Ils le font pour défendre leurs intérêts, et la légitimité de leur nation aux yeux du monde, pas par volonté de légiférer sur les affaires à l'intérieur des autres nations (à part quelques exceptions "impérialistes" et quelques unes "humanistes"). Le Tibet, qui n'avait pas adhéré à l'ONU avant 1949, n'a eu aucun recours juridique international lorsque la Chine l'a envahi.Boemboy a écrit :Le besoin d'une règlementation internationale est de plus en plus perçu par les dirigeants de tous les pays, chacun pour des raisons propres.
Des dirigeants ont accepté de créer la SDN, puis l'ONU avec tous ses tentacules (OMS, OMC, FMI, UNESCO, etc...). Il existe donc une volonté très répandue.
Politique internationale qui est encore plus éloignée et désolidarisée du contexte et des particularités des conflits/tensions/divergences que la politique à l'échelle d'un pays. Ce serait l'émergence assurée de chaos locaux à chaque fois qu'une rébellion contre l'autorité locale survient.Tant que l'on parle d'action sur un pays, on est condamné à l'inefficacité. La seule voie efficace réside dans la police internationale de la gouvernance.
Ils manifestaient contre les décisions du gouvernement. Ne faut-il pas les considérer dès lors comme des activistes politiques ?Une loi interdisant aux gouvernants d'utiliser la répression armée contre des manifestants sans armes est peut-être acceptable. Même si un gouvernement emprisonne ou assassine ses opposants. Je vois une différence entre la violence interne aux activistes politiques et la violence aveugle contre toute une population.
Et en quoi l'assassinat sur motif politique serait-il plus tolérable que l'assassinat de manifestants ?
Populations qui seraient bien sûr unanimes à ce que l'onu (qui est vu pour beaucoup comme "l'occident") se donne le droit de destituer les gouvernements ? Officiellement, ce serait par humanisme. Et officieusement ? Ce serait pour le pétrole ? Pour raisons commerciales ?Peut-être qu'une telle règle serait applicable surtout si elle est admise par toutes les populations du monde. Sanctionner un gouvernant cruel n'est pas attaquer un pays.
Une telle règle va de soi dans le cas d'une démocratie, mais
1) l'ONU n'est pas élu par la population mondiale
2) la démocratie n'est pas dans la tête de toutes les populations, et il y a des régions du monde où elle est loin d'être vue comme un modèle. Il faut que les gens aient une éducation politique si on veut que leur donner le pouvoir ait un sens.
Parce que les parents sont citoyens français, ils acceptent tacitement en payant leurs impôts, votant, etc d'être sous le droit français dont les lois sont prévues telles qu'elles condamnent la maltraitance des enfants. Vous ne pouvez pas forcer d'un seul coup les populations du monde entier à se rallier sous la même bannière juridique. S'il est bien une frontière qui disparaîtra la dernière, je dirais que c'est celle-ci.En France, il est admis que chacun est maître de faire ce qu'il veut de sa vie. Cependant, les parents qui maltraitent leurs enfants sont traduits en justice. Ce n'est pas de l'ingérence dans la vie privée: c'est de l'assistance à personnes en danger.
Pourquoi est-ce différent au plan international ?