Coeur de Loi a écrit : 17 déc.25, 00:29
Je suis heureux de croire qu'il y a un espoir de justice, de bonté et de bonheur éternel au Paradis grace à Dieu.
Comment les athées gèrent leur désespoir d'une vraie justice, d'une vraie bonté, et d'un vrai bonheur "durable" ?
Le désespoir nait de l'espoir .
Pas d'attente , pas de déception .
Justement , le problème c'est l'espoir .
Admettons que ce que tu nommes la vraie justice , la vraie bonté , n'arrive pas .
Si tu n'a pas d'attente au départ , tu peux survivre intérieurement sans désespoir .
Si tu as des attentes et qu'elles n'arrivent pas , tu désespères .
En restant l'esprit sans appui , tu es bien mieux immunisé contre le désespoir qu'en entretenant perpétuellement un espoir auquel tu dépends .
Le mieux c'est de ne pas s'attacher à l'espoir ou au désespoir et être sans appui . L'excès devient toxique . Ne pas chercher trop l'un ou trop l'autre ( voie du milieu) .
Coeur de Loi a écrit : 20 déc.25, 00:49
Les croyants sont dans les difficultés comme tout le monde, c'est au paradis promis qu'ils seront vraiment heureux tout le temps.
Si les athées sont fatalistes et acceptent les malheurs comme la vie normale, le croyant n'accepte pas ce problème éternel et a l'espoir qu'il y a une solution éternelle, grace à Dieu.
Justement , si le athée était fataliste , il serait peut être plus heureux , parce que sachant s'adapter aux difficultés , alors que le croyant serait tout le temps frustré et désespéré de ne pas obtenir ce qu'il espère . En fait moi je ne crois que ni l'un ni l'autre ont la bonne formule , et que la bonne formule est plutôt entre les deux . je ne pense pas que le athée soit la caricature de ce que tu en fais .
Estrabolio a écrit : 17 déc.25, 21:33
Bonjour à tous,
Ayant vécu les deux expériences, croyant et incroyant, je dirais, au contraire, que le désespoir est plus du coté du croyant.
En effet, le croyant attendant un monde parfait ne peut qu'être désespéré par le monde imparfait où il vit alors que l'athée, qui lui ne croit pas forcément en un monde idéal, fait avec ce qu'il a.
Oui, et du coup par désespoir , le croyant se réfugie dans un bonheur qui n'arrivera qu'après la mort dans un paradis qu'il imagine . Il passe son temps à ne pas vivre l'instant présent parce que pas assez idéal pour lui et frustrant . Il entre dans une perpétuelle frustration .
Moi je pense qu'au contraire les incroyants sont souvent plus adultes psychologiquement, et qu'ils n'ont pas de méthode toute figée et toute faite . Ils sont dans l'adaptation . Une méthode figée pour faire face à l'impermanence est certes rassurante en apparence , mais provoque encore plus de souffrance .
Roxane a écrit : 17 déc.25, 01:09
je ne peux parler que pour moi-même et je n'ai pas d'espoir ni de désespoir et donc rien à gérer.
Oui, dans le Bouddhisme Chan on parlera de l'esprit sans appui .