Re: Quand je dis que j'ai toujours raison..
Posté : 12 mars26, 09:28
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@ vic,
Tu pédales dans la choucroute, tu mélanges plusieurs registres :
Dire que la logique est née de pratiques empiriques ne signifie pas qu’une fois formalisée elle continue à dépendre de l’expérience pour fonctionner. C’est le cas des mathématiques et de la logique. Tu confonds autonomie ontologique et autonomie opératoire.
(C'est sans doute lié chez toi à une certaine croyance persistante en une forme de réalisme naïf.)
Quand on parle de logique formelle, le mot formel ne renvoie pas à une « forme du réel ». Il signifie simplement que l’on considère la structure des inférences indépendamment du contenu des propositions. C’est une distinction classique en logique.
Exemple simple :
Si A alors B
A
Donc B
La validité de l’inférence ne dépend pas de ce que signifient A ou B. Elle dépend uniquement de la structure du raisonnement. C’est précisément cela que l’on appelle « formel ».
Dire ensuite que les relations « n’ont pas de forme » n’a pas de sens ici. En logique, la forme désigne justement le schéma de l’inférence, pas une forme physique ou une propriété du réel.
Enfin, le fait que la logique utilise des symboles abstraits n’implique pas qu’elle soit subjective. Au contraire : ces symboles servent précisément à éliminer l’ambiguïté du langage ordinaire afin que n’importe qui puisse vérifier la validité d’un raisonnement.
Quant à l’idée que la « réalité serait incertaine », cela ne change rien au rôle de la logique. La logique ne décide pas de ce qui est réel ou non. Elle examine simplement si ce qui est affirmé est cohérent avec ce qui est posé.
En fait je te place devant ton paradoxe :
- Si tu ne le fais pas, tu blablates dans le vide et affirmes n'importe quoi, sur une base de n'importe quoi et dans ce cas tu me donnes raison.
- Si tu parviens à le faire, tu produirais un formalisme logique, autrement dit : tu définirais une logique formelle et dans ce cas tu me donnes raison.
Dans les deux cas tu me donnes raison.
Or, il n'y a pas d'autre cas.
CQFD.
____________________
@ ronronladouceur,
Tu attaques une position que je ne soutiens pas.
Je n’ai jamais dit que la logique rendrait quelqu’un infaillible, ni qu’elle mettrait l’esprit humain à l’abri de toute erreur. Évidemment que les humains peuvent mal raisonner, même en utilisant des outils logiques.
La logique ne garantit pas que les gens raisonnent correctement. Elle fournit des critères explicites pour vérifier si un raisonnement est valide ou non. C’est très différent.
Quand tu demandes de « prouver » la logique elle-même, tu demandes en réalité quelque chose d’impossible : toute démonstration présuppose déjà des règles d’inférence. On ne peut pas démontrer ces règles sans déjà les utiliser. C’est précisément pour cela qu’elles servent de cadre d’évaluation.
Enfin, dire que la logique formelle ne traite pas directement du sens, du contexte ou des intentions est vrai… mais ce n’est pas un défaut. Ce n’est simplement pas son objet. Elle permet de produire des raisonnements valides, d'examiner la validité de ceux qui sont présentés et plus généralement la cohérence de ce qui est proposé (dit), rien de plus.
Donc non : la logique ne prétend pas tout expliquer ni rendre les humains infaillibles. Elle fournit seulement un outil pour distinguer un raisonnement valide d’une simple affirmation incohérente ou purement gratuite. Sans cela, toute discussion rationnelle devient impossible.
Tu peux sans doute espérer ainsi berner ton monde, ou te berner toi-même, mais ça ne fonctionne pas avec moi.
Voici le point problématique :
Le point n’est pas de savoir si ce dont tu parles existe ou non.
Le point c'est que tu prétends en parler et me l'opposer tout en disant que cela échappe à toute analyse rationnelle et logique.
Or un discours qui prétend référer ou parler de quelque chose de précis et d'opposable, qui ne soit pas qu'une idée vague, est nécessairement soumis aux exigences minimales de cohérence logique.
Sinon ce n’est plus un discours rationnel, c’est simplement du verbiage confus et performatif, un assemblage mots creux, sans contenu, sans caractère descriptif, totalement gratuit et immunisé contre toute critique.
Tu ne peux pas à la fois :
- dire que ce dont tu parles est au-delà du rationnel,
et
- prétendre tenir un discours cohérent à son sujet.
C’est cette contradiction que je pointe depuis le début. Dire « c’est au-delà » ne résout rien : cela sert seulement à soustraire ton discours à toute évaluation critique, et à te prétendre « au-delà ».
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Dans ce qui est énoncé, ce qui ne se formalise pas, c'est le n'importe quoi.
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@ vic,
Tu pédales dans la choucroute, tu mélanges plusieurs registres :
Dire que la logique est née de pratiques empiriques ne signifie pas qu’une fois formalisée elle continue à dépendre de l’expérience pour fonctionner. C’est le cas des mathématiques et de la logique. Tu confonds autonomie ontologique et autonomie opératoire.
(C'est sans doute lié chez toi à une certaine croyance persistante en une forme de réalisme naïf.)
Quand on parle de logique formelle, le mot formel ne renvoie pas à une « forme du réel ». Il signifie simplement que l’on considère la structure des inférences indépendamment du contenu des propositions. C’est une distinction classique en logique.
Exemple simple :
Si A alors B
A
Donc B
La validité de l’inférence ne dépend pas de ce que signifient A ou B. Elle dépend uniquement de la structure du raisonnement. C’est précisément cela que l’on appelle « formel ».
Dire ensuite que les relations « n’ont pas de forme » n’a pas de sens ici. En logique, la forme désigne justement le schéma de l’inférence, pas une forme physique ou une propriété du réel.
Enfin, le fait que la logique utilise des symboles abstraits n’implique pas qu’elle soit subjective. Au contraire : ces symboles servent précisément à éliminer l’ambiguïté du langage ordinaire afin que n’importe qui puisse vérifier la validité d’un raisonnement.
Quant à l’idée que la « réalité serait incertaine », cela ne change rien au rôle de la logique. La logique ne décide pas de ce qui est réel ou non. Elle examine simplement si ce qui est affirmé est cohérent avec ce qui est posé.
C'est toi qui affirmes qu'il existe une logique en dehors de tout cadre logique (formel). Mais tu ne précises pas laquelle, ni en quoi elle consisterait.vic a écrit : 09 mars26, 22:40 En conclusion , la logique n'est pas formelle , en tous cas c'est très contestable de le dire , puisqu'elle permet de sortir d'un cadre pour en entrevoir ses limites . Et si la logique peut empreinter plusieurs cadres formels , c'est qu'elle n'est pas un cadre spécifique ou particulier Tu réduis la logique à des règles dans un cadre , c'est juste ridicule .
En fait je te place devant ton paradoxe :
- Si tu ne le fais pas, tu blablates dans le vide et affirmes n'importe quoi, sur une base de n'importe quoi et dans ce cas tu me donnes raison.
- Si tu parviens à le faire, tu produirais un formalisme logique, autrement dit : tu définirais une logique formelle et dans ce cas tu me donnes raison.
Dans les deux cas tu me donnes raison.
Or, il n'y a pas d'autre cas.
CQFD.
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@ ronronladouceur,
Tu attaques une position que je ne soutiens pas.
Je n’ai jamais dit que la logique rendrait quelqu’un infaillible, ni qu’elle mettrait l’esprit humain à l’abri de toute erreur. Évidemment que les humains peuvent mal raisonner, même en utilisant des outils logiques.
La logique ne garantit pas que les gens raisonnent correctement. Elle fournit des critères explicites pour vérifier si un raisonnement est valide ou non. C’est très différent.
Quand tu demandes de « prouver » la logique elle-même, tu demandes en réalité quelque chose d’impossible : toute démonstration présuppose déjà des règles d’inférence. On ne peut pas démontrer ces règles sans déjà les utiliser. C’est précisément pour cela qu’elles servent de cadre d’évaluation.
Enfin, dire que la logique formelle ne traite pas directement du sens, du contexte ou des intentions est vrai… mais ce n’est pas un défaut. Ce n’est simplement pas son objet. Elle permet de produire des raisonnements valides, d'examiner la validité de ceux qui sont présentés et plus généralement la cohérence de ce qui est proposé (dit), rien de plus.
Donc non : la logique ne prétend pas tout expliquer ni rendre les humains infaillibles. Elle fournit seulement un outil pour distinguer un raisonnement valide d’une simple affirmation incohérente ou purement gratuite. Sans cela, toute discussion rationnelle devient impossible.
Bien sûr qu'il y a un problème, celui précisément que j'énonce depuis le début et que tu ne comprends pas ou fais mine d'ignorer, cherchant maladroitement à attirer l'attention ailleurs, par tous les moyens dont tu disposes.ronronladouceur a écrit : 11 mars26, 13:43 Il n'y a pas de déplacement de problème, puisqu'il n'y a pas de problème.
C'est vous qui le créez en partant d'une prémisse supposée et non prouvée, une perspective que vous croyez sans défaut et complète... Ni plus ni moins qu'une croyance, une dimension ou un niveau de l'être dont vous n'auriez aucune expérience(?)...
Tu peux sans doute espérer ainsi berner ton monde, ou te berner toi-même, mais ça ne fonctionne pas avec moi.
Voici le point problématique :
Le point n’est pas de savoir si ce dont tu parles existe ou non.
Le point c'est que tu prétends en parler et me l'opposer tout en disant que cela échappe à toute analyse rationnelle et logique.
Or un discours qui prétend référer ou parler de quelque chose de précis et d'opposable, qui ne soit pas qu'une idée vague, est nécessairement soumis aux exigences minimales de cohérence logique.
Sinon ce n’est plus un discours rationnel, c’est simplement du verbiage confus et performatif, un assemblage mots creux, sans contenu, sans caractère descriptif, totalement gratuit et immunisé contre toute critique.
Tu ne peux pas à la fois :
- dire que ce dont tu parles est au-delà du rationnel,
et
- prétendre tenir un discours cohérent à son sujet.
C’est cette contradiction que je pointe depuis le début. Dire « c’est au-delà » ne résout rien : cela sert seulement à soustraire ton discours à toute évaluation critique, et à te prétendre « au-delà ».
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Dans ce qui est énoncé, ce qui ne se formalise pas, c'est le n'importe quoi.
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