J'm'interroge a écrit : 24 juin26, 13:33
Lorsque tu écris que « c'est moi qui opère la distinction », tu affirmes quelque chose de plus fort : tu affirmes que la distinction n'existerait pas avant mon intervention.
Or c'est précisément ce point qui reste à montrer.
...
La question est : ces termes renvoient-ils à des différences effectivement observables dans ce qui se présente ?
Et la réponse est oui.
ronronladouceur a écrit : 24 juin26, 15:38
Non.
Vous dites que les différences sont données avant toute opération...
C'est faux, puisque pour dire qu'il y a des différences, vous devez déjà les avoir saisies comme différences...
Votre énoncé présuppose l’acte que vous niez...
@ ronronladouceur,
Tu confonds plusieurs choses :
- les différences observables dans ce qui se présente,
- le discours qui en parle et les désigne, lequel est lui-même un donné,
- la reconnaissance contextuelle qui permet ensuite d'en parler, laquelle est également un donné,
- et enfin l'opération d'un observateur qui produirait ou tracerait ces différences.
Les trois premiers points correspondent à quelque chose d'observable, un donné. Le dernier est précisément ce qui est en question.
Lorsque je dis que certaines différences sont observables, je ne nie pas qu'il y ait reconnaissance contextuelle, je dis simplement que cette reconnaissance qui précède une description, ne crée pas la différence.
Par exemple, la différence entre voir actuellement un arbre et se souvenir d'un arbre n'apparaît pas parce que je la nomme. Je peux la nommer parce qu'elle apparaît déjà comme telle.
Tu affirmes que pour dire qu'il y a une différence, je dois déjà l'avoir saisie comme différence.
Je suis d'accord.
Mais cela ne montre pas que la différence est produite par cette saisie, et encore moins qu'elle soit produite par un opérateur distinct.
Cela montre seulement qu'une reconnaissance est nécessaire pour pouvoir ensuite en parler.
Ton raisonnement repose donc sur un glissement :
Autrement dit, tu passes de : « pour dire qu'il y a des différences, vous devez déjà les avoir saisies comme différences... », à l'affirmation que dire que « les différences sont données avant toute opération... » est faux.
Or la fausseté du second énoncé ne découle pas du premier.
Tu échoues par conséquent à établir ce que tu affirmes.
.
1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.