Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

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vic

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vic
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Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Ecrit le 01 juin26, 07:25

Message par vic »

a écrit :j'minterroge a dit : Tu qualifies cela de “croyance”, mais tu fais exactement l’inverse : tu adoptes une thèse générale sur la relation entre perception et concept, puis tu la présentes comme si elle était une évidence.
Non , je ne peux pas faire de thèse sur ça puisque je ne sais pas clairement les distinguer .
C'est toi qui fait une thèse sur la distinction .
A part jouer au dès pour trancher la question , je ne vois pas d'issu au problème autre que ne rien en penser de particulier .
a écrit :j'minterroge a dit : Dire “il est douteux qu’il existe quelque chose en dehors de la personne qui le conçoit” est déjà une position théorique sur le statut du donné et du sujet. Ce n’est pas une observation.
Je ne sais pas .
a écrit :J'minterroge a dit : Ce n’est donc pas un choix affectif contre une théorie, mais un refus d’ajouter des assertions non observables là où une description suffit.
C'est donc , un postulat , une pétition de principe que la réalité est observable .Conclusion : tu t'arranges avec la réalité en fonction de ce qui t'es le plus commode en confondant commodité et réalité objective .
Dans ta théorie , il y a tellement de postulats implicites de base que tu refuses de vérifier par accommodement ,tellement de pétitions de principes acceptés .
Ben si c'est un choix affectif .
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

J'm'interroge

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Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?

Ecrit le 01 juin26, 07:50

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 01 juin26, 07:25 Non , je ne peux pas faire de thèse sur ça puisque je ne sais pas clairement les distinguer .
C'est toi qui fait une thèse sur la distinction .
A part jouer au dès pour trancher la question , je ne vois pas d'issu au problème autre que ne rien en penser de particulier .
Ne pas parvenir à séparer conceptuellement deux aspects ne signifie pas qu’ils sont indifférenciés dans ce qui est vécu.

Dire “je ne sais pas les distinguer” décrit une difficulté de prise de recul, pas une propriété du phénomène lui-même.

De mon côté, je ne postule pas une séparation théorique. Je constate simplement que dans l’expérience, il y a reconnaissance, perception, jugement, mémoire, sans que cela se réduise à une masse indifférenciée.

Tu passes ensuite de cette difficulté de distinction à une conclusion générale : “on ne peut rien distinguer du tout, donc on ne pense rien de particulier”. C’est un saut supplémentaire, qui transforme une limite d’analyse en thèse sur le statut de toute expérience.

Enfin, dire “je ne vois pas d’issue autre que ne rien en penser” n’est pas une neutralité, c’est déjà une position : celle selon laquelle toute distinction serait arbitraire ou impossible.

Le désaccord n’est donc pas entre deux options symétriques, mais entre :
- reconnaître des différences dans le donné sans les absolutiser, sans les ontologiser et même sans les conceptualiser.
- ou dissoudre ces différences au motif qu’elles sont difficiles à isoler conceptuellement.

vic a écrit : 01 juin26, 07:25 C'est donc , un postulat , une pétition de principe que la réalité est observable .Conclusion : tu t'arranges avec la réalité en fonction de ce qui t'es le plus commode en confondant commodité et réalité objective .
Ce n’est pas un postulat, c’est exactement l’inverse : partir de ce qui est effectivement donné pour éviter d’ajouter des hypothèses sur ce qui ne l’est pas.

Dire qu’il y a de l'“observable” ne signifie pas : “la réalité est entièrement accessible”. D'ailleurs je n'observe rien de tel qu'une "accession" à quoi que ce soit. Cela signifie simplement qu’il y a des occurrences d’expérience qu’on peut décrire sans les transformer en théories supplémentaires.

Tu inverses la charge : tu appelles “commodité” ce qui est une restriction méthodologique, puis tu présentes l’abandon de cette restriction comme un accès plus “réaliste” à la réalité. Mais le concept de "réalisme" a déjà un pied dans la métaphysique.

Mais introduire une thèse générale du type “on ne peut rien distinguer de façon fiable” n’est pas moins une construction que de dire “il y a des distinctions dans l’expérience”. Mais ce que tu dis est théorique, alors que je parle d'observations. La différence, c’est que dans un cas on limite les inférences, dans l’autre tu ne te rends même plus compte que tu en fais.

Ce n’est donc pas un choix de confort, mais un choix de rigueur descriptive : ne pas ajouter plus que ce qui est effectivement constaté dans l’expérience, et reconnaître une théorie pour telle.


Ajouté 8 minutes 31 secondes après :

Tu théorises et tu parles de savoir tout en parlant de non savoir et en disant que tu ne sais pas, là où je parle d'expérience, d'observation et de connaissance empirique, sans défendre de thèse métaphysique ou ontologique.
.
1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.

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