Il n'y a pas de “logique informelle”.vic a écrit : 25 mars26, 07:35 Si tu affirmes que la logique ne permet pas d’évaluer les prémisses, tu te tends un piège : comment vérifies-tu alors la validité des règles et des prémisses qui définissent ton propre système logique ?
Cette évaluation ne peut pas se faire à l’intérieur du système formel lui-même, puisqu’il suppose déjà ces règles. Elle implique nécessairement un jugement externe sur la pertinence, la cohérence et l’usage autrement dit un raisonnement de type informel.
Autrement dit, même la logique formelle repose en amont sur une évaluation qui dépasse le formalisme strict.
Tu confonds justification des prémisses et validité des inférences.
La logique formelle ne “valide” pas ses prémisses, elle dit simplement : si elles sont admises, alors telles conclusions suivent ou non.
La question “pourquoi ces prémisses ?” relève de l’épistémologie, du contexte, de l’argumentation, pas de la logique elle-même.
Quand tu dis que seule la “logique informelle” peut les évaluer, tu dis simplement que ton critère devient le ce qu'il te paraît logique, puis tu en conclus que qu'il parait logique “fonde” la logique.
Non. Cette soi disant “logique” dont tu parles, intervient en amont, pas comme fondement logique.
Enfin, ton “piège” ne fonctionne pas : les règles logiques ne sont pas “validées” comme des conclusions de raisonnements le sont. Elles définissent un cadre de validité des raisonnements formels.
Tu confonds encore définir un système et justifier son usage.
Donc non : la logique formelle n’a pas besoin d’une “logique informelle” pour être logique.
Elle a besoin qu’on distingue clairement ce que tu continues de confondre.
(Voir la liste que j'ai établie plus haut.)
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