yacoub a écrit :L'islam est liberticide
Si l'on définit le terme liberticide par la suppression de telle ou telle liberté, on peut en déduire que tous les systèmes possédant des lois sont liberticides : le judaïsme, le christianisme, l'islam, la laïcité, les États modernes, etc.
marco ducercle a écrit :Ils ont étés écrit dans un contexte précis pour des motifs précis. La seule façon de vivre dans le monde d'aujourd'hui est de les foutres au feu.
Le problème n'est pas le texte même, mais la façon dont il est considéré.
Sur la question du jihad, par exemple, le Coran contient différentes sensibilités sur lesquelles un choix s'impose. Il est donc inutile de faire appel au texte même du Coran, pour l'enjoliver ou le blâmer : le fait est que le livre possède tout et son contraire sur le sujet.
Faut-il faire prévaloir sur la question les versets :
a) qui ordonnent le pardon des offenses et incitant à l'appel à l'Islam par la persuasion ?
b) qui ordonnent le combat pour repousser les agressions ?
c) qui ordonnent l'initiative de l'attaque, mais en dehors des quatre mois sacrés ?
d) qui ordonnent l'initiative de l'attaque, absolument en tous temps ou tous lieux ?
Puisque les versets sont divergents, pour ne pas dire contradictoires, il faut choisir.
Il est vrai que l'islam sunnite prit rapidement sa décision via la théorie de l'abrogation, et développa toute une doctrine juridique du jihad et du statut de l'infidèle notamment. Il serait difficile d'expliquer à des musulmans que l'ensemble des traditionalistes, juristes, exégètes et biographes du prophète se sont trompés sur le sujet depuis 14 siècles. Le fait est, cependant, que d'autres attitudes vis-à-vis de cette thématique sont non seulement possibles à la lecture du texte coranique, mais aussi bien réelles, ainsi pour le cas de Mahmoud Mohammed Taha qui souhaitait inverser la tendance, dans les années 80. Il est vrai que ça ne lui a pas réussi : mais son exemple prouve qu'une autre lecture est toujours possible, même si très difficile pour l'exemple donné.