Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.

Sujet d'actualité Au Québec l'accommodement raisonnable, un sujet d'actualité.
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pauline.px

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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.

Ecrit le 14 janv.26, 02:49

Message par pauline.px »

Bonjour à toute et à tous,
J'm'interroge a écrit : 25 déc.25, 10:00 tu raisonnes comme si l’omniscience était un concept stabilisé
Non, et je ne vois pas pourquoi vous me prêtez cet implicite.

je pense que cette notion n’est pas un concept tant qu’on n’a pas opéré un gros travail :
Comment pourrait être définis un "savoir" et un "sachant" (omni ou pas) sans aucune trace d’anthropomorphisme.

Voilà pourquoi l’IA me permettait d’introduire un tout petit peu de non-anthropomorphique.
Voilà aussi pourquoi j’ai évoqué d’autres dispositifs matériels. Un livre est-il un sachant ? La base de donnée de Google est-elle un sachant ?
J'm'interroge a écrit :Le fait que l’humain produise des méta-théories ne montre pas qu’il puisse accéder à un cadre ultime de la connaissance.
Je reconnais qu’un univers peuplé de créatures intelligentes complique sérieusement la tâche d’un apprenti omniscient mais j’ai l’impression que c’est purement quantitatif.

Et surtout, votre « cadre ultime de la connaissance » ressemble bigrement au « Grand Tout ».
Avec en plus l’idée d’une démarche infinie.
Ainsi vous suggérez que dans un cadre fini, la connaissance serait nécessairement infinie.
Par exemple, l'omniscience au sein d’un univers vide abritant juste un "sachant" serait donc infinie !
J'm'interroge a écrit :Ils montrent précisément que : nous multiplions les niveaux de discours, sans jamais accéder à un cadre ultime qui rend possibles ces niveaux.
On ne peut pas exclure qu’à partir d’un certain niveau tout savoir sera épuisé et que chaque niveau supplémentaire sera purement formel et redondant sur le fond. Le cadre ultime est formé de ce nombre fini de niveaux.

Ça me rappelle une fable lue chez le merveilleux Martin Gardner :
Un auteur fait traduire son bouquin dans une langue qu’il ne connaît absolument pas. Il se prépare à envoyer cette traduction à l’éditeur mais au préalable il veut rendre hommage à son traducteur en introduisant une notice « Je remercie Monsieur Rszagwuqqti pour avoir traduit mon ouvrage et je le félicite pour la qualité de sa traduction. »
Il communique aussitôt cette notice à son traducteur pour qu’il la traduise, et il reçoit la traduction de sa note de remerciement.
Mais pris de scrupules il décide d’ajouter une seconde note de remerciement : « Je remercie Monsieur Rszagwuqqti pour avoir aimablement traduit la note ci-dessus. » et demande aussitôt à M. Rszagwuqqti de traduire cette seconde note.
Une petite voix lui dit :
« Mais ça ne finira jamais… »
Et il lui répond « Bien sûr que si. » et lui montre que comment ça s’arrête bêtement.

J'm'interroge a écrit :Un état de savoir total n’est intelligible que si l’on peut préciser : ce que signifie « savoir », selon quels critères, relativement à quel cadre.
Je ne vous le fais pas dire !

Un exemple :
Les neurosciences tentent de percer le mystère de ces nombreux sportifs qui semblent capables de localiser précisément là où la balle ou le ballon va toucher le sol bien que la puissance de calcul de leur cerveau ne leur permette pas de calculer la trajectoire.
Dès lors, est-ce que toute la science humaine qui permet de calculer avec une bonne approximation la trajectoire est un "savoir" ?
Cette excellente approximation n'est-elle pas plutôt l’expression d’une ignorance purement humaine voire d’une impuissance ?

Pourquoi un omniscient connaîtrait-il les outils d’approximation que la Science humaine a forgé depuis Pythagore et Archimède ?

Pour un "sachant" s’agit-il de savoir ce qui est pertinent ou s’agit-il de connaître tout ce qui est passé par la tête des humains pour maîtriser leurs erreurs et non pas pour les éviter ?
La "connaissance" doit-elle connaître tout le faux que l'humain a édifié ?
Avec ses difficultés récurrentes vis-à-vis de la vérité ou incontournables vis à vis du "réel en soi", est-ce que la connaissance humaine est un bon modèle de connaissance ?
J'm'interroge a écrit :Lorsque tu demandes si l’omniscience inclut toutes les réponses à toutes nos questions, le problème apparaît clairement.
Effectivement, si l’omniscience incluait toutes les réponses à toutes les questions ce serait assez facile puisque quelles qu’elles soient les questions humaines sont très probablement en nombre fini.

Très cordialement
Votre sœur pauline

medico

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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.

Ecrit le 14 janv.26, 02:56

Message par medico »

kaboo a écrit : 07 janv.26, 04:20 Bonjour medico. :)

Ce sujet ne porte pas sur les Témoins de Jéhovah ou une autre religion mais sur l'omniscience uniquement.
La Bible ou le Coran ne sont pas des preuves recevables concernant ce sujet.

Donc, soit tu cesses avec ton Jéhovisme, soit, je serais dans l'obligation de prendre les mesures nécessaires.

A toi de voir.

Cordialement.
Ou je parle des témoins de Jéhovah dans ce sujet?
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance . AM - JW - Les Témoins de Jéhovah

J'm'interroge

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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.

Ecrit le 14 janv.26, 08:21

Message par J'm'interroge »

.
@ pauline.px,

Il me semble que tu essayes de noyer le poisson.


1. « L’omniscience n’est pas un concept sans travail préalable »
Justement. Ma démonstration ne présuppose pas un concept naïf d’omniscience. Elle montre qu’avant même d’être enrichi ou purgé de l’anthropomorphisme, le concept s’effondre dès qu’on exige une cohérence minimale entre savoir, objet du savoir et réflexivité. Le problème est logique, pas humain.

2. Anthropomorphisme et exemples matériels (livre, base de données)
Un livre ou une base de données ne sont pas des “sachants” parce qu’ils ne satisfont aucune condition minimale du savoir. Ils ne savent rien. Ils contiennent ou encodent. Ma démonstration repose précisément sur cette distinction. Introduire ces exemples brouille les niveaux au lieu de les clarifier.

3. IA et non-anthropomorphique
L’IA ne règle rien ici. Elle reste un système fini, dépendant, non réflexif au sens fort. Elle n’introduit pas une omniscience non anthropomorphique. Elle fournit seulement un contre-exemple à l’identification naïve entre cerveau humain et intelligence. Ce point est déjà intégré dans le cadre.

4. « Difficulté purement quantitative » liée à la pluralité des intelligences
Non. Ce n’est pas quantitatif. C’est structurel. Dès qu’il existe plusieurs centres de connaissance partielle, l’idée d’un savoir total se heurte à des problèmes de réflexivité, de perspective et de hiérarchie des contenus. Ajouter des unités de savoir ne converge pas vers l’omniscience.

5. Assimilation du “cadre ultime” au “Grand Tout”
C’est une erreur de lecture. Le cadre ultime n’est pas une totalité ontologique, mais une borne logique. Il sert à tester la cohérence du concept, pas à postuler une entité. Le confondre avec le “Grand Tout” revient à réintroduire ce que la démonstration suspend précisément.

6. Univers fini, savoir fini, omniscience triviale
C’est là que ton objection rate sa cible. Même dans un univers vide avec un seul “sachant”, la question n’est pas la quantité de faits à connaître, mais la possibilité d’un savoir total incluant sa propre complétude. La régression n’est pas empirique. Elle est logique.

7. Épuisement possible du savoir et redondance formelle
Même si le contenu factuel est fini, la question de la connaissance de ce fait, puis de la connaissance de cette connaissance, demeure. La finitude des données ne supprime pas la structure réflexive qui rend l’omniscience incohérente.

8. Fable de Martin Gardner
Elle illustre exactement l’argument contre l’omniscience, pas en sa faveur. Le fait que “ça s’arrête bêtement” dépend d’une décision externe, pas d’une complétude interne. Or l’omniscience prétend être complète par essence, pas par arrêt arbitraire.

9. Approximation, science humaine et ignorance
Tu changes encore de plan. L’omniscience n’est pas définie comme connaissance des méthodes humaines, ni comme optimisation pragmatique. Elle est définie comme connaissance de ce qui est. Or connaître ce qui est inclut nécessairement la distinction entre vrai, faux, approximatif et erroné. Sinon, le mot “savoir” perd tout contenu.

10. Le faux, l’erreur, les constructions humaines
Oui, une omniscience devrait les connaître en tant que faux et erronés. Ne pas les connaître, ce n’est pas être “plus pur”, c’est être incomplet. Ta tentative d’épurer l’omniscience la vide de ce qui fait précisément un savoir.

11. Finitude des questions humaines
Totalement hors sujet. L’omniscience ne porte pas sur les questions humaines mais sur la totalité de ce qui est connaissable. Limiter le problème au stock fini de questions humaines, c’est encore déplacer la difficulté au lieu de l’affronter.


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