Croyance vs Empirisme ou Science.
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 13 juin26, 08:09.
@ ronronladouceur,
Tu affirmes que je ne fais pas ce que je dis faire, mais tu ne donnes aucun élément descriptif précis de cette différence. Dire « théoriquement vs pratiquement » ne constitue pas une objection tant que cela n’est pas illustré. Qu’est-ce qui, concrètement, dans ce que je fais, contredirait ce que j’énonce ? Sans cela, il s’agit d’une simple affirmation.
Concernant le cas de « Dieu » ou des récits de type Conversations avec Dieu, il faut revenir à la distinction initiale. Lorsqu’un événement est rapporté, ce qui est donné dans l’expérience, ce sont des sensations, des affects, des représentations, des discours, des souvenirs, éventuellement des interprétations. Le mot « Dieu » apparaît dans ces récits comme élément du discours ou de l’interprétation. Mais cela ne change rien au point central : il n’y a toujours pas, dans ce qui est effectivement décrit, d’entité identifiable indépendamment de ces éléments.
Dire que « Dieu se nommait » dans un événement revient déjà à une interprétation du contenu du récit, pas à la description de ce qui est effectivement rencontré comme donné. Je ne nie pas qu’il y ait des récits, des vécus rapportés, des expériences ou des interprétations fortes. Je dis simplement que ces éléments, en tant que tels, restent des sensations, des affects, des représentations et des discours, et qu’aucune entité supplémentaire ne s’y donne de manière directement identifiable. Et tant qu’on ne précise pas ce qui serait observé en plus de cela, on reste au niveau de l’interprétation.
Enfin, dire que « l’entité qui opère est la base du discours » est précisément ce qui est en question ici, pas ce qui est établi. C’est une thèse. Pas un constat. Et elle suppose déjà ce qu’il s’agit de montrer ou de démontrer empiriquement.
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@ ronronladouceur,
Tu affirmes que je ne fais pas ce que je dis faire, mais tu ne donnes aucun élément descriptif précis de cette différence. Dire « théoriquement vs pratiquement » ne constitue pas une objection tant que cela n’est pas illustré. Qu’est-ce qui, concrètement, dans ce que je fais, contredirait ce que j’énonce ? Sans cela, il s’agit d’une simple affirmation.
Concernant le cas de « Dieu » ou des récits de type Conversations avec Dieu, il faut revenir à la distinction initiale. Lorsqu’un événement est rapporté, ce qui est donné dans l’expérience, ce sont des sensations, des affects, des représentations, des discours, des souvenirs, éventuellement des interprétations. Le mot « Dieu » apparaît dans ces récits comme élément du discours ou de l’interprétation. Mais cela ne change rien au point central : il n’y a toujours pas, dans ce qui est effectivement décrit, d’entité identifiable indépendamment de ces éléments.
Dire que « Dieu se nommait » dans un événement revient déjà à une interprétation du contenu du récit, pas à la description de ce qui est effectivement rencontré comme donné. Je ne nie pas qu’il y ait des récits, des vécus rapportés, des expériences ou des interprétations fortes. Je dis simplement que ces éléments, en tant que tels, restent des sensations, des affects, des représentations et des discours, et qu’aucune entité supplémentaire ne s’y donne de manière directement identifiable. Et tant qu’on ne précise pas ce qui serait observé en plus de cela, on reste au niveau de l’interprétation.
Enfin, dire que « l’entité qui opère est la base du discours » est précisément ce qui est en question ici, pas ce qui est établi. C’est une thèse. Pas un constat. Et elle suppose déjà ce qu’il s’agit de montrer ou de démontrer empiriquement.
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 13 juin26, 10:29C'est un constat... Maintenant si vous faites semblant de ne pas le voir vous-même, il y a un problème...J'm'interroge a écrit : 13 juin26, 08:09 .
Tu affirmes que je ne fais pas ce que je dis faire, mais tu ne donnes aucun élément descriptif précis de cette différence. Dire « théoriquement vs pratiquement » ne constitue pas une objection tant que cela n’est pas illustré. Qu’est-ce qui, concrètement, dans ce que je fais, contredirait ce que j’énonce ? Sans cela, il s’agit d’une simple affirmation.
Quand dieu se nomme, il se nomme; quand il parle de lui-même, qui d'autre que lui-même parle? Ou alors VOUS ne faites qu'interpréter ce qui se présente... Évidemment vous pouvez douter autant qu'il vous plaira, mais ce ne sera qu'interprétation... C'est vous donc qui en rajoutez... Donc vous faites ce que vous reprochez en vous cachant derrière la théorie...Concernant le cas de « Dieu » ou des récits de type Conversations avec Dieu, il faut revenir à la distinction initiale. Lorsqu’un événement est rapporté, ce qui est donné dans l’expérience, ce sont des sensations, des affects, des représentations, des discours, des souvenirs, éventuellement des interprétations. Le mot « Dieu » apparaît dans ces récits comme élément du discours ou de l’interprétation. Mais cela ne change rien au point central : il n’y a toujours pas, dans ce qui est effectivement décrit, d’entité identifiable indépendamment de ces éléments.
Vous imaginez une ombre inexistante alors que l'entité qui opère est en plein lumière...Enfin, dire que « l’entité qui opère est la base du discours » est précisément ce qui est en question ici, pas ce qui est établi. C’est une thèse. Pas un constat. Et elle suppose déjà ce qu’il s’agit de montrer ou de démontrer empiriquement.
Et même ici, qu'est-ce au juste qui opère? Une ombre?
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 13 juin26, 13:46.
@ ronronladouceur,
Tu continues à affirmer, mais toujours sans montrer. Tu dis : « C'est un constat. » Très bien. Alors décris-le. Qu'est-ce que tu constates exactement ? Qu'est-ce que je fais concrètement qui contredirait ce que j'énonce ?
Car pour l'instant tu ne décris rien. Tu affirmes seulement qu'il y aurait quelque chose à voir. Or c'est précisément ce que je te demande depuis le début : dire comment cela se présente. Ce que tu ne fais pas.
Concernant Dieu, tu écris : « Quand Dieu se nomme, il se nomme ; quand il parle de lui-même, qui d'autre que lui-même parle ? » Mais c'est justement là que tu introduis ce qu'il faudrait établir.
Ce qui se présente, ce sont des mots, des phrases, des représentations, des discours. Que le locuteur soit effectivement Dieu est précisément ce qui est en question. Tu pars donc de la conclusion pour interpréter ce qui se présente.
Autrement dit : un discours se présente, le mot « Dieu » s'y présente, une représentation de Dieu s'y présente. Et tu conclus alors que Dieu lui-même se présente. C'est exactement la confusion que je pointe depuis le début entre ce qui se présente et ce qui en est déduit.
Tu me réponds alors : « Ou alors VOUS ne faites qu'interpréter ce qui se présente. » Non. Précisément parce que je ne conclus pas que Dieu parle. Je constate seulement qu'un discours se présente dans lequel il est question de Dieu. La différence est considérable.
Tu ajoutes ensuite : « Vous pouvez douter autant qu'il vous plaira, mais ce ne sera qu'interprétation. » Là encore, non. Suspendre une conclusion n'est pas produire une interprétation concurrente. Ne pas conclure que Dieu parle n'est pas conclure que Dieu ne parle pas. C'est simplement refuser de transformer un discours en preuve de ce qu'il affirme.
Enfin, tu reviens à cette fameuse « entité qui opère ». Mais là encore, tu ne la décris jamais. Tu affirmes qu'elle est « en pleine lumière ». Très bien. Alors montre-la. Décris-la. Comment se présente-t-elle ? Où est-elle ? Que perçois-tu exactement ?
Car lorsque j'examine ce qui se présente, je trouve des sensations, des affects et des représentations. Je trouve aussi des régularités, des enchaînements, des transformations et des discours. Mais je ne trouve nulle part une entité distincte qui opérerait ces phénomènes.
Dire qu'une telle entité existe n'est donc pas un constat. C'est une interprétation ajoutée à ce qui se présente..Et c'est précisément ce genre d'ajout que je mets systématiquement en question.
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@ ronronladouceur,
Tu continues à affirmer, mais toujours sans montrer. Tu dis : « C'est un constat. » Très bien. Alors décris-le. Qu'est-ce que tu constates exactement ? Qu'est-ce que je fais concrètement qui contredirait ce que j'énonce ?
Car pour l'instant tu ne décris rien. Tu affirmes seulement qu'il y aurait quelque chose à voir. Or c'est précisément ce que je te demande depuis le début : dire comment cela se présente. Ce que tu ne fais pas.
Concernant Dieu, tu écris : « Quand Dieu se nomme, il se nomme ; quand il parle de lui-même, qui d'autre que lui-même parle ? » Mais c'est justement là que tu introduis ce qu'il faudrait établir.
Ce qui se présente, ce sont des mots, des phrases, des représentations, des discours. Que le locuteur soit effectivement Dieu est précisément ce qui est en question. Tu pars donc de la conclusion pour interpréter ce qui se présente.
Autrement dit : un discours se présente, le mot « Dieu » s'y présente, une représentation de Dieu s'y présente. Et tu conclus alors que Dieu lui-même se présente. C'est exactement la confusion que je pointe depuis le début entre ce qui se présente et ce qui en est déduit.
Tu me réponds alors : « Ou alors VOUS ne faites qu'interpréter ce qui se présente. » Non. Précisément parce que je ne conclus pas que Dieu parle. Je constate seulement qu'un discours se présente dans lequel il est question de Dieu. La différence est considérable.
Tu ajoutes ensuite : « Vous pouvez douter autant qu'il vous plaira, mais ce ne sera qu'interprétation. » Là encore, non. Suspendre une conclusion n'est pas produire une interprétation concurrente. Ne pas conclure que Dieu parle n'est pas conclure que Dieu ne parle pas. C'est simplement refuser de transformer un discours en preuve de ce qu'il affirme.
Enfin, tu reviens à cette fameuse « entité qui opère ». Mais là encore, tu ne la décris jamais. Tu affirmes qu'elle est « en pleine lumière ». Très bien. Alors montre-la. Décris-la. Comment se présente-t-elle ? Où est-elle ? Que perçois-tu exactement ?
Car lorsque j'examine ce qui se présente, je trouve des sensations, des affects et des représentations. Je trouve aussi des régularités, des enchaînements, des transformations et des discours. Mais je ne trouve nulle part une entité distincte qui opérerait ces phénomènes.
Dire qu'une telle entité existe n'est donc pas un constat. C'est une interprétation ajoutée à ce qui se présente..Et c'est précisément ce genre d'ajout que je mets systématiquement en question.
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 14 juin26, 04:29Vous formulez : 'Ça se présente comme ça se présente'... Vous répétez les mots qui sont dits... On les reçoit comme ils se présentent ou non? L'entité possiblement présente dans ce qui se présente, dans ce qui est dit, interprète-t-elle elle-même ce qu'elle vit, ce qu'elle dit?J'm'interroge a écrit : 13 juin26, 13:46 Tu continues à affirmer, mais toujours sans montrer. Tu dis : « C'est un constat. » Très bien. Alors décris-le. Qu'est-ce que tu constates exactement ? Qu'est-ce que je fais concrètement qui contredirait ce que j'énonce ?
Car pour l'instant tu ne décris rien. Tu affirmes seulement qu'il y aurait quelque chose à voir. Or c'est précisément ce que je te demande depuis le début : dire comment cela se présente. Ce que tu ne fais pas.
Voyez-vous qu'on ne s'en sortira pas?
Qu'est-ce qui se nomme? Le mot Dieu? Ou quelque entité derrière (pour les besoins de la cause)?Concernant Dieu, tu écris : « Quand Dieu se nomme, il se nomme ; quand il parle de lui-même, qui d'autre que lui-même parle ? » Mais c'est justement là que tu introduis ce qu'il faudrait établir.
Avançons donc : allez-y, tentez donc de l'établir... Selon quels critères?
Vous arriverez à quoi? Selon quelle perspective? Croyez-vous pouvoir trancher?
Cessez de regarder le doigt et regardez ce qui vous est montré : 'qui se présente comme il se présente'. Sinon on peut tergiverser longtemps...Ce qui se présente, ce sont des mots, des phrases, des représentations, des discours. Que le locuteur soit effectivement Dieu est précisément ce qui est en question. Tu pars donc de la conclusion pour interpréter ce qui se présente.
Pourquoi une représentation? Quel nom vous satisferait? L'Intelligence 'nommée' adapterait-elle son discours, voire son propre nom à l'interlocuteur? Qu'est-ce qui se cache derrière votre Source? Qu'est-ce que vous y gagnez à la nier, à l'avoir mise sur une tablette?Autrement dit : un discours se présente, le mot « Dieu » s'y présente, une représentation de Dieu s'y présente. Et tu conclus alors que Dieu lui-même se présente. C'est exactement la confusion que je pointe depuis le début entre ce qui se présente et ce qui en est déduit.
Dieu, la Source ou autres sont des mots qui pointent... Qui pointe quoi?
Je ne conclus pas, je questionne, j'examine ce qui se présente comme il se présente : le mot Dieu. Vous en jugez au point de départ sans que l'on sache quels sont vos critères... Je vous ai posé cette question et j'attends toujours une réponse, pas votre conclusion hâtive...
Je fais référence à cette entité qui opère, vous-même, qui pointez à l'aide mots, mais des mots ne pouvant être attribuables à aucune entité, comme les affects (par exemple, vus ou interprétés tels des nuages flottant dans un no man's land)...Enfin, tu reviens à cette fameuse « entité qui opère ». Mais là encore, tu ne la décris jamais. Tu affirmes qu'elle est « en pleine lumière ». Très bien. Alors montre-la. Décris-la. Comment se présente-t-elle ? Où est-elle ? Que perçois-tu exactement ?
Possiblement, mais là n'est pas la question... Vous concluez avant même d'avoir véritablement examiné...Car lorsque j'examine ce qui se présente, je trouve des sensations, des affects et des représentations. Je trouve aussi des régularités, des enchaînements, des transformations et des discours. Mais je ne trouve nulle part une entité distincte qui opérerait ces phénomènes.
Et je pars du principe qu'un discours est attribuable à une entité, etc. Que ce soit la personne qui se raconte selon une perspective ou l'autre, ou possiblement l'entité qui se présente dans ce qui se présente...
Je ne dis pas qu'elle existe, je dis qu'un nom se présente comme il se présente. S'il se présente comme se nommant Dieu, qui le fait? Et se nommant Dieu, j'en fais avant tout le constat. Cela qui se dit Dieu se pointe lui-même du doigt...Dire qu'une telle entité existe n'est donc pas un constat.
Comprenons donc le nom en tant que doigt qui montre le générique 'entité' en tant que portant un discours... Hypothèse pour le moment, si vous voulez... Pourquoi poser d'emblée que ce serait une fausse id-entité? Je ne dis pas qu'elle est vraie... Je questionne le propos...
Vous, le savez-vous ou l'interprétez-vous ainsi?
À quoi ou à qui attribuerons-nous le discours de ce qui se nomme 'Dieu'? Interprétations, hypothèses, selon diverses perspectives? Tournage en rond... Impossible de trancher?C'est une interprétation ajoutée à ce qui se présente. Et c'est précisément ce genre d'ajout que je mets systématiquement en question.
Dès lors, suspension du jugement?
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 14 juin26, 13:30.
@ ronronladouceur,
Je crois que nous tournons en rond pour une raison très simple. Tu continues à me demander ce qui se cache derrière ce qui se présente, tandis que je continue à te répondre que ce n'est pas la question que je me pose.
Tu écris : « Qu'est-ce qui se nomme ? Le mot Dieu ? Ou quelque entité derrière ? »
Justement. Le « derrière » est déjà un ajout. Ce qui se présente, c'est un mot, un discours, une représentation. Le « quelque chose derrière » n'est pas donné. Il est supposé. Tu peux l'hypothétiser si tu le souhaites, mais il ne se présente pas.
Tu me demandes alors selon quels critères il faudrait établir qu'il s'agit de Dieu. Mais précisément : je ne cherche pas à l'établir. Je constate simplement qu'un discours se présente dans lequel apparaît le mot « Dieu ». C'est tout. Le reste relève de l'interprétation.
Tu sembles croire que si je refuse de conclure qu'il s'agit de Dieu, alors je conclus nécessairement autre chose. Mais non. Je suspends simplement le jugement. Je ne dis pas : « C'est Dieu. » Je ne dis pas : « Ce n'est pas Dieu. » Je constate seulement qu'un discours se présente.
Tu écris ensuite : « À quoi ou à qui attribuerons-nous le discours ? »
Mais pourquoi faudrait-il absolument l'attribuer à quelque chose ? C'est précisément le genre de question que je laisse de côté. Car dès qu'on y répond, on quitte la description pour entrer dans la théorie.
Et c'est là notre désaccord fondamental. Tu cherches ce qui produirait, porterait ou fonderait ce qui se présente. Moi je m'intéresse à la manière dont cela se présente.
Qu'importe ce qui ferait que cela apparaît. Comment cela apparaît-il ? Voilà la question. Et c'est précisément parce que je m'en tiens à cette question que les problèmes que tu soulèves perdent leur nécessité.
- Tu demandes : « Qui parle ? » Je réponds : un discours se présente.
- Tu demandes : « Qui pense ? » Je réponds : des représentations se présentent.
- Tu demandes : « Qui ressent ? » Je réponds : des affects se présentent.
- Tu demandes : « Qui observe ? » Je réponds : des sensations, des affects et des représentations se présentent.
À chaque fois, tu cherches une entité derrière le phénomène. Et à chaque fois je te réponds que cette entité ne se présente jamais, elle est postulée. Et c'est pourquoi j'ajoute qu'elle est théorique en ce qu'elle est invoquée comme explication. Car elle répond à une question supplémentaire : « Qu'est-ce qui fait que cela se présente ? »
Or, dans une démarche empiriste stricte, cette question n'a aucun privilège particulier. Qu'importe ce qui fait que ce qui se présente se présente. Ce qui importe, c'est comment cela se présente en termes descriptifs.
C'est la question pragmatique par excellence. C'est la question que se pose un empiriste. Car toute réponse à toute autre question sera nécessairement théorique et de ce que je constate : très généralement creuse.
Et c'est exactement ce qui est en jeu depuis le début de cette discussion.
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@ ronronladouceur,
Je crois que nous tournons en rond pour une raison très simple. Tu continues à me demander ce qui se cache derrière ce qui se présente, tandis que je continue à te répondre que ce n'est pas la question que je me pose.
Tu écris : « Qu'est-ce qui se nomme ? Le mot Dieu ? Ou quelque entité derrière ? »
Justement. Le « derrière » est déjà un ajout. Ce qui se présente, c'est un mot, un discours, une représentation. Le « quelque chose derrière » n'est pas donné. Il est supposé. Tu peux l'hypothétiser si tu le souhaites, mais il ne se présente pas.
Tu me demandes alors selon quels critères il faudrait établir qu'il s'agit de Dieu. Mais précisément : je ne cherche pas à l'établir. Je constate simplement qu'un discours se présente dans lequel apparaît le mot « Dieu ». C'est tout. Le reste relève de l'interprétation.
Tu sembles croire que si je refuse de conclure qu'il s'agit de Dieu, alors je conclus nécessairement autre chose. Mais non. Je suspends simplement le jugement. Je ne dis pas : « C'est Dieu. » Je ne dis pas : « Ce n'est pas Dieu. » Je constate seulement qu'un discours se présente.
Tu écris ensuite : « À quoi ou à qui attribuerons-nous le discours ? »
Mais pourquoi faudrait-il absolument l'attribuer à quelque chose ? C'est précisément le genre de question que je laisse de côté. Car dès qu'on y répond, on quitte la description pour entrer dans la théorie.
Et c'est là notre désaccord fondamental. Tu cherches ce qui produirait, porterait ou fonderait ce qui se présente. Moi je m'intéresse à la manière dont cela se présente.
Qu'importe ce qui ferait que cela apparaît. Comment cela apparaît-il ? Voilà la question. Et c'est précisément parce que je m'en tiens à cette question que les problèmes que tu soulèves perdent leur nécessité.
- Tu demandes : « Qui parle ? » Je réponds : un discours se présente.
- Tu demandes : « Qui pense ? » Je réponds : des représentations se présentent.
- Tu demandes : « Qui ressent ? » Je réponds : des affects se présentent.
- Tu demandes : « Qui observe ? » Je réponds : des sensations, des affects et des représentations se présentent.
À chaque fois, tu cherches une entité derrière le phénomène. Et à chaque fois je te réponds que cette entité ne se présente jamais, elle est postulée. Et c'est pourquoi j'ajoute qu'elle est théorique en ce qu'elle est invoquée comme explication. Car elle répond à une question supplémentaire : « Qu'est-ce qui fait que cela se présente ? »
Or, dans une démarche empiriste stricte, cette question n'a aucun privilège particulier. Qu'importe ce qui fait que ce qui se présente se présente. Ce qui importe, c'est comment cela se présente en termes descriptifs.
C'est la question pragmatique par excellence. C'est la question que se pose un empiriste. Car toute réponse à toute autre question sera nécessairement théorique et de ce que je constate : très généralement creuse.
Et c'est exactement ce qui est en jeu depuis le début de cette discussion.
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 14 juin26, 16:13Très bien.J'm'interroge a écrit : 14 juin26, 13:30 Je constate simplement qu'un discours se présente dans lequel apparaît le mot « Dieu ». C'est tout. Le reste relève de l'interprétation.
Voilà qui clôt le débat...
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 15 juin26, 00:24.
La science ne s’est pas encore complètement départie d’une approche métaphysique, mais une science strictement empiriste est concevable. Elle se limiterait à décrire les régularités observées, à les formaliser et à produire des prédictions, sans prétendre expliquer ce qui est observé, ni invoquer ce qui le produirait, le fonderait ou se cacherait derrière les phénomènes.
La différence essentielle entre une science métaphysicienne et une science empiriste tient précisément à cela : la première cherche à expliquer, en répondant à la question « Comment se fait-il que ? », tandis que la seconde s’en tient à la description et à la prévision, en répondant à la question : « Comment cela se présente-t-il ? »
Expliquer consiste toujours à introduire quelque chose qui n’est pas donné dans l’observation : mécanismes, causes, structures ou entités supposées sous-jacentes. C’est toujours irréductiblement théorique et spéculatif. Même lorsque ces théories sont efficaces et prédictives, elles restent des constructions théoriques. Une réalité sous-jacente n’est jamais directement donnée : elle demeure hypothétique, et les entités qu’elle mobilise ne sont jamais observables en tant que telles. On ne vérifie jamais une telle réalité, seulement la conformité des prédictions avec les observations.
Ainsi, du point de vue empiriste strict, l’explication dépasse toujours ce qui est effectivement constaté. Elle n’ajoute pas de contenu observable mais des entités explicatives supposées. C’est pourquoi une science strictement empiriste se limiterait à décrire les phénomènes tels qu’ils se présentent, à identifier leurs régularités et à en tirer des prédictions.
La question fondamentale n’est alors plus « Pourquoi cela se produit-il ? », mais « Comment cela se présente-t-il ? ». Tout le reste relève de constructions explicatives qui excèdent le donné.
_____
Relativement à une remarque faite dans un autre topic, j'ai répondu :
La complexité du vivant est une donnée. C’est quelque chose qui se constate dans l’expérience. Quant à l’idée d’un Dieu créateur de cette complexité, elle se veut être une explication, mais rien de tel ne se présente dans l’expérience elle-même. Et surtout, elle ne permet aucune prédiction testable distincte, en plus d’être invérifiable. Dans une démarche strictement empirique, on ne cherche pas à expliquer quoi que ce soit au sens de postuler des causes ou des entités sous-jacentes. On se contente d’observer, de décrire et éventuellement de formuler des prédictions, voire de formuler des lois à partir des phénomènes constatés.
Ce n’est pas une volonté d’éviter la réponse. C’est précisément une manière de répondre : distinguer ce qui est constaté de ce qui est ajouté comme interprétation. Parler comme le “commun des mortels” n’empêche pas de clarifier ce qu’on fait quand on affirme quelque chose. Dire qu’une chose “explique” ne suffit pas à montrer qu’elle correspond à quelque chose d’observable. Ici, la question n’est pas le style de langage, mais le statut de ce qui est affirmé : est-ce que “Dieu créateur” renvoie à quelque chose de constatable dans l’expérience, ou à une interprétation ajoutée aux phénomènes constatés ? Je ne refuse pas de répondre, je demande simplement sur quoi repose exactement l’affirmation.
Déplacer le débat vers une évidence supposée sans préciser le contenu de l’observation n'avance à rien. Observer quelque chose ne suffit pas à établir ce que cela “serait” au-delà de comme elle se présente. Dire que “c’est facile à observer” ne répond pas à la question posée : qu’est-ce qui est exactement observé quand on parle d'un “Dieu créateur” ? Un phénomène identifiable dans l’expérience, ou une interprétation ajoutée ? Le point de blocage n’est pas l’observation en général, mais le passage entre ce qui est observé et l’entité supposée derrière. C’est précisément ce passage-là qui demande une description précise, pas une simple affirmation d’évidence.
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La science ne s’est pas encore complètement départie d’une approche métaphysique, mais une science strictement empiriste est concevable. Elle se limiterait à décrire les régularités observées, à les formaliser et à produire des prédictions, sans prétendre expliquer ce qui est observé, ni invoquer ce qui le produirait, le fonderait ou se cacherait derrière les phénomènes.
La différence essentielle entre une science métaphysicienne et une science empiriste tient précisément à cela : la première cherche à expliquer, en répondant à la question « Comment se fait-il que ? », tandis que la seconde s’en tient à la description et à la prévision, en répondant à la question : « Comment cela se présente-t-il ? »
Expliquer consiste toujours à introduire quelque chose qui n’est pas donné dans l’observation : mécanismes, causes, structures ou entités supposées sous-jacentes. C’est toujours irréductiblement théorique et spéculatif. Même lorsque ces théories sont efficaces et prédictives, elles restent des constructions théoriques. Une réalité sous-jacente n’est jamais directement donnée : elle demeure hypothétique, et les entités qu’elle mobilise ne sont jamais observables en tant que telles. On ne vérifie jamais une telle réalité, seulement la conformité des prédictions avec les observations.
Ainsi, du point de vue empiriste strict, l’explication dépasse toujours ce qui est effectivement constaté. Elle n’ajoute pas de contenu observable mais des entités explicatives supposées. C’est pourquoi une science strictement empiriste se limiterait à décrire les phénomènes tels qu’ils se présentent, à identifier leurs régularités et à en tirer des prédictions.
La question fondamentale n’est alors plus « Pourquoi cela se produit-il ? », mais « Comment cela se présente-t-il ? ». Tout le reste relève de constructions explicatives qui excèdent le donné.
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Relativement à une remarque faite dans un autre topic, j'ai répondu :
La complexité du vivant est une donnée. C’est quelque chose qui se constate dans l’expérience. Quant à l’idée d’un Dieu créateur de cette complexité, elle se veut être une explication, mais rien de tel ne se présente dans l’expérience elle-même. Et surtout, elle ne permet aucune prédiction testable distincte, en plus d’être invérifiable. Dans une démarche strictement empirique, on ne cherche pas à expliquer quoi que ce soit au sens de postuler des causes ou des entités sous-jacentes. On se contente d’observer, de décrire et éventuellement de formuler des prédictions, voire de formuler des lois à partir des phénomènes constatés.
Ce n’est pas une volonté d’éviter la réponse. C’est précisément une manière de répondre : distinguer ce qui est constaté de ce qui est ajouté comme interprétation. Parler comme le “commun des mortels” n’empêche pas de clarifier ce qu’on fait quand on affirme quelque chose. Dire qu’une chose “explique” ne suffit pas à montrer qu’elle correspond à quelque chose d’observable. Ici, la question n’est pas le style de langage, mais le statut de ce qui est affirmé : est-ce que “Dieu créateur” renvoie à quelque chose de constatable dans l’expérience, ou à une interprétation ajoutée aux phénomènes constatés ? Je ne refuse pas de répondre, je demande simplement sur quoi repose exactement l’affirmation.
Déplacer le débat vers une évidence supposée sans préciser le contenu de l’observation n'avance à rien. Observer quelque chose ne suffit pas à établir ce que cela “serait” au-delà de comme elle se présente. Dire que “c’est facile à observer” ne répond pas à la question posée : qu’est-ce qui est exactement observé quand on parle d'un “Dieu créateur” ? Un phénomène identifiable dans l’expérience, ou une interprétation ajoutée ? Le point de blocage n’est pas l’observation en général, mais le passage entre ce qui est observé et l’entité supposée derrière. C’est précisément ce passage-là qui demande une description précise, pas une simple affirmation d’évidence.
.
1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 16 juin26, 06:47.
La charge de la preuve est à celui qui affirme. Une entité postulée reste théorique et spéculative, même si elle permet d'expliquer certaines choses. Et si, en plus, elle ne correspond à rien d'identifiable en particulier dans ce qui se présente ni ne s'y vérifie d'aucune manière, elle n'a aucune existence concrète. Un empiriste ne se pose pas le problème de l'existence en termes d'ontologie : ce qui existe, c'est ce qui se présente comme il se présente. Il ne postule pas d'autre existence.
On me répond que je fais de l'ontologie quand je dis que rien de tel ne se présente ou que je ne reconnais aucune existence concrète à telle entité postulée. Je réponds que non, qu'il s'agit d'une déformation ontologiste qui le laisse croire.
Ce que je conteste, ce n'est pas seulement telle ou telle entité (Dieu, âme, substance, conscience cosmique, etc.), c'est aussi le cadre ontologique dans lequel la question est posée.
Pour quelqu'un qui raisonne de façon ontologiste, la question fondamentale est : « Qu'est-ce qui existe réellement ? » Dès lors, lorsqu'il entend : « Rien de tel ne se présente » ou « Je ne reconnais aucune existence concrète à cette entité », il en conclut que j'affirme une ontologie concurrente selon laquelle cette entité est absente du réel.
Mais ce n'est pas mon propos. Dans mon approche, la question première n'est pas : « Qu'est-ce qui existe en soi ? » mais plutôt : « Qu'est-ce qui se présente effectivement ? » La différence est importante.
Lorsque je dis que rien de tel ne se présente ou que je ne reconnais aucune existence concrète à une entité, ce n'est pas un jugement ontologique sur son être en soi. C'est le constat qu'elle ne correspond à rien d'identifiable dans ce qui se présente et qu'aucun moyen ne permet de la vérifier dans l'expérience.
Autrement dit, cela signifie davantage : « Rien de tel ne se donne dans l'expérience » ou encore : « Je ne dispose d'aucun élément permettant de distinguer cette entité d'une simple construction théorique ou verbale. »
Dans cette perspective, le problème n'est pas qu'une entité soit invisible. Beaucoup de choses ne sont pas directement visibles. Le problème est qu'elle ne soit ni identifiable, ni vérifiable, ni distinguable d'un simple postulat.
C'est là que la charge de la preuve intervient. Celui qui affirme une entité supplémentaire ajoute quelque chose au donné. C'est donc à lui de montrer ce qu'il ajoute, comment l'identifier, comment le distinguer d'un simple postulat et sur quoi repose son affirmation. Tant que cela n'est pas fait, l'entité conserve un statut théorique ou spéculatif.
Dans mon approche, expliquer un phénomène par une entité postulée ne suffit pas à conférer à cette entité une existence concrète. Une théorie peut être cohérente, élégante, voire explicativement puissante, sans que les objets qu'elle introduit soient pour autant donnés dans l'expérience. Une explication n'est pas automatiquement une preuve ontologique.
Là où mes interlocuteurs voient souvent une négation ontologique, moi je vois simplement une suspension du postulat. Je ne dis pas : « Je sais que cette entité n'existe absolument pas. » Je dis plutôt : « Rien ne me permet de la reconnaître comme faisant partie de ce qui est effectivement donné. »
C'est pourquoi l'accusation selon laquelle je ferais malgré moi de l'ontologie repose sur une projection de leur propre cadre conceptuel. Habitués à penser en termes d'êtres, de substances, de réalités cachées et d'existence en soi, ils interprètent mon refus du postulat comme un contre-postulat.
Mais je ne remplace pas une ontologie par une autre. Je refuse simplement de quitter le terrain de ce qui se présente pour parler d'autre chose que ce qui se présente. Dans cette optique, la formule qui résume probablement le mieux ma position serait :
Ce n'est pas que je postule l'inexistence des entités invoquées. C'est que je ne leur accorde aucune existence concrète tant qu'elles ne correspondent à rien d'identifiable ni de vérifiable dans ce qui se présente. Pour moi, comme pour tout empiriste digne de ce nom, ce qui existe concrètement est ce qui se présente comme il se présente. Le reste demeure du domaine de l'hypothèse, de l'interprétation ou de la spéculation.
___
La position défendue consiste à distinguer strictement ce qui est donné dans l’expérience de ce qui est ajouté par interprétation. Ce qui est donné est ce qui se présente : sensations, affects, représentations et régularités observables. Toute entité supposée au-delà de cela (causes, structures, intelligences, réalités sous-jacentes) relève d’hypothèses théoriques non directement vérifiables.
Dans cette perspective, une science empiriste stricte se limite à décrire et formaliser ces régularités, puis à produire des prédictions, sans chercher à expliquer au sens de postuler ce qui produirait les phénomènes. L’explication est alors comprise comme une construction ajoutant des entités ou mécanismes non observés.
Dire qu’une entité « n’existe pas » signifie donc simplement qu’elle ne se donne pas dans l’expérience et n’est pas identifiable ni vérifiable dans ce qui se présente. Il ne s’agit pas d’une négation ontologique générale, mais d’un refus d’accorder un statut concret à des entités postulées non observables ou invérifiables dans l’expérience.
La question centrale devient ainsi descriptive et non explicative : décrire ce qui se présente et en extraire des régularités et des prédictions, sans prétendre dire ce qui se cacherait derrière.
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La charge de la preuve est à celui qui affirme. Une entité postulée reste théorique et spéculative, même si elle permet d'expliquer certaines choses. Et si, en plus, elle ne correspond à rien d'identifiable en particulier dans ce qui se présente ni ne s'y vérifie d'aucune manière, elle n'a aucune existence concrète. Un empiriste ne se pose pas le problème de l'existence en termes d'ontologie : ce qui existe, c'est ce qui se présente comme il se présente. Il ne postule pas d'autre existence.
On me répond que je fais de l'ontologie quand je dis que rien de tel ne se présente ou que je ne reconnais aucune existence concrète à telle entité postulée. Je réponds que non, qu'il s'agit d'une déformation ontologiste qui le laisse croire.
Ce que je conteste, ce n'est pas seulement telle ou telle entité (Dieu, âme, substance, conscience cosmique, etc.), c'est aussi le cadre ontologique dans lequel la question est posée.
Pour quelqu'un qui raisonne de façon ontologiste, la question fondamentale est : « Qu'est-ce qui existe réellement ? » Dès lors, lorsqu'il entend : « Rien de tel ne se présente » ou « Je ne reconnais aucune existence concrète à cette entité », il en conclut que j'affirme une ontologie concurrente selon laquelle cette entité est absente du réel.
Mais ce n'est pas mon propos. Dans mon approche, la question première n'est pas : « Qu'est-ce qui existe en soi ? » mais plutôt : « Qu'est-ce qui se présente effectivement ? » La différence est importante.
Lorsque je dis que rien de tel ne se présente ou que je ne reconnais aucune existence concrète à une entité, ce n'est pas un jugement ontologique sur son être en soi. C'est le constat qu'elle ne correspond à rien d'identifiable dans ce qui se présente et qu'aucun moyen ne permet de la vérifier dans l'expérience.
Autrement dit, cela signifie davantage : « Rien de tel ne se donne dans l'expérience » ou encore : « Je ne dispose d'aucun élément permettant de distinguer cette entité d'une simple construction théorique ou verbale. »
Dans cette perspective, le problème n'est pas qu'une entité soit invisible. Beaucoup de choses ne sont pas directement visibles. Le problème est qu'elle ne soit ni identifiable, ni vérifiable, ni distinguable d'un simple postulat.
C'est là que la charge de la preuve intervient. Celui qui affirme une entité supplémentaire ajoute quelque chose au donné. C'est donc à lui de montrer ce qu'il ajoute, comment l'identifier, comment le distinguer d'un simple postulat et sur quoi repose son affirmation. Tant que cela n'est pas fait, l'entité conserve un statut théorique ou spéculatif.
Dans mon approche, expliquer un phénomène par une entité postulée ne suffit pas à conférer à cette entité une existence concrète. Une théorie peut être cohérente, élégante, voire explicativement puissante, sans que les objets qu'elle introduit soient pour autant donnés dans l'expérience. Une explication n'est pas automatiquement une preuve ontologique.
Là où mes interlocuteurs voient souvent une négation ontologique, moi je vois simplement une suspension du postulat. Je ne dis pas : « Je sais que cette entité n'existe absolument pas. » Je dis plutôt : « Rien ne me permet de la reconnaître comme faisant partie de ce qui est effectivement donné. »
C'est pourquoi l'accusation selon laquelle je ferais malgré moi de l'ontologie repose sur une projection de leur propre cadre conceptuel. Habitués à penser en termes d'êtres, de substances, de réalités cachées et d'existence en soi, ils interprètent mon refus du postulat comme un contre-postulat.
Mais je ne remplace pas une ontologie par une autre. Je refuse simplement de quitter le terrain de ce qui se présente pour parler d'autre chose que ce qui se présente. Dans cette optique, la formule qui résume probablement le mieux ma position serait :
Ce n'est pas que je postule l'inexistence des entités invoquées. C'est que je ne leur accorde aucune existence concrète tant qu'elles ne correspondent à rien d'identifiable ni de vérifiable dans ce qui se présente. Pour moi, comme pour tout empiriste digne de ce nom, ce qui existe concrètement est ce qui se présente comme il se présente. Le reste demeure du domaine de l'hypothèse, de l'interprétation ou de la spéculation.
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La position défendue consiste à distinguer strictement ce qui est donné dans l’expérience de ce qui est ajouté par interprétation. Ce qui est donné est ce qui se présente : sensations, affects, représentations et régularités observables. Toute entité supposée au-delà de cela (causes, structures, intelligences, réalités sous-jacentes) relève d’hypothèses théoriques non directement vérifiables.
Dans cette perspective, une science empiriste stricte se limite à décrire et formaliser ces régularités, puis à produire des prédictions, sans chercher à expliquer au sens de postuler ce qui produirait les phénomènes. L’explication est alors comprise comme une construction ajoutant des entités ou mécanismes non observés.
Dire qu’une entité « n’existe pas » signifie donc simplement qu’elle ne se donne pas dans l’expérience et n’est pas identifiable ni vérifiable dans ce qui se présente. Il ne s’agit pas d’une négation ontologique générale, mais d’un refus d’accorder un statut concret à des entités postulées non observables ou invérifiables dans l’expérience.
La question centrale devient ainsi descriptive et non explicative : décrire ce qui se présente et en extraire des régularités et des prédictions, sans prétendre dire ce qui se cacherait derrière.
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
- ronronladouceur
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 16 juin26, 12:47Facile à faire : l'on se ferme les yeux pour les besoins de la cause et l'on se cloisonne derrière une ''théorie'' non-creuse présentée par personne...J'm'interroge a écrit : 16 juin26, 06:47 Mais ce n'est pas mon propos. Dans mon approche, la question première n'est pas : « Qu'est-ce qui existe en soi ? » mais plutôt : « Qu'est-ce qui se présente effectivement ? » La différence est importante.
Autrement dit, cela signifie davantage : « Rien de tel ne se donne dans l'expérience » ou encore : « Je ne dispose d'aucun élément permettant de distinguer cette entité d'une simple construction théorique ou verbale. »
Vous affirmez beaucoup sans prouver. Et attention, je ne dis pas que cette entité existe, ou n'existe pas... Et vous exprimez ici votre propre limite, en compréhension, en expérience. Ce que je constate, c'est votre inexpérience qui constitue votre cécité...Dans cette perspective, le problème n'est pas qu'une entité soit invisible. Beaucoup de choses ne sont pas directement visibles. Le problème est qu'elle ne soit ni identifiable, ni vérifiable, ni distinguable d'un simple postulat.
C'est de la ''théorie'' non-creuse?C'est là que la charge de la preuve intervient. Celui qui affirme une entité supplémentaire ajoute quelque chose au donné. C'est donc à lui de montrer ce qu'il ajoute, comment l'identifier, comment le distinguer d'un simple postulat et sur quoi repose son affirmation. Tant que cela n'est pas fait, l'entité conserve un statut théorique ou spéculatif.
Expliquer : ... sans que soient pour autant... Et ... pas automatiquement...Dans mon approche, expliquer un phénomène par une entité postulée ne suffit pas à conférer à cette entité une existence concrète. Une théorie peut être cohérente, élégante, voire explicativement puissante, sans que les objets qu'elle introduit soient pour autant donnés dans l'expérience. Une explication n'est pas automatiquement une preuve ontologique.
Vous ne pouvez qu'ajouter à l'interprétation (déjà interprétée comme telle...)La position défendue consiste à distinguer strictement ce qui est donné dans l’expérience de ce qui est ajouté par interprétation. Ce qui est donné est ce qui se présente : sensations, affects, représentations et régularités observables. Toute entité supposée au-delà de cela (causes, structures, intelligences, réalités sous-jacentes) relève d’hypothèses théoriques non directement vérifiables.
Des prédictions basées sur le passé, qui n'est pas donné, mais supposé, se profilant dans ce présent qui se présente, donc interprété... Pour les prédictions, vous devez aussi vous fier au passé, aux régularités, etc. Ainsi y a-t-il plus que ce qui se présente...Dans cette perspective, une science empiriste stricte se limite à décrire et formaliser ces régularités, puis à produire des prédictions, sans chercher à expliquer au sens de postuler ce qui produirait les phénomènes. L’explication est alors comprise comme une construction ajoutant des entités ou mécanismes non observés.
Invérifiables? Comme si vous étiez le juge de toute expérience possible depuis que le monde est monde : Je vous rappelle à ce non encore exprimé présent dans votre ancienne signature: ''La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre. - Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas...''Dire qu’une entité « n’existe pas » signifie donc simplement qu’elle ne se donne pas dans l’expérience et n’est pas identifiable ni vérifiable dans ce qui se présente. Il ne s’agit pas d’une négation ontologique générale
Vous avez donc quitté ce qui se donnait à penser vrai, pour moins...
Et puis, diriez-vous que maintenant vous savez?
Bizarrement, on dirait qu'à chaque pas que vous faites, vous reculez...
Si dieu se nomme dans une expérience, dire ce qui se présente inclura le nom de dieu. Était-ce dieu? En douter? Mais sur quelle base? Sur une base théorique qui se substituerait à des possibles non encore actualisés ''pour vous''...La question centrale devient ainsi descriptive et non explicative : décrire ce qui se présente et en extraire des régularités et des prédictions, sans prétendre dire ce qui se cacherait derrière.
Quoiqu'il aura fallu que vous reniiez la Source...
Mais voilà ce que je comprends en vous citant un proverbe : '' Il ne faut pas lâcher la proie pour l'ombre''... N'avez-vous pas dit que vous étiez dans la lumière?!? C'est quoi cette ombre soudaine?
Et puis une dernière pour la route : ''Chaque auteur laisse une empreinte dans ses textes, comme une signature.'' Ainsi y a-t-il au moins lui qui est vérifiable pour lui-même, d'autant plus qu'il raconterait ce qu'il a vécu dans un rêve... Ce qui signifie que la représentation de lui-même est à l'image du doigt qui le pointe en tant que lune 'bien existante'. etc.
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 16 juin26, 14:25.
@ ronronladouceur,
Tu continues à me prêter des affirmations que je ne formule pas.
Lorsque je dis qu'une entité n'est ni identifiable ni vérifiable dans ce qui se présente, je ne prétends pas être le juge de toute expérience possible passée, présente ou future. Je ne prétends pas davantage savoir ce qui pourrait éventuellement être découvert un jour. Je parle uniquement de ce qui est actuellement avancé et de ce qui est effectivement donné.
Dire : « Je ne dispose d'aucun moyen d'identifier ou de vérifier cette entité » n'est pas affirmer qu'aucun moyen n'existera jamais. C'est simplement constater qu'aucun n'a été fourni. Tu transformes constamment une absence de reconnaissance en affirmation universelle d'inexistence. Or ce n'est pas ce que je dis.
Concernant mon ancienne signature, je pourrais justement la reprendre ici. Si la réalité est plus riche que ce que nous pouvons percevoir, concevoir ou comprendre, alors cela vaut aussi pour les théories qui prétendent savoir ce qui se cache derrière les phénomènes. L'ignorance possible ne constitue pas une preuve en faveur d'une hypothèse particulière.
Tu écris ensuite que, pour produire des prédictions, il faudrait déjà supposer le passé. Non. Dans le cadre que je décris, il suffit de constater des régularités observées. Que l'on parle ensuite de « passé », de « mémoire », de « continuité temporelle » ou d'autre chose relève déjà d'élaborations théoriques supplémentaires. Ce qui importe ici est simplement le constat de régularités dans ce qui se présente.
Concernant Dieu qui se nommerait lui-même dans une expérience, tu reviens toujours au même point. Je n'ai jamais contesté qu'un discours puisse contenir le mot « Dieu ». Je n'ai jamais contesté qu'une voix, une pensée, une représentation ou un récit puissent se présenter sous ce nom. Ce que je conteste, c'est le passage de : « Quelque chose se présente comme se nommant Dieu » à : « Donc Dieu se présente effectivement comme réalité distincte. » Ce passage n'est pas une observation supplémentaire. C'est une interprétation.
Tu me demandes sur quelle base j'en doute. Sur aucune théorie concurrente. Simplement parce que le nom employé par un discours ne constitue pas à lui seul une vérification de ce qu'il prétend être. Si, dans un rêve, une figure déclare : « Je suis Napoléon », cela ne suffit pas à établir que Napoléon est effectivement présent dans le rêve. Cela établit seulement qu'une figure se présente sous ce nom. C'est exactement la même distinction ici.
Enfin, tu termines en affirmant qu'il y aurait au moins l'auteur du texte qui serait vérifiable. Mais là encore, tu ajoutes davantage que ce qui est donné. Ce qui se présente, ce sont des mots, des phrases, un discours, éventuellement des souvenirs, des sensations et des représentations associées. Que cela implique nécessairement une entité identifiable comme auteur au sens où tu l'entends est précisément ce qui reste à montrer.
Depuis le début, mon propos est toujours le même : lorsqu'une entité est invoquée, je demande comment elle se présente concrètement et ce qui permet de la distinguer d'une simple hypothèse. Or, malgré la longueur des réponses, cette question demeure toujours sans réponse descriptive précise.
____
Un empiriste strict est un bon observateur. Il sait reconnaître un discours qui relève du baratin.
Exemple : il y a affirmation de quelque chose de vécu qui est nommé « substance ». Mais il n'y a strictement rien de présenté d'identifiable en particulier dans ce qui se présente ou qui s'y vérifie. Comment cette « substance » se présente-t-elle concrètement ? Va-t-on me répondre par une explication ? Par une analogie ? Par un raisonnement ?
Il ne suffit pas de dire que l'on vit quelque chose ou que ce soit quelque chose de concret pour que ce soit le cas. Souvent, des interprétations sont prises pour des choses qui relèvent de l'expérience.
Souvent, l'on interprète ce que je dis sur la base de théories, extrapolant ainsi mon propos et l'identifiant comme théorique, alors que je ne décris que ce qui se présente comme il se présente.
Je ne postule pas ce que l'on injecte dans mes propos sur la base d'une extrapolation de ce que j'annonce.
Quand j'expose une théorie comme telle, ce n'est jamais gratuitement.
Je me base sur du concret. Mieux, je me contente d'observer.
Quand on parle d'une théorie, on peut parler de l'énoncé en lui-même, qui est concret, ou de ce qu'elle postule, qui ne l'est pas si cela ne réfère à rien d'identifiable dans ce qui se présente ou ne s'y vérifie pas. Mais, en ce qu'elle postule, une théorie creuse n'est pas concrète.
Ce que je dis et ce dont je parle n'est pas une théorie. Ce sont des observations. Je décris précisément ce qui se présente comme il se présente lorsqu'il est question de théories.
Si l'on me dit « Donc », ce qui suit n'est plus une observation, c'est déjà une conclusion et l'on tombe dans la théorie.
La différence entre ce que je dis et ce que disent ceux qui concluent, c'est que ce que je dis et ce dont je parle n'est pas théorique mais descriptif.
Établir un lien logique, ce n'est déjà plus observer, c'est conclure. Et si le raisonnement n'est pas logique, la conclusion ne l'est pas plus.
Ne pas confondre une démonstration logique et une preuve ou une description empirique. Le fait est que souvent, non seulement il n'y a ni empirie ni preuve logique.
Avant de critiquer un propos, il faut déjà le comprendre et voir de quoi il s'agit.
Il n'y a nul besoin de postuler des entités creuses. Ce qui se présente comme il se présente suffit.
Des formules comme « toujours plus » ou « rien en particulier » sont vides.
Il n'y a aucune croyance ici. Il n'y a ici aucun besoin de croire en des entités creuses.
Souvent, rien de concret n'est présenté et un discours théorique n'est pas reconnu comme tel. Ainsi, il y a souvent confusion dans les propos entre ces entités creuses postulées et ce qui se présente comme il se présente.
Postuler, c'est supposer des existences, des entités ou des principes qui ne s'offrent pas dans ce qui se présente comme il se présente. Ce sont généralement des existences, des entités ou des principes visant à expliquer l'apparaître. Des entités théoriques. Et quand je dis qu'elles sont creuses, c'est parce qu'elles ne correspondent à rien de particulier d'identifiable dans ce qui se présente ou parce qu'elles ne se vérifient pas dans l'expérience.
À la question : « L'expérience de qui ? », je réponds : question creuse ! Pourquoi l'expérience devrait-elle être celle de quelqu'un ? Il n'y a aucune raison empirique de postuler une telle entité. Et quand je parle de raison empirique, il ne s'agit pas de raison logique. Cela dit seulement qu'il n'y a rien dans ce qui se présente qui permette de vérifier une telle entité.
Il n'y a strictement rien à croire dans ce que je dis.
Dans une démarche empiriste, on ne postule pas de telles entités. En fait, on ne postule aucune entité.
Les discours se présentent tels qu'ils se présentent. Il n'y a pas besoin de s'imaginer un fantôme qui les tiendrait ou les produirait.
Ici, il ne se présente rien de tel qu'une conscience qui ne serait pas quelque chose qui se présente. Pas un témoin. Pas un espace contenant, rien de la sorte.
Un empiriste strict s'en tient strictement à ce qui se présente comme il se présente, sans postuler d'entité creuse.
Oui, il y a quelqu'un. Mais pas ce qui est souvent suggéré. Concrètement, il existe ici un « moi » phénoménologique. Cela n'a rien d'une illusion, contrairement à ce que pourraient croire certains.
Ceux qui postulent un tel sujet devraient plutôt observer s'il s'en présente effectivement un. Le « moi » phénoménologique n'a rien d'un sujet percevant transcendantal, lequel n'apparaît pas et ne se vérifie pas dans ce qui se présente.
Il suffit d'observer.
Un empiriste n'a rien contre les théories, du moment qu'elles sont vérifiables dans l'expérience et ne reposent pas sur des entités creuses postulées.
Un empiriste en reste à la question : « Comment cela se présente-t-il ? » C'est la seule question qui l'intéresse. Il ne cherche pas à répondre à la question : « Comment cela se fait-il que ? » ni à la question : « Pourquoi ceci ou cela ? » Car, concrètement, ces questions reposent sur des postulats métaphysiques invérifiables et parce que l'on ne peut y répondre que par des spéculations. Un empiriste strict ne cherchera pas à répondre à des questions de ce type. Un empiriste strict s'en tient strictement à ce qui se présente comme il se présente, sans postuler d'entité creuse.
Un empiriste en reste à la question : « Comment cela se présente-t-il ? » C'est la seule question qui l'intéresse. Il ne cherche pas à répondre à la question : « Comment cela se fait-il que ? » ni à la question : « Pourquoi ceci ou cela ? »
Comment une théorie se présente-t-elle concrètement ? Observez comment cela se présente concrètement. L'une des premières choses que l'on peut observer, c'est qu'une théorie se présente toujours comme un énoncé formulant une explication avec son cortège de représentations associées et d'entités postulées qui, hors des constructions langagières qui les énoncent, ne correspondent à rien de particulier d'identifiable dans ce qui se présente, ni ne s'y vérifient. C'est ainsi qu'une théorie se présente concrètement.
Une théorie présente un aspect concret. Mais ce qui ne l'est pas forcément, c'est ce qui y est postulé.
Dans une approche empiriste, le concret n'est pas interprété. Mais une théorie est reconnue comme telle.
Ce qui se présente comme sensations ou représentations, par exemple, est déjà structuré et distinct. Reconnaître ces distinctions et les nommer n'est pas une structuration théorique. Ce n'est qu'une structuration sémantique.
Observations → reconnaissances de régularités et de qualités → désignation par des termes langagiers.
- Cela n'implique aucun postulat et ne requiert aucune explication.
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@ ronronladouceur,
Tu continues à me prêter des affirmations que je ne formule pas.
Lorsque je dis qu'une entité n'est ni identifiable ni vérifiable dans ce qui se présente, je ne prétends pas être le juge de toute expérience possible passée, présente ou future. Je ne prétends pas davantage savoir ce qui pourrait éventuellement être découvert un jour. Je parle uniquement de ce qui est actuellement avancé et de ce qui est effectivement donné.
Dire : « Je ne dispose d'aucun moyen d'identifier ou de vérifier cette entité » n'est pas affirmer qu'aucun moyen n'existera jamais. C'est simplement constater qu'aucun n'a été fourni. Tu transformes constamment une absence de reconnaissance en affirmation universelle d'inexistence. Or ce n'est pas ce que je dis.
Concernant mon ancienne signature, je pourrais justement la reprendre ici. Si la réalité est plus riche que ce que nous pouvons percevoir, concevoir ou comprendre, alors cela vaut aussi pour les théories qui prétendent savoir ce qui se cache derrière les phénomènes. L'ignorance possible ne constitue pas une preuve en faveur d'une hypothèse particulière.
Tu écris ensuite que, pour produire des prédictions, il faudrait déjà supposer le passé. Non. Dans le cadre que je décris, il suffit de constater des régularités observées. Que l'on parle ensuite de « passé », de « mémoire », de « continuité temporelle » ou d'autre chose relève déjà d'élaborations théoriques supplémentaires. Ce qui importe ici est simplement le constat de régularités dans ce qui se présente.
Concernant Dieu qui se nommerait lui-même dans une expérience, tu reviens toujours au même point. Je n'ai jamais contesté qu'un discours puisse contenir le mot « Dieu ». Je n'ai jamais contesté qu'une voix, une pensée, une représentation ou un récit puissent se présenter sous ce nom. Ce que je conteste, c'est le passage de : « Quelque chose se présente comme se nommant Dieu » à : « Donc Dieu se présente effectivement comme réalité distincte. » Ce passage n'est pas une observation supplémentaire. C'est une interprétation.
Tu me demandes sur quelle base j'en doute. Sur aucune théorie concurrente. Simplement parce que le nom employé par un discours ne constitue pas à lui seul une vérification de ce qu'il prétend être. Si, dans un rêve, une figure déclare : « Je suis Napoléon », cela ne suffit pas à établir que Napoléon est effectivement présent dans le rêve. Cela établit seulement qu'une figure se présente sous ce nom. C'est exactement la même distinction ici.
Enfin, tu termines en affirmant qu'il y aurait au moins l'auteur du texte qui serait vérifiable. Mais là encore, tu ajoutes davantage que ce qui est donné. Ce qui se présente, ce sont des mots, des phrases, un discours, éventuellement des souvenirs, des sensations et des représentations associées. Que cela implique nécessairement une entité identifiable comme auteur au sens où tu l'entends est précisément ce qui reste à montrer.
Depuis le début, mon propos est toujours le même : lorsqu'une entité est invoquée, je demande comment elle se présente concrètement et ce qui permet de la distinguer d'une simple hypothèse. Or, malgré la longueur des réponses, cette question demeure toujours sans réponse descriptive précise.
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Un empiriste strict est un bon observateur. Il sait reconnaître un discours qui relève du baratin.
Exemple : il y a affirmation de quelque chose de vécu qui est nommé « substance ». Mais il n'y a strictement rien de présenté d'identifiable en particulier dans ce qui se présente ou qui s'y vérifie. Comment cette « substance » se présente-t-elle concrètement ? Va-t-on me répondre par une explication ? Par une analogie ? Par un raisonnement ?
Il ne suffit pas de dire que l'on vit quelque chose ou que ce soit quelque chose de concret pour que ce soit le cas. Souvent, des interprétations sont prises pour des choses qui relèvent de l'expérience.
Souvent, l'on interprète ce que je dis sur la base de théories, extrapolant ainsi mon propos et l'identifiant comme théorique, alors que je ne décris que ce qui se présente comme il se présente.
Je ne postule pas ce que l'on injecte dans mes propos sur la base d'une extrapolation de ce que j'annonce.
Quand j'expose une théorie comme telle, ce n'est jamais gratuitement.
Je me base sur du concret. Mieux, je me contente d'observer.
Quand on parle d'une théorie, on peut parler de l'énoncé en lui-même, qui est concret, ou de ce qu'elle postule, qui ne l'est pas si cela ne réfère à rien d'identifiable dans ce qui se présente ou ne s'y vérifie pas. Mais, en ce qu'elle postule, une théorie creuse n'est pas concrète.
Ce que je dis et ce dont je parle n'est pas une théorie. Ce sont des observations. Je décris précisément ce qui se présente comme il se présente lorsqu'il est question de théories.
Si l'on me dit « Donc », ce qui suit n'est plus une observation, c'est déjà une conclusion et l'on tombe dans la théorie.
La différence entre ce que je dis et ce que disent ceux qui concluent, c'est que ce que je dis et ce dont je parle n'est pas théorique mais descriptif.
Établir un lien logique, ce n'est déjà plus observer, c'est conclure. Et si le raisonnement n'est pas logique, la conclusion ne l'est pas plus.
Ne pas confondre une démonstration logique et une preuve ou une description empirique. Le fait est que souvent, non seulement il n'y a ni empirie ni preuve logique.
Avant de critiquer un propos, il faut déjà le comprendre et voir de quoi il s'agit.
Il n'y a nul besoin de postuler des entités creuses. Ce qui se présente comme il se présente suffit.
Des formules comme « toujours plus » ou « rien en particulier » sont vides.
Il n'y a aucune croyance ici. Il n'y a ici aucun besoin de croire en des entités creuses.
Souvent, rien de concret n'est présenté et un discours théorique n'est pas reconnu comme tel. Ainsi, il y a souvent confusion dans les propos entre ces entités creuses postulées et ce qui se présente comme il se présente.
Postuler, c'est supposer des existences, des entités ou des principes qui ne s'offrent pas dans ce qui se présente comme il se présente. Ce sont généralement des existences, des entités ou des principes visant à expliquer l'apparaître. Des entités théoriques. Et quand je dis qu'elles sont creuses, c'est parce qu'elles ne correspondent à rien de particulier d'identifiable dans ce qui se présente ou parce qu'elles ne se vérifient pas dans l'expérience.
À la question : « L'expérience de qui ? », je réponds : question creuse ! Pourquoi l'expérience devrait-elle être celle de quelqu'un ? Il n'y a aucune raison empirique de postuler une telle entité. Et quand je parle de raison empirique, il ne s'agit pas de raison logique. Cela dit seulement qu'il n'y a rien dans ce qui se présente qui permette de vérifier une telle entité.
Il n'y a strictement rien à croire dans ce que je dis.
Dans une démarche empiriste, on ne postule pas de telles entités. En fait, on ne postule aucune entité.
Les discours se présentent tels qu'ils se présentent. Il n'y a pas besoin de s'imaginer un fantôme qui les tiendrait ou les produirait.
Ici, il ne se présente rien de tel qu'une conscience qui ne serait pas quelque chose qui se présente. Pas un témoin. Pas un espace contenant, rien de la sorte.
Un empiriste strict s'en tient strictement à ce qui se présente comme il se présente, sans postuler d'entité creuse.
Oui, il y a quelqu'un. Mais pas ce qui est souvent suggéré. Concrètement, il existe ici un « moi » phénoménologique. Cela n'a rien d'une illusion, contrairement à ce que pourraient croire certains.
Ceux qui postulent un tel sujet devraient plutôt observer s'il s'en présente effectivement un. Le « moi » phénoménologique n'a rien d'un sujet percevant transcendantal, lequel n'apparaît pas et ne se vérifie pas dans ce qui se présente.
Il suffit d'observer.
Un empiriste n'a rien contre les théories, du moment qu'elles sont vérifiables dans l'expérience et ne reposent pas sur des entités creuses postulées.
Un empiriste en reste à la question : « Comment cela se présente-t-il ? » C'est la seule question qui l'intéresse. Il ne cherche pas à répondre à la question : « Comment cela se fait-il que ? » ni à la question : « Pourquoi ceci ou cela ? » Car, concrètement, ces questions reposent sur des postulats métaphysiques invérifiables et parce que l'on ne peut y répondre que par des spéculations. Un empiriste strict ne cherchera pas à répondre à des questions de ce type. Un empiriste strict s'en tient strictement à ce qui se présente comme il se présente, sans postuler d'entité creuse.
Un empiriste en reste à la question : « Comment cela se présente-t-il ? » C'est la seule question qui l'intéresse. Il ne cherche pas à répondre à la question : « Comment cela se fait-il que ? » ni à la question : « Pourquoi ceci ou cela ? »
Comment une théorie se présente-t-elle concrètement ? Observez comment cela se présente concrètement. L'une des premières choses que l'on peut observer, c'est qu'une théorie se présente toujours comme un énoncé formulant une explication avec son cortège de représentations associées et d'entités postulées qui, hors des constructions langagières qui les énoncent, ne correspondent à rien de particulier d'identifiable dans ce qui se présente, ni ne s'y vérifient. C'est ainsi qu'une théorie se présente concrètement.
Une théorie présente un aspect concret. Mais ce qui ne l'est pas forcément, c'est ce qui y est postulé.
Dans une approche empiriste, le concret n'est pas interprété. Mais une théorie est reconnue comme telle.
Ce qui se présente comme sensations ou représentations, par exemple, est déjà structuré et distinct. Reconnaître ces distinctions et les nommer n'est pas une structuration théorique. Ce n'est qu'une structuration sémantique.
Observations → reconnaissances de régularités et de qualités → désignation par des termes langagiers.
- Cela n'implique aucun postulat et ne requiert aucune explication.
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
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