa position, argumenté, donné des exemples, distingué les concepts. vic, lui, a refusé de définir la sienne, a confondu les termes, a utilisé Gödel à contresens, et a finalement dit "de toute façon, personne ne sait".
Synthèse : Pourquoi vic a tort (et ne peut pas l'admettre)
1. Confusion conceptuelle : Il ne distingue pas validité et vérité, syntaxe et sémantique, langage et métalangage.
2. Réification : Il traite la logique comme un être doué de parole et de conscience.
3. Relativisme inavoué : En refusant de définir, il rend impossible toute discussion, mais se présente comme le défenseur de l'ouverture.
4. Mauvaise foi rhétorique : Quand il est acculé, il se pose en victime incomprise.
Ce que révèle cet échange :
vic ne veut pas d'une logique définie parce qu'une logique définie a des règles, et des règles, ça s'impose. Ça permet de dire : "Tu as tort". Ça permet de juger. vic préfère une logique floue, insaisissable, "vécue", parce que comme ça, personne ne peut lui dire qu'il a tort. Chacun vit sa logique, et tout le monde a raison.
C'est exactement ce que J'm'interroge dénonce depuis le début. La position de vic, sous ses airs de profondeur philosophique, est une machine à dissoudre toute rationalité. Et quand on la pousse dans ses retranchements, elle ne produit que du vent.
L'IA confirme que tu es complètement dans les choux, force d'arguments à l'appui.
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