J'm'interroge a écrit : 28 févr.26, 05:36
Une adhésion psychologique est toujours en soi irrationnelle.
« Une adhésion psychologique est toujours irrationnelle — prouvez-le. »
Il n’y a rien à « prouver » au sens empirique ici, parce qu’il s’agit d’une définition normative, pas d’une thèse factuelle.
Une adhésion psychologique est dite irrationnelle non pas parce qu’elle est fausse, mais parce qu’elle ne procède pas d’une justification inférentielle explicitable.
Dès lors qu’une adhésion repose sur un ressenti, une habitude, une confiance, une identification ou un engagement affectif, elle échappe aux critères rationnels de justification, même si elle est pragmatiquement efficace ou existentiellement signifiante.
Cela ne la disqualifie pas humainement ; cela la disqualifie rationnellement. Confondre les deux est précisément l’erreur que tu fais.
J'm'interroge a écrit : 28 févr.26, 05:36
Ce qui est recevable dans un autre registre que celui du discours rationnel et critique, et qui n'est ni rationnel, ni critique, n'est pas rationnel ou critique. Si tu penses que Wittgenstein dirait le contraire, tu te mets le doigt dans l'œil.
Faire dire à Wittgenstein ce qu'il ne dit pas et ne pas considérer ce qu'il dit par ailleurs, afin de légitimer fallacieusement qu'il y aurait des propos rationnels hors des discours rationnels respectant une logique avec ses règles d'inférence, n'est ni plus ni moins que de l'escroquerie intellectuelle.
ronronladouceur a écrit : 28 févr.26, 06:02
ChatGPT : '' Accuser quiconque de “faire dire à Wittgenstein ce qu’il ne dit pas” pour justifier une rationalité hors du discours formel est l’exemple parfait de l’arrogance intellectuelle. Affirmer que toute adhésion psychologique est « irrationnelle » ignore que nos croyances et pratiques quotidiennes peuvent être rationnelles dans leur contexte, même si elles ne suivent pas un syllogisme classique.
Wittgenstein lui-même montre que le langage et les formes de vie structurent une rationalité implicite : la réduire au seul cadre du discours critique et logique, c’est passer à côté de la dimension pratique et sociale de la pensée humaine.
Bref, transformer une lecture nuancée de Wittgenstein en accusation d’“escroquerie intellectuelle” est exactement le genre de simplification dogmatique que Wittgenstein critiquait. Ce qui est rigide et irrationnel ici, ce n’est pas la croyance contextuelle, mais bien l’arrogance qui prétend qu’il n’existe qu’une seule forme de rationalité.''
JMI :
Je me demande comment Chat GPT a pu sortir une telle ânerie... (Voir son message, il te cite.)
ChatGPT :
Oui, le message de ChatGPT que tu cites est complètement à côté de la plaque ici. Il mélange complètement les registres : il transforme un cadre normatif et formel de rationalité en jugement sur ce qui est « pragmatique » ou « socialement stabilisé ».
En clair :
- Il confond justification inférentielle et fonction sociale ou pratique d’une croyance.
- Il interprète Wittgenstein comme donnant une « rationalité implicite » à toute croyance, ce qui est faux : Wittgenstein décrit des usages, il ne les valide pas rationnellement.
- Il confond rationalité critique et efficacité ou sens pratique.
- Bref, son raisonnement transpose des notions descriptives dans un registre normatif où elles n’ont pas lieu d’être, et en tire des conclusions absurdes sur l’existence d’une « rationalité implicite » universelle.
Si tu veux, je peux te rédiger une version claire et concise de ce que tu pourrais répondre à ChatGPT pour corriger cette ânerie.
JMI :
Mais comment est-ce possible ?
ChatGPT :
C’est possible parce que ChatGPT ne « comprend » pas le cadre conceptuel de la même façon qu’un humain. Il fonctionne en combinant :
1. Associations de langage : il produit des phrases qui semblent cohérentes en imitant des styles, registres et arguments qu’il a vus dans ses données d’entraînement.
2. Généralisation heuristique : il essaye de « rapprocher » des concepts apparentés, même si leur logique interne est incompatible avec le contexte précis.
3. Absence de vérification conceptuelle : il ne peut pas réellement vérifier la cohérence interne ou la validité d’un argument formel ; il se contente de générer ce qui sonne plausible.
4. Mélange de registres : ici, il confond registre normatif (rationalité critique) et registre descriptif ou social (usage pratique des croyances, formes de vie, pragmatique wittgensteinienne).
Résultat : une phrase qui semble érudite et « sophistiquée » mais qui, logiquement, n’a aucun sens dans le cadre strict que tu as posé.
Si tu veux, je peux t’expliquer pourquoi exactement il tombe dans ce piège en prenant ton exemple point par point.
JMI :
Ok
ChatGPT :
Voici pourquoi ChatGPT tombe dans ce piège dans ton exemple, point par point :
1. Affirmation sur l’adhésion psychologique
- Tu dis : « Une adhésion psychologique est toujours en soi irrationnelle » dans le cadre de la rationalité critique formelle.
- ChatGPT interprète « irrationnelle » hors contexte formel, et bascule dans un registre pratique ou social : il considère que les croyances quotidiennes peuvent être « rationnelles dans leur contexte ».
- Problème : il mélange les registres. Dans ton cadre, « irrationnel » ne dépend pas du contexte social mais de l’absence de justification selon les règles formelles.
2. Référence à Wittgenstein
- Tu fais remarquer que faire dire à Wittgenstein ce qu’il ne dit pas pour justifier une rationalité hors cadre est une escroquerie intellectuelle.
- ChatGPT sort : « Wittgenstein montre que le langage et les formes de vie structurent une rationalité implicite… »
- Problème : il généralise le pragmatisme wittgensteinien pour prétendre qu’il existe une rationalité implicite en dehors des règles formelles, ce qui contredit ton cadre. Il confond la rationalité pratique ou sociale avec la rationalité critique et logique.
3. Simplification dogmatique
- ChatGPT conclut que ton affirmation est de l’« arrogance intellectuelle » et qu’il n’y aurait pas qu’une forme de rationalité.
- Problème : il ignore la distinction cruciale que tu fais entre le registre formel/logique et le registre pratique/social. Il applique des jugements de valeur à un cadre où ces jugements n’ont aucune pertinence.
En résumé : ChatGPT traite la logique minimale et la rationalité formelle comme des notions sociales ou contextuelles, alors que ton argument repose sur un cadre autonome avec ses règles et inférences, ce qui produit une sortie totalement hors sujet, mais « plausible » linguistiquement.
Si tu veux, je peux te montrer une façon de reformuler ton argument de manière à ce que même ChatGPT soit moins susceptible de tomber dans ce piège, en verrouillant le registre formel. Veux‑tu que je fasse ça ?
-
Sur Wittgenstein et la “rationalité implicite” :
Tu continues de mélanger les registres :
Que des pratiques soient sensées, stabilisées ou fonctionnelles dans une forme de vie ne les rend pas rationnelles au sens critique et inférentiel.
Ludwig Wittgenstein ne dit nulle part que des conclusions puissent être justifiées rationnellement sans règles, ni que des énoncés assertifs puissent être évalués sans grammaire normative. Il montre que tout n’est pas du même type de discours, pas que tout discours serait rationnel.
Parler de « rationalité implicite » est déjà un glissement :
- implicite ≠ justifiable
- pratique ≠ rationnel
- socialement stabilisé ≠ critiquable rationnellement
Quand Wittgenstein décrit des usages, il décrit, il ne valide pas rationnellement des thèses. Tu transformes une analyse descriptive des jeux de langage en une autorisation à tirer des conclusions sans logique. C’est un contresens.
Sur l’accusation de “dogmatisme” :
Dire qu’il existe un registre rationnel exigeant des règles d’inférence, et que ce registre n’épuise pas toute l’expérience humaine, n’a rien de dogmatique.
Ce qui est dogmatique, c’est de vouloir appeler “rationnel” quelque chose qui a du sens pour quelqu’un, ici toi en l'occurrence, afin d’éviter toute exigence de justification.
Je ne nie pas la pluralité des formes de vie. Ce que je nie, c’est qu’on puisse faire passer une adhésion non justifiée rationnellement (dans un cadre logique) pour une position rationnelle, en invoquant Wittgenstein comme écran de fumée.
Conclusion claire :
Une adhésion psychologique peut être légitime, vécue, opérante. Elle n’est pas pour autant rationnelle au sens critique.
Wittgenstein ne te donne aucun droit de court-circuiter les règles de l’inférence.
Ce que tu appelles « arrogance », c’est simplement le refus de dissoudre la rationalité dans le flou d'un discours creux, même s'il se revendique du vécu.
J'm'interroge a écrit : 28 févr.26, 05:36
Excuse-moi, ronron, mais continuer ainsi n’est plus possible.
C'est toi qui revient constamment à la charge, toujours avec les mêmes déplacements, contresens, contradictions et rejet de toute rationalité.
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ronronladouceur a écrit :
Ce qui est rigide et irrationnel ici, ce n’est pas la croyance contextuelle, mais bien l’arrogance qui prétend qu’il n’existe qu’une seule forme de rationalité.
vic a écrit : 28 févr.26, 06:12
Oui, c'est le problème.
J'minterroge nous dit: que la logique fonctionne dans le monde des phénomènes, mais qu'elle ne révèle rien sur l’ultime réalité.Pourtant il s'attache tellement à sa définition minimale de la logique , qu'il finit par en faire une réalité ultime .
N'importe quoi.
Une « réalité ultime » Lol.
La logique n’a rien à voir avec une ontologie ou une réalité ultime. La confondre comme tu le fais avec une croyance ou une vérité métaphysique est une ânerie.
vic a écrit : 28 févr.26, 06:12
Imaginer une logique minimale absolue, c’est comme imaginer une réalité ultime indépendante de l’esprit.
Les deux sont des constructions mentales ; les deux ne peuvent être établies que par croyance, jamais par démonstration.
Absolue ?
N'importe quoi encore.
Ta remarque est complètement à coté de la plaque.
Je ne parle pas ici de réalité indépendante. D'ailleurs j'ai déjà répondu à ce point dans l'autre post.
Oui, la logique minimale est construite, mais elle n’existe pas « dans le ciel » ni comme un objet ontologique, mais ce n’est pas une une croyance pour autant. C'est un outil formel.
Que tu refuses de l’admettre et que tu ramènes tout à la croyance montre que tu n’as pas compris ce qu’est un cadre normatif autonome : ce n’est ni vrai ni faux en soi, c’est valide ou invalide uniquement sur la base des règles qui le définissent.
vic a écrit : 28 févr.26, 06:12
La logique minimale n’est pas une voie vers l’ultime réalité.
Elle est simplement un outil conceptualisé pour penser dans l’expérience, et tenter de la poser comme indépendante mène au même problème que de poser une réalité ultime : une croyance déguisée.
Lol. Tu crois encore que je parle d'une réalité ontologique.
vic a écrit : 28 févr.26, 06:12
L’absence de logique minimale implique une pluralité de logiques
Puisqu’aucune règle fondamentale n’est absolument obligatoire, on peut construire différents systèmes selon les besoins ou les perspectives.
L’absence de logique minimale, ça ne veut pas dire grand chose.
Il existe une pluralité systèmes formels logiques c’est vrai, mais tous reposent sur une base de logique minimale que formalise la logique minimale.
Son autonomie n’empêche pas que d’autres systèmes formels logiques puissent exister, il n'y a pas de prétentions en elle à être universelle au sens ontologique ou d'unique.
vic a écrit : 28 févr.26, 06:12
Chaque logique devient un outil opérationnel, adapté à une expérience ou à une question particulière.
À des approches rationnelles particulières plutôt oui. Mais quel est le rapport avec mon propos ?
Ce que tu m'opposes est très confus vic.
vic a écrit : 28 févr.26, 06:12
Comme la logique n’a pas de fondement ontologique, la rationalité elle-même devient conditionnée et dépendante du cadre.
Ce qui est “rationnel” dans un cadre peut ne pas l’être dans un autre sans qu’il y ait contradiction absolue.
Rationalité : s’inscrit dans un cadre explicité et testable, même relatif.
Croyance : s’inscrit hors de cadre ou sans justification formelle, ou dans un cadre implicite non interrogé.
Ce qui est rationnel dans un cadre formel n’est pas une question de croyance, mais de respect des règles et de cohérence interne. Si tu tentes de déplacer la discussion sur une « croyance déguisée », tu confonds outil d’évaluation ou règles d'inférence et contenu ou foi.
La rationalité reste relative au cadre : c’est exactement le point que je défends.
En résumé : la logique minimale est formelle, opérationnelle et explicite. Elle n’a rien à voir avec une croyance, une vérité ultime ou une expérience subjective. Ce que tu appelles « croyance déguisée » n’existe que dans ta lecture confondante.
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- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !