J'm'interroge a écrit : Quand tu écris :
- “le flux n’est ni apparaître ni non-apparaître”
- “ni forme ni non-forme”
- “la réalité brute”
Je n’ai pas “inventé” un système complet à ta place. J’ai essayé de tirer les conséquences possibles de certaines formulations, parfois trop loin, peut-être (???) ça, je peux l’admettre.vic a écrit : 20 mai26, 02:58
Là oui, je dis ça .
Mais pourquoi avant ça tu as complètement inventé des choses que je n'avais jamais dite ?
Imagine que quelqu'un te dise " a quoi tu penses " .
Tu réponds " à rien de spécial" .
C'est un classique .
En réalité tu penses sans penser , les pensées apparaissent sans apparaitre etc ....
Rien de compliqué à comprendre .
Mais ton exemple “je pense sans penser” montre précisément le point de désaccord.
Tu utilises des formulations paradoxales pour desserrer les catégories fixes, ce que je comprends très bien.
Le problème est que tu sembles ensuite vouloir leur donner un statut plus fort qu’un simple usage paradoxal du langage, comme si elles décrivaient directement une réalité échappant totalement aux distinctions.
Or quand quelqu’un dit : “rien de spécial”, cela ne signifie pas :
- absence totale de vécu
- absence totale de pensée
- ni “ni pensée ni non-pensée”
Ça signifie simplement : pas de contenu saillant identifié.
Autrement dit, tu prends souvent :
- le flou,
- le peu différencié,
- le non-thématisé,
et tu le radicalises en dehors absolu des distinctions.
C’est là que je décroche.
Parce que même une pensée vague, même un silence, même une attention flottante apparaissent encore d’une certaine manière dans le vécu, sans qu’il soit nécessaire d’en faire des objets fixes ou “positifs”.
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