Jean le Baptiste était nazaréen ou naziréen (Ne se coupait pas les cheveux, ne buvait pas de boissons ennivrantes et ne devait pas toucher de cadavre) Un homme consacré à Dieu totalement.
Des bouts de sa vie:
135:1.2 (1496.7) Jean prononça les mêmes vœux perpétuels que ses illustres prédécesseurs, Samson et le prophète Samuel. Un naziréen pour la vie était considéré comme une personnalité sacrosainte. Les Juifs lui accordaient à peu près le même respect et la même vénération qu’au grand-prêtre, et cela n’avait rien d’étonnant, car les naziréens consacrés pour la vie étaient, avec les grands-prêtres, les seules personnes ayant le droit d’entrer dans le saint des saints du temple.
135:1.3 (1497.1) Jean revint de Jérusalem chez lui pour garder les moutons de son père. Il grandit et devint un homme vigoureux doué d’un noble caractère.
135:2.3 (1497.5) Jean et Élisabeth retournèrent chez eux et commencèrent à faire des projets d’avenir. Du fait que Jean refusait l’allocation des prêtres qui lui était due sur les fonds du temple, au bout de deux ans, ils n’eurent plus de quoi conserver leur foyer ; ils décidèrent donc de se diriger vers le sud avec leur troupeau de moutons. En conséquence, durant l’été où Jean eut vingt ans, ils déménagèrent pour aller à Hébron. Au lieu dénommé « désert de Judée », Jean garda ses moutons près d’un ruisseau tributaire d’un cours d’eau plus important qui se jetait dans la mer Morte à Engaddi. La colonie d’Engaddi comprenait non seulement des naziréens consacrés pour la vie ou pour une durée déterminée, mais de nombreux autres bergers ascétiques, qui se rassemblaient dans cette région avec leurs troupeaux et fraternisaient avec la confrérie des naziréens. Ils vivaient de l’élevage de leurs moutons et des dons que des Juifs fortunés faisaient à l’ordre.
135:2.4 (1497.6) Avec le temps, Jean retourna moins souvent à Hébron et fit des visites plus fréquentes à Engaddi. Il était si complètement différent de la majorité des naziréens qu’il trouvait très difficile de fraterniser pleinement avec leur confrérie. Mais il aimait beaucoup Abner, chef et dirigeant reconnu de la colonie d’Engaddi.
135:5.2 (1500.2) Environ cent ans avant l’époque de Jésus et de Jean, une nouvelle école d’éducateurs religieux apparut en Palestine, celle des apocalyptistes. Ces nouveaux éducateurs élaborèrent un système de croyance qui expliquait les souffrances et les humiliations des Juifs par le motif qu’ils payaient les conséquences des péchés de la nation. Ils retombaient sur les raisons bien connues destinées à expliquer leur captivité antérieure à Babylone et ailleurs. Mais, enseignaient les apocalyptistes, Israël devait reprendre courage ; les temps de son affliction étaient à peu près passés ; le châtiment disciplinaire du peuple élu de Dieu touchait à sa fin ; la patience de Dieu envers les étrangers Gentils était presque à bout. La fin de la souveraineté romaine était synonyme de la fin de l’âge et, dans un certain sens, de la fin du monde. Ces nouveaux éducateurs s’appuyaient fortement sur les prédictions de Daniel et enseignaient avec persistance que la création était sur le point d’arriver à son stade final ; les royaumes de ce monde étaient sur le point de devenir le royaume de Dieu. Tel était, pour les penseurs juifs de cette époque, le sens de l’expression « le royaume des cieux » constamment employé dans les enseignements de Jean et de Jésus. Pour les Juifs de Palestine, les mots « royaume des cieux » n’avaient qu’une seule signification : un État absolument juste dans lequel Dieu (le Messie) gouvernerait les nations de la terre avec la même perfection de pouvoir qu’il gouvernait dans le ciel – « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. »
...
135:6.4 (1502.2) Le travail de ce naziréen comportait encore une autre caractéristique nouvelle : il baptisait chacun de ses fidèles dans le Jourdain « pour la rémission des péchés ». Bien que le baptême ne fût pas une cérémonie nouvelle chez les Juifs, ils ne l’avaient jamais vu pratiquer à la manière de Jean. Depuis longtemps, il était courant de baptiser ainsi les prosélytes Gentils pour les admettre dans la communauté de la cour extérieure du temple, mais jamais on n’avait demandé aux Juifs eux-mêmes de se soumettre au baptême de repentance. Quinze mois seulement s’écoulèrent entre le moment où Jean commença à prêcher et à baptiser, et l’époque de son arrestation et de son emprisonnement à l’instigation d’Hérode Antipas, mais, durant ce court laps de temps, il baptisa bien plus de cent-mille pénitents.
135:6.5 (1502.3) Jean prêcha quatre mois au gué de Béthanie avant de partir vers le nord en remontant le Jourdain. Des dizaines de milliers d’auditeurs, dont quelques curieux, mais la plupart sincères et sérieux, venaient l’écouter de toutes les parties de la Judée, de Pérée et de la Samarie. Quelques-uns vinrent même de Galilée.
..
135:6.8 (1502.6) Jean donnait, pour ses disciples, des cours dans lesquels il leur enseignait les détails de leur nouvelle vie et s’efforçait de répondre à leurs nombreuses questions. Il conseillait aux éducateurs d’enseigner l’esprit aussi bien que la lettre de la loi. Il chargeait les riches de nourrir les pauvres. Aux collecteurs d’impôts, il disait : « N’extorquez pas plus que les sommes qui vous sont assignées. » Aux soldats, il disait : « N’exercez pas de violence et n’exigez rien indument – contentez-vous de votre solde. » Et, à tout le monde, il conseillait : « Préparez-vous pour la fin de l’âge – le royaume des cieux est à portée de la main. »
135:9.1 (1505.1) Lorsque Jean revint vers ses disciples (il en avait maintenant vingt-cinq ou trente qui demeuraient constamment avec lui), il les trouva en sérieuse conférence, en train de discuter ce qui venait d’arriver en liaison avec le baptême de Jésus. Ils furent encore plus étonnés lorsque Jean leur apprit la visitation de Gabriel à Marie avant la naissance de Jésus, et le fait que Jésus ne lui avait pas répondu un mot quand il lui en avait parlé. Il ne pleuvait pas ce soir-là, et le groupe d’au moins trente personnes s’entretint longtemps dans la nuit étoilée. Les membres de ce groupe se demandaient où Jésus était allé et quand ils le reverraient.
Lire en entier si celà vous intéresse:
http://www.urantia.org/fr/le-livre-d-ur ... e-baptiste
Là où est le lien entre Jean le Baptiste et l'islam c'est qu'après sa mort par décapitation ses disciple se sont unis avec ceux de Jésus et ils travaillaient ensembles.
Abner son ancien disciple est devenu le chef de ses disciples et ce sont ses disciples qui sont allé évangéliser en Arabie. Abner était très intransigeant et inflexible. Il s'embrouilla avec Paul et les autres apôtres et c'est pourquoi il n'est pas mentionné dans le Nouveau Testament.
David(Zebedee) se trouvait désœuvré et il avait à peu près décidé de devenir le défenseur volontaire de Lazare, lorsque l’objet de sa sollicitude indignée s’enfuit précipitamment à Philadelphie. En conséquence, quelque temps après la résurrection de Jésus et après la mort de sa mère, David se rendit à Philadelphie, non sans avoir d’abord aidé Marthe et Marie à vendre leurs propriétés. Il passa là le reste de sa vie en association avec Abner et Lazare, et devint le superviseur financier de toutes les grandes activités intéressant le royaume qui eurent leur centre à Philadelphie durant la vie d’Abner.
171:1.6 (1869.2) Peu de temps après la destruction de Jérusalem, Antioche devint le quartier général du christianisme paulinien, tandis que Philadelphie restait le centre du royaume des cieux abnérien. D’Antioche, la version paulinienne des enseignements de Jésus et à propos de Jésus se répandit dans tout le monde occidental. Partant de Philadelphie, les missionnaires de la version abnérienne du royaume des cieux se répandirent dans toute la Mésopotamie et l’Arabie, jusqu’à l’époque ultérieure où ces émissaires intransigeants des enseignements de Jésus furent débordés par le soudain développement de l’islam.
Fascicule 171
D'un autre chapitre du livre d'Urantia:
95:7.3 (1051.1) Çà et là, à travers toute l’Arabie, certaines familles et certains clans n’abandonnaient pas la vague idée du Dieu unique. Ces groupes chérissaient les traditions de Melchizédek, d’Abraham, de Moïse et de Zoroastre. De nombreux centres auraient pu répondre à l’évangile de Jésus, mais les missionnaires chrétiens des pays du désert formaient un groupe austère et inflexible, contrastant avec les missionnaires innovateurs des régions méditerranéennes, qui admettaient des compromis. Si les disciples de Jésus avaient pris plus au sérieux son injonction « d’aller dans le monde entier pour y prêcher l’évangile » et s’ils avaient été plus affables en le prêchant, moins stricts dans les exigences sociales collatérales inventées par eux-mêmes, alors bien des pays, y compris l’Arabie, auraient reçu avec joie le simple évangile du fils du charpentier.
http://www.urantia.org/fr/le-livre-d-ur ... p-result-0
Je peux donner d'autres informations sur demande.
Le lien entre Jean le Baptiste et l'islam.
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Le lien entre Jean le Baptiste et l'islam.
Ecrit le 13 juil.16, 07:53Dieu est notre Père qui nous aime. Jésus était Micaël de Nébadon. Micaël est vivant et peut répondre à vos prières.
Le Livre d'Urantia (La terre) http://www.urantia.org/fr/le-livre-d-ur ... s-du-livre
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Re: Le lien entre Jean le Baptiste et l'islam.
Ecrit le 13 juil.16, 08:24Il est appelé Yahya en islam et il est considéré comme un nabbi mais pas un rassoul.
Dès l’enfance, le Prophète Yahya (a) adorait et glorifiait Allah. Parmi ses qualités mentionnées dans le Saint Coran, il y a le fait qu’il était toujours bon envers ses parents et ne leur parlait jamais méchamment. Prophète Yahya (a) est mentionné dans la Bible sous le nom de Jean le Baptiste.
Beaucoup de versets sont consacrés au Prophète Yahya (a) dans les commandements Divins ainsi que dans la Torah. Il inculquait aux gens les principes religieux et leur poussaient à s’éloigner du péché. Il remplissait ses devoirs de Prophète avec beaucoup de sérieux et n’hésitait pas dire franchement ce qu’il pensait quand une mauvaise action avait été commise.
Un jour, le Prophète Yahya (a) apprit que l’Empereur de Palestine, Herodotus, voulait épouser sa nièce, Herodya. Il était très embarrassé parce qu’un tel mariage s’opposait à la religion et la Torah l’interdisait. Son point de vue à propos de ce mariage qui ne devrait pas se faire se répandit dans la pays, et les gens commencèrent à jaser sur les relations illicites entre le roi et sa nièce.
Herodya était impatiente d’épouser le roi parce qu’elle souhaitait tant devenir la Reine de Palestine. Lorsqu’elle entendit l’opposition du Prophète Yahya (a) à ce mariage, elle devint son ennemi juré .
Une fois, alors que le roi s’était laissé enivrer par le vin et la musique, elle apparut face à lui sans pudeur. Le roi s’enticha d’elle plus que jamais et lui promit tout ce qu’elle voulait. Elle demanda à ce que le Prophète Yahya (a) soit tué le plus tôt possible. Le roi, aveuglé par son amour pour sa nièce, ne contrôlait plus ses sens et donna l’ordre de tuer le Prophète Yahya (a).
Aussitôt après, les courtisans du roi amenèrent le Prophète Yahya (a) et l’assassinèrent brutalement. Mais le sang sacré du noble Prophète se mit à bouillir partout où il fut versé. Ce sang fut étouffé par des amas de sable, mais il continuait à bouillir. Finalement, une colline de sable s’érigea sur le sang, mais le sang continuait de couler.
Ce miracle ne s’arrêta que lorsque Bakhtun Nasr envahit la Palestine où il vengea le sang innocent du Prophète Yahya (a) en donnant la mort à 17000 gens des Bani Israa'il sur cette colline.
Dans sa courte vie, le Prophète Yahya (a) a laissé derrière lui des précieuses leçons d’ Akhlaq .
Dès l’enfance, le Prophète Yahya (a) adorait et glorifiait Allah. Parmi ses qualités mentionnées dans le Saint Coran, il y a le fait qu’il était toujours bon envers ses parents et ne leur parlait jamais méchamment. Prophète Yahya (a) est mentionné dans la Bible sous le nom de Jean le Baptiste.
Beaucoup de versets sont consacrés au Prophète Yahya (a) dans les commandements Divins ainsi que dans la Torah. Il inculquait aux gens les principes religieux et leur poussaient à s’éloigner du péché. Il remplissait ses devoirs de Prophète avec beaucoup de sérieux et n’hésitait pas dire franchement ce qu’il pensait quand une mauvaise action avait été commise.
Un jour, le Prophète Yahya (a) apprit que l’Empereur de Palestine, Herodotus, voulait épouser sa nièce, Herodya. Il était très embarrassé parce qu’un tel mariage s’opposait à la religion et la Torah l’interdisait. Son point de vue à propos de ce mariage qui ne devrait pas se faire se répandit dans la pays, et les gens commencèrent à jaser sur les relations illicites entre le roi et sa nièce.
Herodya était impatiente d’épouser le roi parce qu’elle souhaitait tant devenir la Reine de Palestine. Lorsqu’elle entendit l’opposition du Prophète Yahya (a) à ce mariage, elle devint son ennemi juré .
Une fois, alors que le roi s’était laissé enivrer par le vin et la musique, elle apparut face à lui sans pudeur. Le roi s’enticha d’elle plus que jamais et lui promit tout ce qu’elle voulait. Elle demanda à ce que le Prophète Yahya (a) soit tué le plus tôt possible. Le roi, aveuglé par son amour pour sa nièce, ne contrôlait plus ses sens et donna l’ordre de tuer le Prophète Yahya (a).
Aussitôt après, les courtisans du roi amenèrent le Prophète Yahya (a) et l’assassinèrent brutalement. Mais le sang sacré du noble Prophète se mit à bouillir partout où il fut versé. Ce sang fut étouffé par des amas de sable, mais il continuait à bouillir. Finalement, une colline de sable s’érigea sur le sang, mais le sang continuait de couler.
Ce miracle ne s’arrêta que lorsque Bakhtun Nasr envahit la Palestine où il vengea le sang innocent du Prophète Yahya (a) en donnant la mort à 17000 gens des Bani Israa'il sur cette colline.
Dans sa courte vie, le Prophète Yahya (a) a laissé derrière lui des précieuses leçons d’ Akhlaq .
Modifié en dernier par yacoub le 13 juil.16, 21:55, modifié 1 fois.

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Re: Le lien entre Jean le Baptiste et l'islam.
Ecrit le 13 juil.16, 09:36Yahya, Jean le Baptiste, dans le coran est le fils du prophète Zacharie.
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Re: Le lien entre Jean le Baptiste et l'islam.
Ecrit le 13 juil.16, 10:50Dans le livre d'Urantia et le Nouveau Testament il est le fils de Zacharie qui était sacrificateur.omar13 a écrit :Yahya, Jean le Baptiste, dans le coran est le fils du prophète Zacharie.
Suite de la vie de Jean Baptiste( Différente de celle du Coran)
Jean voyage vers le sud
135:10.1 (1506.3) Puisque Jésus était allé vers le nord en Galilée, Jean se sentit conduit à retourner sur ses pas vers le sud. En conséquence, le dimanche matin 3 mars, Jean et le reste de ses disciples se mirent en route vers le sud. Entretemps, environ un quart des fidèles les plus proches de Jean étaient partis pour la Galilée à la recherche de Jésus. Une atmosphère de tristesse confuse entourait Jean. Jamais plus il ne prêcha comme avant de baptiser Jésus. Il sentait qu’en un certain sens, la responsabilité du royaume à venir avait cessé de reposer sur ses épaules. Il avait le sentiment que son œuvre était à peu près achevée. Il était triste et solitaire, mais il prêchait, baptisait et continuait sa marche vers le sud.
135:10.2 (1506.4) Jean s’arrêta plusieurs semaines près du village d’Adam, et c’est de là qu’il lança son attaque mémorable contre Hérode Antipas pour avoir pris illégalement la femme d’un autre homme. Vers le mois de juin de cette année (l’an 26), Jean était de retour au gué de Béthanie sur le Jourdain, où il avait commencé plus d’un an auparavant à prêcher sur le royaume à venir. Au cours des semaines qui suivirent le baptême de Jésus, le caractère de la prédication de Jean avait graduellement changé ; il proclamait maintenant la miséricorde pour les gens du commun, tandis qu’il dénonçait, avec un renouveau de véhémence, la corruption des dirigeants politiques et religieux.
135:10.3 (1506.5) Hérode Antipas, sur le territoire de qui Jean avait prêché, s’alarma à l’idée de voir Jean et ses disciples provoquer une rébellion. Hérode tenait également rigueur à Jean de ses critiques publiques sur ses affaires de famille. Tout ceci considéré, il décida de mettre Jean en prison. En conséquence, très tôt dans la matinée du 12 juin, avant l’arrivée des multitudes venues pour écouter la prédication et assister aux baptêmes, les agents d’Hérode placèrent Jean sous mandat d’arrêt. Tandis que les semaines passaient et qu’on ne le relâchait pas, ses disciples s’éparpillèrent dans toute la Palestine ; beaucoup d’entre eux allèrent en Galilée pour se joindre aux partisans de Jésus.
11. Jean en prison
135:11.1 (1506.6) Jean eut une expérience solitaire et quelque peu amère en prison. Peu de ses disciples étaient autorisés à lui rendre visite. Il désirait ardemment voir Jésus, mais dut se contenter d’entendre parler de son travail par ceux de ses propres disciples qui étaient devenus des croyants au Fils de l’Homme. Il était souvent tenté de douter de Jésus et de sa mission divine. Si Jésus était le Messie, pourquoi ne faisait-il rien pour le délivrer de cet intolérable emprisonnement ? Durant plus d’un an et demi, cet homme rude aimant l’air libre de Dieu languit dans une horrible geôle. Cette expérience fut une grande épreuve pour sa foi en Jésus et sa fidélité envers lui. En vérité, l’ensemble de cette aventure fut même une grande épreuve pour la foi de Jean en Dieu. Maintes fois, il fut tenté de douter de l’authenticité même de sa propre mission et de son expérience.
135:11.2 (1507.1) Après qu’il eut passé plusieurs mois en prison, un groupe de ses disciples vint le voir et, après lui avoir fait rapport sur les activités publiques de Jésus, lui dit : « Ainsi, Maitre, tu vois que celui qui était près de toi en amont du Jourdain prospère et reçoit tous ceux qui viennent vers lui. Il festoie même avec des publicains et des pécheurs. Tu as courageusement témoigné pour lui, et pourtant il ne fait rien pour obtenir ta délivrance. » Mais Jean répondit à ses amis : « Cet homme ne peut rien faire sans que cela lui ait été donné par son Père qui est aux cieux. Vous vous rappelez bien ce que j’ai dit : ‘Je ne suis pas le Messie, mais j’ai été envoyé avant lui pour lui préparer le chemin.’ C’est bien cela que j’ai fait. La fiancée appartient au fiancé, mais l’ami du fiancé qui se tient dans le voisinage se réjouit grandement d’entendre la voix du fiancé. C’est ainsi, ma joie est donc parfaite. Il faut que lui grandisse et que moi, je diminue. J’appartiens à cette terre et j’ai proclamé mon message. Jésus de Nazareth est venu du ciel sur la terre et il est au-dessus de nous tous. Le Fils de l’Homme est descendu d’auprès de Dieu, et ce sont les paroles de Dieu qu’il vous annoncera, car le Père qui est aux cieux ne mesure pas l’esprit qu’il donne à son propre Fils. Le Père aime le Fils et remettra bientôt toutes choses entre ses mains. Quiconque croit au Fils a la vie éternelle. Et les paroles que je prononce sont véritables et immuables. »
135:11.3 (1507.2) Ces disciples furent stupéfaits à un tel point de la déclaration de Jean qu’ils partirent en silence. De son côté, Jean était fort agité, car il percevait qu’il venait d’émettre une prophétie. Jamais plus il ne douta complètement de la mission et de la divinité de Jésus, mais il était affreusement déçu que Jésus ne lui fasse rien dire, ne vienne pas le voir et n’exerce aucun de ses grands pouvoirs pour le délivrer de la prison. Or, Jésus était au courant de tout ceci. Il avait beaucoup d’amour pour Jean, mais il se rendait maintenant compte de sa nature divine, et connaissait pleinement les grands évènements qui se préparaient pour Jean quand il quitterait ce monde. Sachant également que l’œuvre terrestre de Jean était achevée, il se contraignit à ne pas intervenir dans l’aboutissement naturel de la carrière de ce grand prédicateur-prophète.
135:11.4 (1507.3) Cette longue incertitude en prison était humainement intolérable. À peine quelques jours avant sa mort, Jean envoya de nouveau à Jésus des messagers de confiance pour lui demander : « Mon travail est-il fait ? Pourquoi dois-je languir en prison ? Es-tu vraiment le Messie ou devons-nous en chercher un autre ? » Lorsque les deux disciples eurent remis le message à Jésus, le Fils de l’Homme répondit : « Retournez vers Jean et dites-lui que je n’ai pas oublié, mais qu’il supporte encore cela, car il convient que nous accomplissions tout ce qu’impose la droiture. Dites à Jean ce que vous avez vu et entendu – que la bonne nouvelle est prêchée aux pauvres – et, finalement, dites au bienaimé précurseur de ma mission terrestre qu’il sera abondamment béni dans l’âge à venir s’il ne lui arrive pas de douter ou de trébucher à propos de moi. » Ce fut la dernière communication que Jean reçut de Jésus. Ce message le réconforta grandement et contribua beaucoup à stabiliser sa foi et à le préparer à la fin tragique de sa vie dans la chair, fin qui devait suivre de si près ce jour mémorable.
12. La mort de Jean le Baptiste
135:12.1 (1508.1) Du fait que Jean œuvrait en Pérée méridionale lors de son arrestation, il fut immédiatement emmené dans la prison de la forteresse de Macharée, où il resta incarcéré jusqu’à son exécution. Hérode gouvernait la Pérée et la Galilée, et entretenait, à cette époque, des résidences en Pérée, à la fois à Juliade et à Macharée. En Galilée, sa résidence officielle avait été déplacée de Sepphoris à Tibériade, la nouvelle capitale.
135:12.2 (1508.2) Hérode avait peur de relâcher Jean de crainte qu’il ne provoque une rébellion. Il redoutait de le mettre à mort par crainte d’émeutes populaires dans la capitale, car des milliers de Péréens croyaient que Jean était un saint, un prophète. Hérode gardait donc le prophète naziréen en prison, ne sachant que faire de lui. Jean avait plusieurs fois comparu devant Hérode, mais n’avait jamais voulu accepter de quitter la zone de juridiction d’Hérode ni de s’abstenir de toute activité publique s’il était libéré. En même temps, cette nouvelle agitation, constamment croissante au sujet de Jésus de Nazareth, avertissait Hérode que le moment était mal choisi pour relâcher Jean. En outre, Jean était victime de la haine implacable et acharnée d’Hérodiade, la femme illégitime d’Hérode.
135:12.3 (1508.3) En de nombreuses occasions, Hérode s’entretint avec Jean du royaume des cieux. Il était parfois sérieusement impressionné par le message, mais craignait de faire sortir Jean de prison.
135:12.4 (1508.4) Hérode passait une grande partie de son temps dans ses résidences de Pérée, parce que l’on construisait encore beaucoup à Tibériade et qu’il avait une prédilection pour la place-forte de Macharée. Il s’écoula encore plusieurs années avant que la construction de tous les bâtiments publics et de la résidence officielle de Tibériade ait été achevée.
135:12.5 (1508.5) Pour célébrer son anniversaire, Hérode donna une grande fête au palais de Macharée pour ses principaux officiers et pour d’autres personnalités haut placées dans les conseils des gouvernements de Galilée et de Pérée. N’ayant pas réussi à obtenir l’exécution de Jean par appel direct à Hérode, Hérodiade s’attela maintenant à la tâche d’obtenir, par ruse, sa mise à mort.
135:12.6 (1508.6) Au cours des festivités et distractions du soir, Hérodiade présenta sa fille en la faisant danser devant les convives. Hérode fut charmé par la chorégraphie de la demoiselle et l’appela devant lui en disant : « Tu es charmante et je suis très satisfait de toi. C’est mon anniversaire. Quelle que soit la chose que tu désires, demande-la- moi et je te la donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. » En faisant cette proposition, Hérode était fortement sous l’influence de ses nombreuses libations. La jeune fille se retira pour s’enquérir auprès de sa mère de ce qu’elle devait demander à Hérode. Hérodiade lui dit : « Va vers Hérode et demande-lui la tête de Jean le Baptiste. » La jeune fille retourna à la table du banquet et dit à Hérode : « Je te demande de me donner immédiatement la tête de Jean le Baptiste sur un plateau. »
135:12.7 (1508.7) Hérode fut rempli de crainte et de tristesse, mais, à cause de son serment et de tous les témoins qui banquetaient avec lui, il ne voulut pas refuser la requête. Et Hérode Antipas envoya alors un soldat avec l’ordre de lui apporter la tête de Jean. C’est ainsi que Jean fut décapité dans sa prison cette nuit-là. Le soldat apporta la tête du prophète sur un plateau et la donna à la jeune fille dans le fond de la salle du banquet. Et la jeune fille donna le plateau à sa mère. Quand les disciples de Jean eurent vent de l’histoire, ils se rendirent à la prison demander le corps de Jean. Après l’avoir couché dans un tombeau, ils allèrent en rendre compte à Jésus.
Fascicule 135 du livre d'Urantia.
Dieu est notre Père qui nous aime. Jésus était Micaël de Nébadon. Micaël est vivant et peut répondre à vos prières.
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