J'm'interroge a écrit : 06 déc.25, 23:18
Les figures traçables, mais non constructibles sont un sujet de réflexion intéressant, en effet.
L’empirie peut révéler des objets ou des structures que les cadres formels ne savent pas produire, dévoilant un écart entre ce qui apparaît et ce qui est justifiable. Les algorithmes fournissent des procédures explicites : ils délimitent ce qui est admis dans une perspective constructiviste. La logique constructiviste exige une construction formelle explicite pour reconnaître une existence et rejette les preuves indirectes ou fondées sur la seule cohérence.
La logique classique adopte une autre norme : elle accepte l’existence dès qu’une preuve, même non constructive, garantit la cohérence du système. La cohérence devient alors le critère : si la négation conduit à une contradiction, l’existence est affirmée, même sans procédé.
Les figures non constructibles de manière explicitement formelles mettent en évidence ce contraste. Même lorsqu'elles peuvent être produites empiriquement, elles restent exclues du constructivisme faute de pouvoir l'être formellement par des opérations autorisées.
L’empirisme et la logique classique ne s’excluent pas : l’un fournit ce qui est constaté, l’autre en assure la légitimité théorique. La tension apparaît lorsque l’on interroge ce qui est réellement connaissable : faut-il le fonder sur la cohérence ou sur la possibilité d'en rendre compte par une preuve constructive ? C’est là que se joue une part centrale de la réflexion épistémologique.
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.