J'm'interroge a écrit :L’argument de la régression infinie est mal utilisé. La logique formelle ne “valide pas la validation à l’infini” : elle fixe des règles de base à partir desquelles on évalue. C’est précisément ce qui évite la régression.
vic a écrit : 29 mars26, 00:58
Non , la logique formelle ne fixe rien du tout , c'est la personne qui fixe les règles .
Tu fais un truisme pour éviter le point.
Oui, ce sont des humains qui définissent les systèmes formels.
Mais une fois les règles fixées, elles ne dépendent plus de la personne qui raisonne : elles s’appliquent de manière contraignante.
Dire “c’est la personne qui fixe les règles” ne répond pas au problème de la régression.
Justement, la logique formelle consiste à poser un point d’arrêt explicite (axiomes, règles) pour éviter d’avoir à tout revalider à l’infini.
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vic a écrit : 29 mars26, 00:58
Non , la logique formelle ne fixe rien du tout , c'est la personne qui fixe les règles .
Vous répétez la même confusion.
Oui, les règles sont posées par convention au départ.
Mais une fois posées, elles ne dépendent plus d’une “doctrine” personnelle : elles s’imposent à tous de la même manière.
Sinon, il n’y aurait plus de différence entre :
- un raisonnement valide,
- et une simple opinion.
Dire “c’est selon sa doctrine” revient à nier toute contrainte logique.
Et dans ce cas, plus rien n’est discutable — chacun a “sa logique”, donc plus de logique du tout.
Et la logique n’est pas une doctrine.
Ce n’est pas un système d’opinions ou de croyances, mais un ensemble de critères et de règles qui permettent d’évaluer la validité d’un raisonnement.
On peut choisir d’utiliser un système logique, le formaliser différemment ou en discuter les fondements, mais une fois posé, il ne dépend plus d’une “doctrine personnelle” :
il impose ses contraintes indépendamment de celui qui l’utilise.
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J'm'interroge a écrit :Mais ça ne répond toujours pas à la question : comment distinguer un raisonnement valide d’un raisonnement erroné autrement qu'au feeling ?
vic a écrit : 29 mars26, 01:03
Dans l'absolu on ne peut pas clairement distinguer un jugement valide de celui qui ne l'est pas .
Ce qu'on observe c'est une convergence de perceptions entre humains , et on en fait des règles de logique .
Mais ces règles logiques donc ne peuvent pas clairement être distinctes d'un feeling commun de tous les hommes .
Dans ce sens , la logique ne rend compte que du feeling commun , rien de plus .
Parler de rigueur logique en devient assez subjectif à ça .
Même la “rigueur logique” n’est pas purement objective
Elle dépend du cadre accepté par les humains
Elle est donc relative à une culture, un temps, un contexte
Ce que j'appelle “feeling commun” est en réalité le socle informel qui chapeaute le formel.
Tu mélanges encore le niveau psychologique et le niveau logique.
Oui, historiquement, les humains constatent des régularités et formalisent ensuite des règles.
Mais une fois les règles posées, elles ne sont plus du “feeling” : elles définissent objectivement ce qu’est une inférence valide dans un système donné.
Dire que la logique “se réduit au ressenti commun”, c’est confondre :
- l’origine empirique des systèmes (humaine, donc faillible),
- et leur fonctionnement interne (strictement normé).
Sinon, tu détruis la distinction même entre :
- “ça me paraît cohérent”,
- et “c’est valide selon les règles”.
Or toute la logique sert précisément à sortir du simple ressenti pour permettre des jugements contrôlables, explicites et discutables.
Si tu réduis tout au “feeling”, tu perds le critère de distinction — et donc la logique elle-même.
Ton “Dans l’absolu” sert ici de passe-partout pour éviter d’avoir à prouver quoi que ce soit.
Mais précisément, en logique on ne travaille pas “dans l’absolu” : on travaille dans un cadre défini, avec des règles explicites qui permettent de distinguer le valide de l’invalide dans ce qui est énoncé comme raisonnement ou conclusion de raisonnement. Cela porte sur ce qui est affirmé, autrement dit sur des énoncés.
Dire “on ne peut pas distinguer” revient à nier l’existence même de ces cadres, alors que c’est justement eux qui rendent la distinction possible.
Autrement dit, le problème n’est pas l’absolu :
c’est l’absence de définition précise du terrain sur lequel tu prétends conclure.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !