Les origines du Coran

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Le dialogue interreligieux est une forme organisée de dialogue entre des religions ou spiritualités différentes. Ultérieurement, la religion a considéré l'autre comme n'étant pas la vérité révélée. C'est ainsi que les premiers contacts entre l'islam et le christianisme furent souvent difficiles, et donnèrent lieu à des guerres impitoyables comme les croisades.
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TRIPLE-X

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Les origines du Coran

Ecrit le 21 mars09, 16:29

Message par TRIPLE-X »

Versions changeantes, versets oubliés, versets ajoutés


Presque sans exception les Musulmans considèrent que le Coran que nous possédons actuellement remonte, pour ce qui est de son texte et du nombre et de l’ordre des chapitres, au travail de la commission nommée par ’Uthman. L’orthodoxie musulmane soutient en outre que le Coran d’’Uthman contient toutes les révélations délivrées à la communauté, préservées fidèlement, sans modification ni variation de quelque sorte que ce soit, et que l’acceptation du Coran ’Uthmanique était universelle dès le moment de sa diffusion. La position orthodoxe est motivée par des facteurs dogmatiques ; elle ne peut être soutenue par des preuves historiques....

Charles Adams

Alors que les Musulmans modernes peuvent être liés par une position intenablement conservatrice, les érudits musulmans des premières années étaient bien plus flexibles, réalisant que des parties du Coran étaient perdues, perverties, et qu’il y avait plusieurs milliers de variantes qui rendaient impossible le fait de parler du Coran. Par exemple, As-Suyuti (mort en 1505), l’un des commentateurs du Coran les plus célèbres et vénérés, cite Ibn ’Umar al Khattab disant : "que personne d’entre vous ne dise qu’il a acquis le Coran entier, car qu’en sait-il ? Beaucoup du Coran a été perdu, alors qu’il dise ’j’ai acquis ce qui était disponible’ " (As-Suyuti, Itqan, partie 3, page 72). Ayesha, l’épouse favorite du Prophète, dit, également selon une tradition relatée par as-Suynti, "Du temps du Prophète, le chapitre des parties faisait deux cents versets à la lecture. Quand ’Uthman édita les copies du Coran, seuls les [versets] actuels furent enregistrés" (73). As-Suyuti raconte aussi cette histoire sur Uba Ibn Ka’b, l’un des grands compagnons de Muhammad :

Ce compagnon célèbre demanda à l’un des Musulmans, "combien de versets dans le chapitre des Parties ? Il dit : "soixante-treize versets." Il [Uba] lui raconta : "Autrefois il était pratiquement égal au chapitre de la vache [environ 286 versets] et comprenait le verset de la lapidation". L’homme demanda : "Qu’est-ce que le verset de la lapidation ?" Il [Uba] dit : "Si un vieil homme ou une vieille femme commettait l’adultère, lapidez-les à mort."

Ainsi que nous l’avons remarqué précédemment, comme il n’y avait pas de document unique rassemblant toutes les révélations, après la mort de Muhammad en 632, beaucoup de ses disciples essayèrent de réunir toutes les révélations connues et de les écrire sous la forme d’un codex. Très vite on eut les codes de plusieurs érudits tels que Ibn Masud, Uba ibn Ka’b, ’Ali, Abu Bakr, al-Aswad, et d’autres (Jeffery, dans le chapitre 6, a répertorié quinze codes primaires, et un grand nombre de codes secondaires). Alors que l’Islam se répandait, on finit par avoir ce qui devint connu sous le nom de codes métropolitains dans les centres de La Mecque, Médine, Damas, Kufa, et Bassora. Comme nous l’avons vu plus haut, ’Uthman essaya d’apporter de l’ordre à cette situation chaotique en canonisant le codex de Médine, dont des copies furent envoyées à tous les centres métropolitains, avec l’ordre de détruire tous les autres codes.

Le codex d’Uthman était censé standardiser le texte consonantique, et pourtant nous découvrons que bien des traditions différentes de ce texte consonantique survécurent bien jusqu’au quatrième siècle islamique. Le problème était aggravé par le fait que le texte consonantique était sans points, c’est-à-dire que les points qui distinguent, par exemple, un "b" d’un "t" ou un "th" manquaient. Plusieurs autres lettres (f et q ; j et kh ; s et d ; r et z ; s et sh ; d et dh ; t et z) étaient impossibles à distinguer. En d’autres termes, le Coran était écrit dans une scripta defectiva. En conséquence, une grande variété de lectures était possible, selon la manière dont les points étaient ajoutés.

Les voyelles présentent un problème encore pire. Originellement, les Arabes n’avaient pas de signes pour les voyelles courtes : l’écriture arabe est consonantique. Bien que les voyelles courtes soient parfois omises, elles peuvent être représentées par des signes orthographiques placés au-dessus ou en-dessous des lettres - trois signes en tout, prenant la forme d’un trait légèrement incliné ou d’une virgule. Après avoir fixé les consonnes, les Musulmans devaient toujours décider quelles voyelles employer : utiliser des voyelles différentes, biensûr, aboutissait à des lectures différentes. La scripta plena, qui permettait à un texte de comporter tous les points et voyelles, n’était pas achevée avant la fin du neuvième siècle. Les problèmes posés par la scripta defectiva conduisirent inévitablement au développement de différents centres avec leurs propres traditions variant sur la façon dont les points et voyelles devaient s’insérer dans les textes.

Malgré l’ordre d’’Uthman de détruire tous les textes autres que le sien, il est évident que les autres codes survécurent. Comme le dit Charles Adams : "On doit insister sur le fait que, loin d’un texte unique transmis tel quel depuis l’époque de la commission d’’Uthman, ce sont littéralement des milliers de lectures diverses de versets particuliers qui étaient connues au cours des trois premiers siècles [musulmans]. Ces variantes affectaient même le codex ’Uthmanique, ce qui rend difficile la connaissance de ce que sa forme réelle a pu être."

Certains Musulmans préféraient des versions autres que celle d’’Uthman, par exemple, celles de Ibn Mas’ud, Uba ibn Ka’b, et Abu Musa. Finalement, sous l’influence du grand lettré coranique Ibn Mujahid (mort en 935), il y eut une codification définitive du système de consonnes et une limite posée aux variations de voyelles utilisées dans le texte, dont le résultat fut d’accepter sept systèmes. Mais d’autres érudits acceptaient dix lectures, et d’autres continuaient d’accepter quatorze lectures. Même les sept systèmes proposés par Ibn Mujahid fournissaient quatorze possibilités puisque chacune des sept lectures était retracée à travers deux différents transmetteurs, à savoir :

1. Nafi de Médine d’après Warsh et Qalun

2. Ibn Kathir de La Mecque d’après al-Bazzi et Qunbul

3. Ibn Amir de Damas d’après Hisham et Ibn Dakwan

4. Abu Amr de Bassora d’après al-Duri et al-Susi

5. Asim de Kufa d’après Hafs et Abu Bakr

6. Hamza de Kuga d’après Khalaf et Khallad

7. Al-Kisai de Kufa d’après al Duri et Abul Harith

Finalement trois systèmes prévalurent, ceux de Warsh (mort en 812) de Nafi de Medina, Hafs (mort 805) de Asim de Kufa, et al-Duri (mort en 860) de Abu Amr de Bassora. A présent dans l’Islam moderne, deux versions semblent être en usage : celle de Asim de Kufa d’après Hafs, à laquelle fut donné une sorte de sceau officiel d’approbation du fait de son adoption par l’édition égyptienne du Coran de 1924 ; et celle de Nafi d’après Warsh, qui est en usage dans les parties de l’Afrique autres que l’Egypte. Comme Charles Adams nous le rappelle :

Il est important d’attirer l’attention sur une source possible de malentendu au regard des différentes lectures du Coran. Les sept [versions] se réfèrent au texte effectif, oral et écrit, pour distinguer les versions de versets coraniques, dont les différences, bien qu’elles ne soient pas nécessairement grandes, sont cependant substantielles. Depuis que l’existence même de lectures et versions différentes du Coran va à l’encontre la position doctrinale envers le Livre Saint soutenue par de nombreux Musulmans modernes, il n’est pas rare dans un contexte apologétique d’entendre les sept [versions] expliquées comme modes de récitation ; en réalité la méthode et la technique de récitation sont un problème entièrement différent.

Guillaume se réfère aussi aux variantes comme n’étant pas "pas toujours significatives quant au sens." Par exemple, les deux derniers versets de la sourate LXXXV, Al Buraj, se lisent : (21) hawa qur’anun majidun ; (22) fi lawhin mahfuzun/in. La dernière syllabe est en doute. Si c’est le génitif -in, cela donne le sens "Ceci est un Coran glorieux écrit sur une Table gardée"-Une référence de la doctrine musulmane à la Table gardée. Si c’est le nominatif terminant en -un, nous obtenons "Ceci est un glorieux Coran gardé sur une table." [4]Il y a d’autres passages avec des difficultés similaires traitant de législation sociale.

Si nous admettons qu’il y a eu des omissions, alors pourquoi pas des adjonctions ? L’authenticité de bien des versets dans le Coran a été remise en question par les Musulmans eux-mêmes. Beaucoup de Kharijites, qui étaient les disciples d’Ali aux premiers temps de l’Islam, trouvèrent que la sourate relatant l’histoire de Joseph était un conte offensant et érotique qui n’appartenait pas au Coran. Hirschfeld douta de l’authenticité de versets dans lesquels le nom Muhammad apparaît, il y a quelque chose de plutôt suspect à ce qu’un tel nom, signifiant ’loué’, soit porté par le Prophète. Le nom n’était sans doute pas très rare. Cependant le nom du Prophète apparaît bien dans des documents qui ont été acceptés comme authentiques, tels que la Constitution de Médine.

La plupart des spécialistes pensent qu’il y a des interpolations dans le Coran ; Ces interpolations peuvent être vues comme des vernis interprétatifs de certains mots rares nécessitant une explication. Plus sérieuses sont les interpolations d’un caractère dogmatique ou politique, qui semblent avoir été ajoutées pour justifier l’élévation d’’Uthman au rang de calife, au détriment d’Ali. Ensuite il y a certains versets qui ont été ajoutés dans l’intérêt de la rime, ou pour relier ensemble deux passages courts qui, d’eux-mêmes, n’ont aucun rapport.

Bell et Watt ont examiné attentivement beaucoup d’amendements et révisions, et désignent l’irrégularité du style coranique comme preuve d’un très grand nombre d’altérations dans le Coran :

Il y a en effet beaucoup d’approximations de ce type, et celles-ci, nous le revendiquons, sont des preuves fondamentales de révision. A coté des points déjà remarqués-rimes hachées, et locutions de rime non tissées dans la trame du passage-on trouve des changements brutaux de rime comme suit : la répétition du même mot ou de la même locution de rime dans des versets avoisinants ; l’intrusion d’un sujet accessoire dans un passage par ailleurs homogène ; un traitement différent du même sujet dans des versets voisins, souvent avec la répétition de mots ou de locutions ; des ruptures dans les construction grammaticales, ce qui fait naître des difficultés dans l’exégèse ; des changements brutaux dans la longueur des versets ; des changements soudains de la situation dramatique, avec des changements de pronoms du singulier au pluriel, de la deuxième à la troisième personne, et ainsi de suite ; la juxtaposition de déclarations apparemment contraires ; la juxtaposition de passages de date différente, avec l’intrusion de locutions transférées au sein de versets antérieurs. Dans bien des cas un passage a des a des suites alternatives qui se suivent dans le texte présent. La deuxième des alternatives est marquée par une rupture de sens et par une rupture dans la construction grammaticale, puisque la connexion n’est pas avec ce qui précède immédiatement, mais avec ce qui se trouve à une certaine distance en arrière.

Le chrétien al-Kindi (à ne pas confondre avec l’Arabe, philosophe musulman) écrivant aux alentours de l’an 830, critiquait le Coran dans les mêmes termes :

Le résultat de tout ceci [processus par lequel le Coran a pris naissance] est patent pour vous qui avez lu les écritures et qui voyez comment, dans votre livre, les histoires sont brouillées ensemble et entremêlées ; une preuve que beaucoup de mains différentes ont été à l’œuvre, et ont causé des divergences, ajoutant ou retranchant tout ce qui leur plaisait ou déplaisait. Et maintenant, voici les conditions d’une révélation envoyée ici-bas depuis le Ciel ?



Pour ceux qui veulent voir a partir du site ;

http://facealislam.free.fr/etudecoran_o ... oran4.html

slamani

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Re: Les origines du Coran

Ecrit le 22 mars09, 00:24

Message par slamani »

TRIPLE-X a écrit :Versions changeantes, versets oubliés, versets ajoutés
Qui est-ce qui a écrit le Coran et comment a-t-il été rassemblé ?

Louange à Allah

Premièrement, Allah s’est chargé de préserver le Coran et a dit : «En vérité c' est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c' est Nous qui en sommes gardien. » (Coran, 15 : 9).

Dans son Tafsir (8/14) Ibn Djarir at-Tabari dit dans son commentaire de ce verset : « Allah le Très Haut a dit : « nous avons fait descendre le rappel » ; celui-ci désigne le Coran et « nous en assurons la préservation » c’est-à-dire nous protégeons le Coran de sorte qu’on ne pourra pas y ajouter de faux éléments qui n’en font pas partie et ne pourra enlever une partie de ses dispositions, de ses peines et de ses prescriptions.

As-Saadi dit dans son Tafsir (commentaire du Coran) (p. 696) : « Nous avons fait descendre le rappel ». Celui-ci désigne le Coran qui rappelle toutes les questions et tous les arguments clairs et qui permet à celui qui veut se souvenir de le faire. Et « nous en assurons la préservation » c’est-à-dire : pendant et après sa révélation. Dans le premier cas, nous le protégeons contre l’écoute de la part de tout démon damné. Dans le second cas, Allah l’a déposé dans le cœur de Son messager et l’a transmis aux cœurs des membres de la Umma. Allah a préservé ses mots du changement, de l’augmentation et de la diminution comme Il a préservé ses sens de toute altération. De sorte que, chaque fois on a tenté de modifier son sens, Allah met à la disposition (des croyants) quelqu’un qui rétablit la vérité évidente. Ceci fait partie des plus importants signes d’Allah, de Ses bienfaits accordés à ses serviteurs croyants. La préservation du Coran implique la protection de ses partisans contre leurs ennemis de sorte qu’aucun ennemi ne parviendra à les écraser ».

La révélation du Coran au Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) s’est faite progressivement durant 23 années. A ce propos le Très Haut a dit : « (Nous avons fait descendre) un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens. Et Nous l' avons fait descendre graduellement. » (Coran, 17 : 106). As-Saadi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Ceci signifie : nous avons révélé le Coran progressivement pour distinguer la guidance de l’égarement, le vrai du faux : «pour que tu le lises lentement aux gens » signifie doucement pour leur permettre de le méditer, de réfléchir sur son sens et d’en tirer des connaissances et : «Nous l' avons fait descendre graduellement » c’est-à-dire petit à petit donc progressivement et durant 23 années. Voir Tafisir as-Saadi, p. 760.

Deuxièmement, l’écriture était rare chez les arabes. C’est pourquoi Allah les a décrits en ces termes : «C' est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs .. » (Coran, 62 : 2). Ils se contentaient de mémoriser le Coran. Seul un petit nombre d’entre eux écrivait certains versets ou sourates sur des peaux ou des pierres lisses ou d’autres supports.

Troisièmement, au début, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) interdisait l’écriture d’autres choses que le Coran. Il leur défendit à titre provisoire de transcrire ses propres paroles afin qu’ils se consacrassent à la mémorisation du Coran et à sa transcription et ne pussent confondre la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) avec celle d’Allah le Très Haut, pour mieux préserver le Coran contre tout ajout ou diminution.

Quatrièmement, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) donna mandat à un groupe de Compagnons fidèles et bien instruits pour transcrire le contenu de la révélation. Ce sont les gens qualifiés dans leurs biographies respectives des « scribes de la Révélation ». C’était les quatre califes, Abd Allah ibn Amr ibn al-As, Muawiyya ibn Abi Soufyan, Zayd ibn Thabit (puisse Allah les agréer tous).

Cinquièmement, le Coran fut révélé selon sept lettres (lectures) selon un hadith authentique rapporté du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) par Omar Ibn al-Khattab (P.A.a) (cité par al-Boukhari, 2287 et par Mouslim, 818). Les sept lettres (lectures) sont les dialectes utilisés par les arabes réputés éloquents.

Sixièmement, le Coran resta préservé dans la mémoire des Compagnons et sur des peaux et d’autres supports jusqu’à l’avènement du califat d’Abou Bakr as-Siddiq (P.A.a). Au cours des guerres d’Apostasie, de très nombreux Compagnons ayant appris le Coran par cœur furent tués et Abou Bakr craignit que leur disparition n’entraînât la perte du Coran. C’est pourquoi il consulta les grands compagnons à propos du Coran dans un volume pour pouvoir le préserver. La tâche fut confiée à celui qui maîtrisait mieux le Coran, Zayd ibn Thabit (P.A.a). A ce propos, Al-Boukhari a cité ce hadith dans son Sahih, (4986) : « Zayd ibn Thabit (P.A.a) a dit : « Abou Bakr me convoqua à la suite du massacre de Yamama et j’eux la surprise de trouver Omar à ses côtés et il me dit : Omar vient de me dire ceci : « une tuerie eut lieu à Yamama au sein des lecteurs du Coran. Et je crains que si ceux-ci continuent de se faire tuer sur les champs de bataille, une bonne partie du Coran risque de se perdre. C’est pourquoi je pense que tu devrais faire rassembler le Coran ». J’ai dit à Omar : « Comment vas-tu faire quelque chose que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) n’a pas fait ? » - Omar dit : Au nom d’Allah, c’est mieux ». Et puis il n’a cessé de me répéter son idée jusqu’à ce qu’Allah m’ait inspiré son admission. »

Zayd dit : « Puis Abou Bakr poursuivit : tu es jeune, raisonnable et au-dessus du soupçon. En plus, tu écrivais du vivant du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) la révélation qu’il recevait. Va collecter et rassembler les (différents éléments du Coran)…

Zayd dit : « Au nom d’Allah, s’ils m’avaient chargé de déplacer une montagne, j’aurais trouvé cela plus facile que l’exécution de l’ordre de rassembler le Coran qu’ils venaient de me donner. Et j’ai dit : comment allez-vous faire quelque chose que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) n’avait pas fait ? Il (Abou Bakr) a dit : « Au nom d’Allah, c’est mieux. ». Et puis il ne cessa de me répéter son idée jusqu’à ce qu’Allah m’en inspirât l’admission comme Il l’avait fait pour Abou Bakr et pour Omar (P.A.a). Dès lors, je me suis mis à rechercher et à collecter les éléments coraniques transcrits sur des branches de dattier et sur des pierres lisses ou conservées dans la mémoire des gens et j’ai trouvé les derniers versets de la sourate at-Tawba chez Abou Khouzayma al-Ansari et je ne les ai trouvés chez personne d’autre… Les feuilles contenant le Coran furent conservés par Abou Bakr jusqu’à sa mort puis elles furent déposées auprès d’Omar qui les garda jusqu’à sa mort puis elles furent transférées à sa fille Hafsa (P.A.a).

Le terme ussoub signifie branche de dattier qu’ils traitent de sorte à pouvoir écrire sur sa largeur. Le terme lihaf signifie : pierres lisses.

Le Compagnon Zayd ibn Thabit (P.A.a) savait le Coran par cœur, ce qui ne l’empêcha par d’adopter une approche fondée sur la vérification ; il n’acceptait l’insertion d’un verset dans le Coran que quand deux Compagnons attestaient l’avoir entendu du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui).

L’exemplaire ainsi confectionné resta entre les mains des califes jusqu’au temps du calife bien guidé, Outhmane (P.A.a). A l’époque, les Compagnons s’étaient dispersés dans les pays et chacun récitait le Coran selon l’une des sept lectures entendues du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et leurs disciples à leur tour récitaient selon ce que chacun d’eux avait entendu de son maître.

Quand un disciple entendait un autre disciple réciter le Coran selon une lecture différente que celle qu’il connaissait, il le dénonçait jugeant sa lecture erronée. Ceci s’amplifia de sorte que certains Compagnons craignirent qu’il y eût des troubles au sein des générations qui allaient leur succéder. Et ils pensèrent qu’il fallait ramener tout le monde à employer une lecture conforme au dialecte des Quraych selon laquelle le Coran fut révélé afin de mettre fin définitivement aux divergences. Et ils consultèrent Outhmane (P.A.a) et il accepta leur idée.

Al-Boukhari a rapporté dans son Sahih (4988) d’après Anas Ibn Malick que Houdayfa ibn al-Yaman se rendit auprès d’Outhman après avoir participé avec les armées syriennes et irakiennes à la conquête de l’Arménie et de l’Azerbayjan fut effrayé par la différence des lectures du Coran et il dit à Outhmane : ô Commandeur des croyants ! Rattrape la Umma avant qu’elle ne cultive des divergences à propos du Livre (le Coran) à l’instar des juifs et des chrétiens ». Outhmane envoya quelqu’un dire à Hafsa de lui remettre les feuilles pour qu’on les recopie et les lui restitue. Hafsa s’exécuta et Outhmane donna à Zayd inb Thabit, à Abd Allah ibn Zoubayr, à Saïd ibn al-As et Abd Rahman ibn al-Harith ibn Hisham, l’ordre d’assurer ladite recopie et il dit aux trois quraïchites du groupe : « s’il y a désaccord entre vous et Zayd à propos de la transcription de quelque chose, transcrivez-le selon le dialect quraïchite car c’est en cette dialecte que le Coran a été révélé ».

Aussi recopièrent-ils plusieurs exemplaires et rendirent l’original à Hafsa. Et puis le Calife envoya dans chaque région un exemplaire du Coran et ordonna l’incinération de toute autre feuille ou copie du Coran (différente du texte officiel).

Ibn Shihab dit : Kharidia ibn Zayd ibn Thabit nous a dit qu’il avait perdu un verset du Coran au moment de la recopie, un verset qu’il avait entendu réciter par le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Et qu’après l’avoir recherché ils l’avaient trouvé chez Khouzayma ibn Thabit al-Ansari et inséré à sa place ans le Coran. Il s’agissait du verset : «Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah.»(Coran,33 :23).

Cela mit fin aux divergences et rétablit la concorde et le Coran fut dès lors retransmis de manière concordante et appris par cœur par les gens (et restera comme tel) jusqu’au jour de la Résurrection. Ceci est une concrétisation de la préservation dont Allah le Très Haut garantit à Son livre : «En vérité c' est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c' est Nous qui en sommes gardien. » (Coran, 15 : 9). Allah le sait mieux.


Rappelons seulement que, du vivant du Prophète, la plupart de ses compagnons (sahâba) savaient par cœur le texte sacré dans son intégralité.


le coran n'a jamais quitté les cœurs des musulmans, tu trouveras maintenant des enfants moins de 6 ans connaissent le coran par cœur dans le monde.


et s'ils ont changé des versets du coran, la première des choses, les versets qui parlent sur l'adultère et le vin et d'autres choses aussi serrons effacé.
Quel est le commandement le plus important de tous? Jésus répondit:
« Voici le commandement le plus important: Écoute, Israël, le Seigneur est notre Dieu, il est le seul Dieu; tu aimeras donc le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ton énergie. » (Marc 12:28-30)

slamani

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Ecrit le 22 mars09, 00:36

Message par slamani »

L'histoire du Dr. Miller

Par Abou Nour

Traduit par: Latifa Aky

Il était membre actif parmi les prédicateurs chrétiens et dispose d'une vaste connaissance de la Bible…Cet homme aime énormément les mathématiques… ainsi, il aime la logique ou la succession logique des faits.

Un jour, il a décidé d'étudier le Coran afin d'y trouver des écarts qui renforceraient sa prédication aux musulmans pour se convertir au christianisme…

Il s'attendait à trouver que le Coran est un livre archaïque rédigé il y a quatorze siècles et parlant du désert et de sujets de ce genre …

Cependant, il a été surpris en découvrant son contenu … Il a même découvert que ce livre contient des faits qu'on ne trouve dans aucun autre livre …

Il s'attendait à trouver le récit de quelques évènements critiques qu'a vécu le Prophète Mohammad, prière et salut de Allah sur lui, tels la mort de son épouse Khadija, Allah l'agrée, ou bien la mort de ses enfants … cependant, il n'a rien trouvé de ce genre…

Il est même devenu perplexe en découvrant qu'une sourate entière du Coran, appelée Mariam (Marie), salut sur elle, parle d'elle avec glorification, alors que ni les livres chrétiens ni leurs bibles n'ont pu parler d'elle de la sorte!!

Toutefois, il n'a trouvé aucune sourate au nom de Aïcha ou de Fatima, Allah les agrée …

Il s'est aperçu que Issa (Jésus), salut sur lui, a été mentionné 25 fois dans le Coran alors que le Prophète Mohammad, prière et salut de Allah sur lui, n'a été mentionné que 5 fois. Ainsi la perplexité de l'homme s'intensifia…

Il s'est mis à lire le Coran avec méditation espérant y trouver un quelconque défaut … Toutefois, il a été sidéré par un magnifique et extraordinaire verset, en l'occurrence le verset 82 de la sourate les Femmes (An-Nisaâ): "Ne méditent-ils donc pas sur le Coran? S'il provenait d'un autre qu'Allah, ils y trouveraient certes maintes contradictions!".

Au sujet de ce verset, Dr Miller affirme: "Parmi les principes scientifiques connus de nos jours, figure le principe de la recherche des fautes ou l'investigation des fautes jusqu'à preuve de leur exactitude, il s'agit du "Test de falsification" … le plus étrange est que le Coran invite les musulmans et les autres communautés à essayer d'y trouver des fautes et qu'ils n'ont trouverons jamais…"

Toujours à propos de ce verset, il dit: "aucun auteur au monde n'a le courage d'écrire un livre et d'affirmer qu'il ne contient aucune faute, en revanche le Coran vous assure qu'il n'y a pas de faute, il vous incite même à en chercher bien que personne n'en trouvera aucune."

Parmi les versets qui ont également attiré l'attention du Dr Millier, le verset 30 de la sourate des Prophètes (Al Anbiya): "Ceux qui ont mécru, n'ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l'eau toute chose vivante. Ne croiront-ils donc pas?".

Il dit que ce verset est exactement l'objet de la recherche scientifique ayant reçu le prix Nobel en 1973, elle traitait de la théorie du Big Bang laquelle stipule que l'univers tel qu'il est aujourd'hui est la conséquence d'une énorme explosion qui était à l'origine de sa formation en cieux et planètes."

La masse compacte est un objet uni alors que la brisure est l'objet décomposé, gloire à Allah!

Dr Miller déclare : " Nous arrivons maintenant à la chose la plus formidable à propos de Mohammad, prière et salut de Allah sur lui, concernant la prétention que ce sont les démons qui l'assistent, alors que Allah tout puissant nous dit:"Et ce ne sont point les diables qui sont descendus avec ceci [210] cela ne leur convient pas; et ils n'auraient pu le faire [211] Car ils sont écartés de toute écoute [212] ", sourate les Poètes (Achoâra)"Lorsque tu lis le Coran, demande la protection d'Allah contre le Diable banni [98]", sourate les Abeilles (Annahl).

Voyez-vous cela ?? Est-ce la méthode du démon d'écrire un ouvrage?? Il rédige un livre et vous dit qu'avant de le lire vous devez chercher protection contre lui??

Ces versets font partie des aspects miraculeux de ce Livre! Ils contiennent une réponse logique à toute personne qui prétendrait le contraire."

Parmi les histoires ayant surpris le Dr Miller et qu'il considère comme des miracles, celle du Prophète Mohammad, prière et salut sur lui, avec Abou Lahab …

"Abou Lahab était un homme qui détestait tellement l'islam qu'il suivait Mohammad, prière et salut de Allah sur lui, partout pour dénaturer ce qu'il disait. Quand il voyait le prophète, prière et salut de Allah sur lui, en train de parler avec des étrangers, il attendait jusqu'à ce qu'il finisse ses entretiens pour leur demander : "que vous a dit Mohammad? La vérité est tout à fait le contraire de ce qu'il vous raconte". Il racontait l'opposé des propos du saint prophète afin de faire douter les gens de lui.

En fait, Dix ans avant la mort d'Abou Lahab, un verset est révélé dans la sourate Al Massad (les fibres). Cette sourate affirme que Abou Lahab est destiné à l'enfer, autrement dit, il ne va pas se convertir à l'islam.

Pendant dix ans, Abou Lahab avait la possibilité de s'adresser aux gens pour dire: "Mohammad dit que je ne vais jamais me convertir à l'islam et que je vais aller en enfer, alors que je vous déclare à présent que je me convertis et je deviens musulman!!."

"Voyez-vous maintenant, Mohammad est-il sincère ou non? La révélation qu'il reçoit est-elle vraiment divine?".

Cependant, Abou Lahab n'a rien fait de ce genre bien que son attitude était toujours de contredire Mohammad prière et salut de Allah sur lui, il n'a pas réussi à le contredire cette fois.

Ainsi la logique de ce récit est que le prophète, prière et salut sur lui, s'adresse à Abou Lahab en disant "si tu me hais et que tu veux me vaincre, je te donne l'opportunité pour contredire mes propos!".

Or, il ne l'a pas fait pendant dix années !! Il ne s'est par converti à l'islam ni même a fait semblant !!

Pendant dix années entières il avait la chance de détruire l'islam en un rien de temps ! Or, ceci n'est plus la parole de Mohammad, prière et salut de Allah sur lui, il est l'oeuvre de celui qui connaît l'inconnu, celui qui sait que Abou Lahab ne va pas se convertir à l'islam.

Comment Mohammad, prière et salut sur lui, aurait-il su qu'Abou Lahab allait confirmer ce que dit le verset si ce n'était une révélation de Allah?

Comment serait-il autant convaincu pendant dix ans qu'il s'agit de la vérité si ce n'était une révélation de Allah??


Pour lancer un si grand défi, on ne peut avoir pour appui que la révélation de Allah."

Que périssent les deux mains d'Abou-Lahab et que lui-même périsse [1] Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu'il a acquis [2] Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes [3] de même sa femme, la porteuse de bois [4] à son cou, une corde de fibres. [5]


Dr Miller parle d'un verset qui l'a éblouie par son miracle mystérieux:

"Parmi les miracles mystérieux du Coran qui lancent un défit pour l'avenir en relatant des faits que l'homme ne peut prévoir, lesquels sont régis par le même principe précédent, à savoir le test de falsification ou bien le principe de quête des fautes jusqu'à preuve de la sincérité de la chose que l'on veut tester, nous citons les paroles du Coran à propos des relations des musulmans avec les juifs et les chrétiens. Selon le Coran, les juifs sont les pires ennemis des musulmans et ceci est valable jusqu'à nos jours."

"Il s'agit d'un grand défi, les juifs disposent d'une chance pour détruire l'islam en usant d'une solution très simple, ils n'ont qu'à commencer à bien traiter les musulmans pendant quelques années pour dire enfin: voilà que nous vous traitant convenablement alors que le Coran dit que nous sommes vos pires ennemis, le Coran a donc tord ! Mais cela ne s'est pas produit pendant 1400 ans !! Il ne surviendra jamais car ces propos proviennent de celui qui connaît l'inconnu et non pas d'un humain !!"

Dr Miller poursuit encore:

"Ne voyez-vous pas que le verset qui parle de l'hostilité des juifs envers les musulmans lance un défi aux esprits !!"


"Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: "Nous sommes chrétiens" C'est qu'il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu'ils ne s'enflent pas d'orgueil. [82] Et quand ils entendent ce qui a été descendu sur le Messager (Muhammad) tu vois leurs yeux déborder de larmes, parce qu'ils ont reconnu la vérité. Ils disent: "Ô notre Seigneur! Nous croyons: inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent (de la véracité du Coran). [83] Pourquoi ne croirions-nous pas en Allah et à ce qui nous est parvenu de la vérité. Pourquoi ne convoitions-nous pas que notre Seigneur nous fasse entrer en la compagnie des gens vertueux? [84]" Al Maïda (la table)

En fait, ce verset s'applique au Dr Miller car il était chrétien lorsqu'il a appris la vérité, ainsi il est devenu croyant et s'est converti à l'islam en devenant un de ses militants … que Dieu l'assiste.

Dr Miller poursuit en parlant d'un style unique dans le Coran qui l'a éblouit grâce à son aspect miraculeux:

"Il existe dans le Coran, sans le moindre doute, une démarche unique et extraordinaire qu'on ne rencontre nulle part. En effet, le Coran vous donne certaines informations et vous dit: vous n'étiez pas au courant de cela auparavant !! Par exemple :

- Sourate Al Imran – sourate 3 - verset 44: "Ce sont là des nouvelles de l'Inconnaissable que Nous te révélons. Car tu n'étais pas là lorsqu'ils jetaient leurs calames pour décider qui se chargerait de Marie! Tu n'étais pas là non plus lorsqu'ils se disputaient!"

- Sourate Houd – sourate 11 – verset 49: "Voilà quelques nouvelles de l'Inconnaissable que Nous te révélons. Tu ne les savais pas, ni toi ni ton peuple, avant cela. Sois patient. La fin heureuse sera aux pieux."

- Sourate Youssouf – sourate 12 – verset 102: "Ce sont là des récits inconnus que Nous te révélons. Et tu n'étais pas auprès d'eux quand ils se mirent d'accord pour comploter".

Dr Miller continue:

"Aucun livre de ceux qu'on considère comme livres saints religieux n'adopte un tel style. En effet, tous ces livres sont constitués sous forme d'un ensemble d'informations dont ils vous donnent la source. Par exemple, lorsque le livre saint (la Bible falsifiée) parle des récits des anciens, il dit qu'un tel roi a vécu dans un tel endroit, ce chef est mort dans telle bataille, qu'une certaine personne a eu tel nombre d'enfants dont les noms sont …etc.

Mais ce livre (la Bible falsifiée) propose toujours, pour avoir de plus amples informations, de se référer à tel livre de tel auteur duquel proviennent ces mêmes informations."

Dr Miller explique:

"A l'inverse du Coran qui fournit au lecteur une information et lui dit qu'elle est nouvelle !! Il lui demande même de la vérifier en cas d'hésitation à propos de la véracité du Coran par un style qui ne peut provenir d'un humain !!

Le plus étonnant est que les habitants de la Mecque à cette époque, celle de la révélation des versets, à chaque fois qu'ils écoutaient ces versets ainsi que le défit que ces informations étaient méconnues de Mohammad, prière et salut sur lui, et de sa communauté ; malgré ceci, ils n'ont jamais dit: ceci n'est pas du nouveau, on le sait déjà. Ils n'ont également jamais dit: nous connaissons l'origine des informations déclarées par Mohammad. Au contraire, personne n'a pu le contredire car les informations étaient, en effet, entièrement nouvelles !!! Elles ne proviennent pas d'un esprit humain mais plutôt de Allah lequel sait l'inconnu dans le passé, le présent et le futur."



Savant Chèque converti a l'islam, La raison de sa conversion est une verite scientifique qu il la retenu en lisant le Coran :

http://www.dailymotion.com/video/x1p2s0 ... i_creation
Quel est le commandement le plus important de tous? Jésus répondit:
« Voici le commandement le plus important: Écoute, Israël, le Seigneur est notre Dieu, il est le seul Dieu; tu aimeras donc le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ton énergie. » (Marc 12:28-30)

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Re: Les origines du Coran

Ecrit le 22 mars09, 00:55

Message par slamani »

TRIPLE-X a écrit :
Bell et Watt ont examiné attentivement beaucoup d’amendements et révisions, et désignent l’irrégularité du style coranique comme preuve d’un très grand nombre d’altérations dans le Coran :

Il y a en effet beaucoup d’approximations de ce type, et celles-ci, nous le revendiquons, sont des preuves fondamentales de révision. A coté des points déjà remarqués-rimes hachées, et locutions de rime non tissées dans la trame du passage-on trouve des changements brutaux de rime comme suit : la répétition du même mot ou de la même locution de rime dans des versets avoisinants ; l’intrusion d’un sujet accessoire dans un passage par ailleurs homogène ; un traitement différent du même sujet dans des versets voisins, souvent avec la répétition de mots ou de locutions ; des ruptures dans les construction grammaticales, ce qui fait naître des difficultés dans l’exégèse ; des changements brutaux dans la longueur des versets ; des changements soudains de la situation dramatique, avec des changements de pronoms du singulier au pluriel, de la deuxième à la troisième personne, et ainsi de suite ; la juxtaposition de déclarations apparemment contraires ; la juxtaposition de passages de date différente, avec l’intrusion de locutions transférées au sein de versets antérieurs. Dans bien des cas un passage a des a des suites alternatives qui se suivent dans le texte présent. La deuxième des alternatives est marquée par une rupture de sens et par une rupture dans la construction grammaticale, puisque la connexion n’est pas avec ce qui précède immédiatement, mais avec ce qui se trouve à une certaine distance en arrière.

Le chrétien al-Kindi (à ne pas confondre avec l’Arabe, philosophe musulman) écrivant aux alentours de l’an 830, critiquait le Coran dans les mêmes termes :

Le résultat de tout ceci [processus par lequel le Coran a pris naissance] est patent pour vous qui avez lu les écritures et qui voyez comment, dans votre livre, les histoires sont brouillées ensemble et entremêlées ; une preuve que beaucoup de mains différentes ont été à l’œuvre, et ont causé des divergences, ajoutant ou retranchant tout ce qui leur plaisait ou déplaisait. Et maintenant, voici les conditions d’une révélation envoyée ici-bas depuis le Ciel ?


Sans toutefois être en accord avec tout ce qu'ils disent, nous citons ici les opinions de quelques érudits non-musulmans sur le Coran.




* " Aussi chaque fois que nous le lisons, dès le commencement, il (le Coran) nous rebute. Mais soudain il séduit, étonne et finit par susciter l'admiration. Son style, en harmonie avec son contenu et son objectif, est sévère, grandiose, terrible, à jamais sublime. Ce livre continuera d'exercer une profonde influence sur les temps à venir." J.W. Goethe, cité dans Dictionary of Islam de T.P. Hughes, p. 526.


* " Le Coran occupe, de l'aveu général, une place importante parmi les plus grands écrits religieux de l'humanité. Bien qu'étant la dernière-née des inoubliables oeuvres de ce type de littérature, il n'y a aucune d'elles qui le surclasse dans le merveilleux impact qu'il a su créer sur une multitude d'hommes. Il a fait naître un tout nouvel aspect de la pensée humaine et un caractère tout aussi nouveau. Tout d'abord il convertit de nombreuses tribus hétérogènes des déserts de la péninsule arabe en une nation de héros, et fonda par la suite les grandes institutions politico-religieuses caractéristiques du monde musulman, constituant ainsi l'une des forces majeures avec lesquelles l'Europe et l'Orient doivent désormais compter." G. Margoliouth, cité dans Introduction au Koran de J.M. Rodwell, Everyman's Library, New-York, 1977, p. 7.



* " Bref, c'est une oeuvre qui crée des émotions tant vives qu'inconsistantes même chez le lecteur éloigné, éloigné dans le temps et bien plus encore par rapport au développement intellectuel. À la première lecture, c'est un livre qui vous répugne, mais ce même sentiment hostile se métamorphose en émerveillement et en admiration. En fait, une telle oeuvre doit être une somptueuse production de l'esprit humain, et une énigme du plus grand intérêt à tout observateur avertit soucieux des destinées de l'humanité." Dr. Steingass, cité dans Dictionary of Islam de T.P. Hughes, p. 526-7.



* " Comment un homme, illettré au départ, aurait-il pu, en devenant par ailleurs, du point de vue de la valeur littéraire, le premier auteur de toute la littérature arabe à énoncer des vérités d'ordre scientifique que nul être humain ne pouvait élaborer en ce temps-là, et cela, sans faire la moindre déclaration erronée sous ce rapport ?" Maurice Bucaille, La Bible, le Coran et la science, 1978, p. 126.



* " Peut-être que l'on ne saurait, ici, évaluer ses mérites en tant qu'oeuvre littéraire, suivant des règles préconçues, nées d'un goût esthétique et subjectif, mais plutôt par rapport aux effets qu'il eut sur les contemporains et les compatriotes de Mohammad (que la Paix et la Bénédiction soient avec lui). S'il a choisi un ton aussi austère et convaincant pour s'adresser aux coeurs de ses auditeurs, pour souder des éléments centrifuges et antagonistes en un ensemble compact et bien structuré, animé par des idées jusqu'à lors inconnues de l'intellect arabe, son éloquence était sans doute parfaite, ne serait-ce que du fait d'avoir converti des tribus sauvages en une nation civilisée et ajouté une nouvelle trame à la vieille chaîne de l'histoire." Dr. Steingass, cité dans Dictionary of Islam de T.P. Hughes, p. 528.



* " Voulant par la présente tentative surclasser mes prédécesseurs et proposer quelque chose qui saurait faire résonner, quoique faiblement, la rhétorique sublime du Coran arabe, j'ai éprouvé toutes les peines à maîtriser les rythmes complexes et magnifiquement variés qui, outre le message lui-même, permettent au Coran de compter incontestablement parmi les plus grands chefs-d'oeuvre littéraires de l'humanité... Cette caractéristique, cette "symphonie inimitable" - ainsi que le croyant Pickthall décrit son Holy Book "[...] dont les airs poussent les hommes à l'extase et aux larmes [...]" - a été presque totalement ignorée par les traducteurs précédents; ainsi, on ne s'étonne guère de constater que ce qu'ils ont écrit parait terne et plus par rapport à l'original, somptueusement orné." Arthur J. Arberry, The Coran Interpreted, University Press, Oxford, 1964, p. 10.


* " Une analyse purement objective du Coran, à la lumière des connaissances modernes, nous amène à reconnaître l'harmonie existant entre les deux, ainsi qu'on l'a fait ressortir à maintes reprises. On a du mal à s'imaginer qu'un homme du temps du Mohammad (que la Paix et la Bénédiction soient avec lui) ait pu être l'auteur de telles affirmations, compte tenu du niveau intellectuel de l'époque. De telles considérations répondent en partie de la place exceptionnelle qu'occupe la Révélation coranique et contraignent le scientifique impartial à admettre son incapacité de fournir une explication fondée uniquement sur la logique matérialiste." Maurice Bucaille, Le Coran et la science moderne, 1981, p. 18.

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Message par VT61 »

On a du mal à s'imaginer qu'un homme du temps du Mohammad (que la Paix et la Bénédiction soient avec lui) ait pu être l'auteur de telles affirmations, compte tenu du niveau intellectuel de l'époque.
quoique il n'est pas dit que ce fut écrit par Mahomed, c'est même certain. Par contre Uthman pouvait lui réunir des personnes plus qualifiées .
Une question déreangeante reste en suspens - pourquoi Uthman a t'il détruit les archives ??

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Message par IIuowolus »

VT61 a écrit :
Normal, ici la qualité des échanges ne dépassent pas le niveau d'une photocopieuse !

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Re: Les origines du Coran

Ecrit le 22 mars09, 06:35

Message par Ren' »

slamani a écrit :J.W. Goethe, cité dans Dictionary of Islam de T.P. Hughes, p. 526
Quelle expertise de Goethe quant au Coran ? Aucune.
slamani a écrit :Maurice Bucaille, La Bible, le Coran et la science
Là, c'est encore pire, ce livre est d'une malhonnêteté affichée dès l'introduction. Pour ne pas avoir l'air ridicule, mieux vaut mettre ce torchon au placard.
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Ecrit le 22 mars09, 06:39

Message par Mereck »

IIuowolus a écrit : Normal, ici la qualité des échanges ne dépassent pas le niveau d'une photocopieuse !

aaah, les photocopieuses.

C'est toujours bien comique.

Je me rappelle en secondaire, toutes la classe avaient fait photocopier ses fesses lors d'une heure de fourche ! :lol:

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Message par VT61 »

IIuowolus a écrit : Normal, ici la qualité des échanges ne dépassent pas le niveau d'une photocopieuse !
heu, non, ce que j'ai écrit est plus bas

quinlan_vos

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Ecrit le 22 mars09, 11:19

Message par quinlan_vos »

Plus bas que tes fesses photocopiées, VT61?
Dis-moi, dis-moi... (love)
C'est parce que la lumière va plus vite que le son que certains ont l'air brillants avant d'avoir l'air cons.
http://libertathee.forumactif.net

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Message par VT61 »

bon, puisque c'est comme çà, je vais remettre mon ancien avatar -

ps: pourquoi Uthman s'est il permis de changer l'ordre des sourates (plus dans l'ordre de la "descente" mais de la longueur)
secundo pourquoi avoir détruit les archives si ce n'est pour cacher la m... au chat ?

quinlan_vos

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Ecrit le 23 mars09, 09:48

Message par quinlan_vos »

Pfff!!! Malin, ça...
La prochaine foi je fermerai ma g...

Dur, le célibat...
C'est parce que la lumière va plus vite que le son que certains ont l'air brillants avant d'avoir l'air cons.
http://libertathee.forumactif.net

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