a écrit :Ronron la douceur dit : Ainsi attribuer une réalité égale à l'être et au non-être conduit à une difficulté logique : si le non-être possède une réalité quelconque, alors il est déjà, en quelque manière, de l'être. Dès lors, le non-être devient contradictoire. Il faut aussi que l'être apparaisse comme ontologiquement premier, ce qu’on ne peut pas faire avec le non-être...
Non .
"Le non être" c'est l'absence de tout principe: " être et non être " .
Prenons l'exemple du silence dans un morceau de musique : je pourrais dire que le silence n'existe pas , puisque c'est ce qui ne s'entend pas , mais pourtant je l'entends sans l'entendre , il est tout au autant qu'il n'est pas , il est ni existant ni non existant .
Dans la logique occidentale (qui oppose être au non être) , soit un phénomène est soit il n'est pas .
C'est purement illogique justement d'argumenter comme ça .
C'est là que les philosophies comme le Bouddhisme et le Taoïsme sont beaucoup plus logiques.
Bouddha disait que l'erreur c'est de croire en l'être ou au non être . Regarde l'exemple du silence , on voit bien pourquoi bouddha avait parfaitement raison .
a écrit :Ronron la douceur a dit : Il faut aussi que l'être apparaisse comme ontologiquement premier, ce qu’on ne peut pas faire avec le non-être...
Dans le bouddhisme les phénomènes sont interdépendants .
Dans cette vision , il n'y a pas d'ontologie ou de principe 1er .
Donc ça débarasse de l'idée de vouloir l'être qui commence les choses comme principe 1er.
Peux tu imaginer la musique sans silence , ou la sonorité sans le silence ?
Il n'y a jamais l'un qui précède l'autre ou pas .
Il n'y a pas besoin d'un premier être qui commencerait le devenir, parce que l'interdépendance ne décrit pas une chaîne qui aurait nécessairement besoin d'un premier maillon.
C'est là que la différence avec une ontologie classique devient particulièrement nette.
Une ontologie substantielle demande :
« Qu'est-ce qui existe fondamentalement ? »
La perspective de la vacuité demande plutôt :
« Peut-on trouver quelque chose qui existe indépendamment de ses conditions et de ses relations ? »
Et si la réponse est non, il n'est plus nécessaire d'introduire un être premier pour donner un fondement absolu à l'ensemble.