a écrit :Vic a dit : Il est simplement le résultat de la mise en suspension interprétative d'une situation donnée .
a écrit :Ronron la douceur a dit : Ce n'est pas ce que tu disais de la science...
J'ai dit que ce qu'on appelle l'indicible dans le bouddhisme , c'est l'effet de la mise en suspension interprétative d'une situation donnée .
La science ne fait pas dans l'indicible , mais le dicible , elle mesure , interprète évalue .
Je n'ai jamais prétendue que la science faisait dans l'indicible .
a écrit :Vic a dit : Je ne vois pas en quoi le mystère ou l'indicible seraient merveilleux , joyeux ou pas . Tu te fais encore des trips sur la question .
a écrit :Ronron la douceur a dit : Caricature! Et c'est Einstein qui se retourne dans sa tombe...
On ne peut pas dire d'un mystère qu'il est merveilleux parce qu'on ne sait pas ce que c'est .
Si on te demande d'ouvrir un paquet , et que tu ne sais pas ce que c'est , là on est dans le mystère . Tu ne vas pas t'exclamer " c'est merveilleux " .
Si ça tombe c'est une lettre des impots qui te réclames de l'argent ou la réponse d'un nouvel employeur qui t'annonce que tu es pris dans l'entreprise .
Pour l'indicible , prétendre qu'il serait merveilleux ou le contraire n'a aucun sens , puisque l'indicible ne répond pas aux concepts .
a écrit :Ronron la douceur a dit : La conviction peut venir de l'enseignement, mais mieux encore, peut-être, de l'expérience... Il manquait donc à Bouddha l'expérience... L'avoir vécue, Bouddha aurait reconnu un certain effet...
Bouddha a suivi l'enseignement des brahmanes , les brahmanes priaient des dieux .
Bouddha a eu l'expérience de prier les dieux ou même le dieu brahma .
Il n'est pas ressorti convaincu de la pertinence de ces croyances .
IL les a très intelligemment classé comme "croyance inutiles" .
Il a compris que la méditation qui libère de la souffrance n'était pas centrée sur quoi que ce soit de spécial et que le support était interchangeable .
Beaucoup de traditions spirituelles ou ésotériques accordent une importance vitale à l'objet de méditation : un mantra précis, une visualisation complexe, un nom de divinité particulier, ou la focalisation sur un chakra censé détenir un pouvoir magique.
L'objectif de bouddha était " comment se libérer de la souffrance".
Le Bouddha a rapidement compris que s'attacher à la spécificité du support, c'est remplacer un attachement par un autre. Si l'on croit que c'est l'objet, le lieu ou la formule magique qui libère, on reste prisonnier du concept et de la forme.
Comprend le , méditer dans le bouddhisme , c'est ne se fixer sur rien de spécial . Le support utilisé éventuellement n'est que transitoire . Il est interchangeable .Il existe dans le bouddhisme également ce qu'on appelle la méditation sans support .
Même lorsqu'on utilise un support dans le bouddhisme , ça n'est pas pour fixer l'esprit sur lui . Ce qui serait un voie extrême , figer l'esprit .
Si l'on utilise un support (comme le souffle) avec l'intention de figer ou de bloquer l'esprit dessus de manière rigide, on tombe dans un piège :
-> La concentration forcée (samadhi mal compris) : On crée une tension mentale, une crispation. On s'efforce de faire taire de force le flot des pensées en serrant les dents sur l'objet.
> L'impasse spirituelle : Ce type de concentration rigide peut certes amener des états de transe ou de calme artificiel provisoire, mais il ne libère pas. Dès que l'on sort de la méditation, l'esprit, qui était maintenu sous cloche, explose à nouveau.
Si l'on ne s'attache pas à un support spécial pour méditer , on peut méditer comme si tout dans la vie était support .
La fin de la séparation entre « la méditation » et « la vie »
Quand on croit que la méditation dépend d'un lieu (le coussin), d'un moment (le matin pendant 20 minutes) ou d'un objet précis (le souffle), on crée une dualité :
-> D'un côté, il y a le moment où l'on médite (calme, contrôlé).
-> De l'autre, il y a « la vraie vie » (agitée, stressante, réactive).
En comprenant que tout est support, cette barrière s'effondre. La vaisselle que l'on lave, le klaxon dans la rue, la fatigue au bureau, une discussion tendue ou la joie d'un moment simple deviennent instantanément le laboratoire de l'esprit.
a écrit :Ronron la douceur a dit : L'idée n'est pas de prouver ou non l'existence de dieu... Car la première chose serait de définir dieu...
C'est là où la pensée de Spinoza (Deus sive Natura), incluant la patate, devient intéressante...
Pour moi spinoza en disant " dieu c'est la nature" , en faisant cela , a tout simplement rendu le mot dieu sans importance .
Si dieu est partout , il n'est nulle part en particulier .
C'est comme vider le mot de son besoin et de son sens .
La preuve , on peut le remplacer par le mot nature sans que ça n'y change rien en quoi que ce soit .