Tu n'as pas compris le propos.
Je ne nie pas qu’il y ait expérience, perception, pensée, reconnaissance par association, etc. Ça, c’est justement ce qui est observé.
Ce que je refuse, c’est d’ajouter une entité supplémentaire appelée “conscience” qui serait distincte de ces occurrences et censée les contenir ou les produire.
Ta demande (“forme, couleur, bras, jambes”) repose sur une fausse alternative : soit c’est un objet, soit c’est une entité mystérieuse. Mais ce cadre est déjà une construction.
Dire “la conscience existe parce qu’il y a de l’expérience” est un raccourci. Cela revient à transformer un mot (conscience) en chose autonome sans montrer ce qu’il désigne en plus des phénomènes déjà décrits.
Enfin, parler de “dissonance cognitive” ici n’a pas de sens : il n’y a pas contradiction à dire qu’un concept peut être jugé non nécessaire sans nier les phénomènes qu’il regroupe.
La question n’est donc pas “où est la conscience dans le monde ?”, mais “est-ce qu’on a besoin de postuler une entité en plus de ce qui est déjà décrit ?”.
Dans ma démarche, la réponse est non.
Tu essaies de me piéger dans un “si ce n’est pas un objet alors tu le nies”, alors que ma position est “je refuse l’hypothèse creuse”.
.
1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.