Histoire de la médecine musulmane
A l’heure des thérapies géniques, des greffes d’organes et du scanner qui représentent les points forts de la médecine, rare sont ceux qui connaissent le rôle jouer par les savants Musulmans dans l'histoire de la médecine.
La civilisation islamique appartient aux grandes civilisation et la médecine musulmane fait partie de ce patrimoine. La situation géographique de monde musulman entre le monde méditerranéen et l’Orient plus ou moins lointain , a favorisé le rayonnement de sa médecine grâce à la langue arabe , commune de l’Andalousie et à l’Asie Centrale.
Cette médecine s’inscrit dans une longue tradition scientifique qui remonte à la Grèce classique , à la Perse ancienne et à l’Inde sanscrite. Dès les origines , peut on rappeler que l’Islam et la science sont intimement liés. Le mot science est cité dans plus de 160 versets du Coran. Dans l’Islam, l’harmonie doit régner entre le savoir et la foi , les lumières et la religion .
Cela étant, on comprendra aisément les prémices qui ont incités l’Islam à déployer une curiosité et une ouverture scientifique sans précédent. Et pour ce qui est de la médecine , science des sciences, elle a occupé naturellement en terre d’Islam une place privilégiée au cours du Moyen Age.
L’essor du savoir à travers l’élaboration des traductions et la rédaction des traités originaux se place aux débuts de l’époque abbaside à Bagdad . Auparavant, c’est en Syrie centre du 1er empire Omeyyade que les musulmas se sont initiés aux disciplines scientifiques.
Le Calife Al Walid Ibn Abd Al Malik ( m. 715) a construit le 1er hôpital à Damas (Bimâristân). Un autre calife Omar Ibn Abd Al Aziz a fait transférer l’enseignement de la médecine d’Alexandrie à Antioche en 718 .
Le Calife Al Ma’mum qui régna de 813 à 833 est le modèle de ces princes croyants éclairés amis des Lettres et des Sciences. A son époque Bagdad était devenu le berceau de la Médecine Arabe . La Maison de la Sagesse " Bayt Al Hykma " abritait les savants les plus illustres, sans distinction ni de leur religion ou de leur race . Cette maison comptait les livres les plus recherchés.
A la fin du IX siècle , vont naître des pouvoirs régionaux autonomes, en Espagne, en Egypte et en Syrie , rivaux des califes abbasides, et de nouvelles capitales scientifiques apparurent à Cordoue (Andalousie) , Kairouan (Maghreb), Le Caire (Egypte) , Damas (Syrie) , et Shiraz (Iran).
L’essor de ces " métropoles régionales " a favorisé la diffusion géographique du savoir et entre autre du savoir médical. Parmi ceux qui influencèrent profondément le cours de la médecine arabe médiévale , voici quelques noms à retenir en priorité :
AL RAZI (Rhazes) , né en 865 , philosophe, mathématicien, astronome, alchimiste , et médecin à l’hôpital de Bagdad . Il rédigea 184 traités dont 61 relevant de la médecine . On lui doit une description détaillée de la variole , de la rougeole . . .
IBN SÎNA (Avicenne) m. en 1037. Il a laissé une œuvre immense avec des ouvrages en particulier de philosophie et de médecine dont le plus célèbre de tous est le Canon (Al Quanoun fil Tibb) formidable oeuvre médicale encyclopédique qui a constitué la base de l’enseignement médical à la fois en Orient et en Europe jusqu’à une époque récente et figure dans le plus ancien programme d’étude connu, celui de l’Ecole de Médecine de Montpellier.
AL MAJOUSI Il a laissé un ouvrage magistral qui porte à son apogée la réflexion sur le savoir médical gréco - arabe : le livre royal (Al Kitabb Al Malaki) qui est un livre de synthèse des connaissances médicales que cultivaient ces deux civilisations.
IBN RUSHD ( Averroès) né à Cordou en 1126 et mort à Marrakech en 1198. Juriste, philosophe et médecin. Ses connaissances s’illustrent dans son traité " Les généralités médicales " (Kitab Al Kulliyat fil Tibb).
D’autres savants non moins célèbres et dont les manuscrits sont précieusement répartis à travers les bibliothèques et les musées du monde entier et pour ne citer que les plus connus :
AL ZAHRAOUI célèbre par son traité de chirurgie (Al Makala fil Amal bi I yad) décrivant la cautérisation , l’incision, l’amputation , les fractures , les luxations et l’obstétrique.
Ibn AL NAFIS qui décrivit le premier la petite circulation pulmonaire.
Les hôpitaux . . .
" Les hôpitaux sont parmi les plus beaux titres de gloire de l’Islam" par ces mots , Ibn Joubayr , historien et voyageur andalou qui parcourut le Proche Orient dans les années 1183 - 1184 exprimait son admiration devant ces institutions présentes dans la plupart des villes d’Egypte , de Syrie et d’Irak. Nommé Bîmaristan, mot d’origine persane et signifiant "maison des malades". Les plus célèbres sont Al Adudi à Bagdad , Al Nuri à Damas ( devenu musée de nos jours) et Al Mansuri au Caire (encore en place).
En plus des soins gratuits prodigués aux malades et aux nécessiteux , l’enseignement de la médecine y était pratiqué (Madrassa).
La médecine contemporaine peut être représentée comme un enrichissement et un développement continu de la même chaîne de savoir humain de l’antiquité jusqu'à nos jours.
Il est heureux que depuis quelques décennies , on observe un intérêt croissant pour la médecine orientale , son histoire et ses spécificités comme en a témoigné l’imposante exposition organisée par l’Institut du Monde Arabe à Paris sous le titre : " La Médecine au temps des Califes - novembre 1996- mars 1997".
Dans cette nouvelle ère de mondialisation, l’ouverture des sociétés musulmanes au monde occidental ne peut que contribuer à leur développement, leur stabilité et leur bien être.
Histoire de la médecine musulmane
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La religion musulmane l'Islam, se veut une révélation en langue arabe de la religion originelle d'Adam, de Noé, et de tous les prophètes parmi lesquels elle place aussi Jésus. Ainsi, elle se présente comme un retour à la religion d'Abraham (appelé, en arabe, Ibrahim par les musulmans) du point de vue de la croyance, le Coran le définissant comme étant la voie d'Ibrahim (millata Ibrahim) c'est-à-dire une soumission exclusive à Allah.
La religion musulmane l'Islam, se veut une révélation en langue arabe de la religion originelle d'Adam, de Noé, et de tous les prophètes parmi lesquels elle place aussi Jésus. Ainsi, elle se présente comme un retour à la religion d'Abraham (appelé, en arabe, Ibrahim par les musulmans) du point de vue de la croyance, le Coran le définissant comme étant la voie d'Ibrahim (millata Ibrahim) c'est-à-dire une soumission exclusive à Allah.
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Ecrit le 22 déc.07, 23:59-
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