Bonjour friend of truth.
friend of truth a écrit :
« Ez 18:4 s'inscrit dans un cadre d'un jugement à venir; Dieu met en garde les israélites que ceux qui ne reviendront pas de leurs voies mauvaises, qu'ils ne se repentiront pas de leur méchanceté seront sous le coup du jugement de Dieu. Soit la condamnation à la destruction totale. Là encore Ezekiel va dans le sens du point de vue que j'énonce.
Justement, Ézéchiel s’adresse aux Israélites sous l’appellation de « maison d’Israël » et il n’est
pas question
de condamnation à la destruction totale !!! Le jugement de Dieu est plutôt pour la « maison d’Israël » une
conséquence de son détournement du vrai Dieu, c’est une punition. Parce qu’il s’est adonné à des cultes idolâtriques et même dans le temple ( Ez 8, 3-18 ) Dieu va punir son peuple.
Sa punition ? Son exil à Babylone et c’est là que Dieu par son prophète Ézéchiel redonne à son peuple de l’espoir.
Le fait que soit prononcé plusieurs fois "l'âme qui pèche mourra" indique clairement que l'âme n'est pas immortelle, mais aussi Dieu insiste bien à la fois sur le jugement qui vient (tout en ouvrant l'invitation à éviter ce jugement) et que ce sont ceux qui pèchent qui portent la responsabilité et non leurs descendance (en raison de la parole proverbiale). »
Il ne faut pas oublie que l’expression « l’âme qui pèche mourra » indique aussi
que c’est la personne qui meurt et non l’« âme » que l’on associe à l’« homme intérieure » dont parle St. Paul. Du temps d’Ézéchiel, la réflexion au sujet de la nature profonde de l’homme en était encore rendu à un « quelque chose » qui
subsistait après la mort et qui se retrouvait dans le séjour des morts.
friend of trutha écrit :
« Du point de vue biblique, les israélites … s'attachaient à observer la Loi avec foi et non de manière mécanique. Dans le cas contraire ils s'exposaient à la malédiction:
Ils s'exposaient à la malédiction — conséquence du péché — qui dans la Bible est considéré comme la mort non pas physique mais spirituel parce qu’en rupture d’Alliance avec Dieu. C’est ce qu’Ézéchiel veut dire dans son chap. 18. Non pas une mort physique mais une mort qui détourne de ce que Dieu attends de nous. Mais cette « mort » est réversible : si le pécheur mourra en détournant de son péché il vivra !
Ainsi voici le vrai sens à donner aux passages d’Ez 18, 4 et 18, 20 qui disent que :
« … l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. »
Le contexte du chap. 18 n’est pas une mort de l’âme dans le sens de sa totale destruction, de son annihilation.
—> C’est pour cela que j’affirme qu’il est
FAUX de prétendre qu’ d’Ez 18, 4 et 18, 20 situé dans leur contexte veuille dire la totale destruction de l’âme et son annihilation lors de la mort.
Vous citez un passage biblique:
(Deutéronome 11:26-28) [...] “ Vois : je mets aujourd’hui devant vous la bénédiction et la malédiction : 27 la bénédiction, pourvu que vous obéissiez aux commandements de Jéhovah votre Dieu que … la malédiction, si vous n’obéissez pas aux commandements de Jéhovah votre Dieu, ... »
« (Deutéronome 30:19, 20) [...] … j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; et tu dois choisir la vie, afin que tu restes en vie, toi et ta descendance, 20 en aimant Jéhovah ton Dieu, en écoutant sa voix et en t’attachant à lui ; car il est ta vie et la longueur de tes jours, ... ” »
C’est dans ce sens que va Ézéchiel dans son chap.18, la maison d’Israël à désobéit aux commandements, alors il en subira les conséquences qui furent la déportation à Babylone et la ruine de Jérusalem.
Ézéchiel 18 parle de la mort et de la vie comme une conséquence de son détournement de Dieu.
Mais cette conséquence de mort est réversible car le pécheur qui mourra, vivra de nouveau s’il se convertie.

J’espère que vous comprenez un peu mieux le sens du chap. 18 ainsi que ses 2 versets ( 4 et 20 ) qui ne signifie
aucunement la totale destruction de l’âme et son annihilation lors de la mort.
Si vous croyez que j’ai tors de dire cela, alors prenez le chap. 18 — comme j’ai fais — et démontrer moi qu’il s’agit véritablement d’une
totale destruction de l’âme et
de son annihilation lors de sa mort.
Si vous lisez les versets 16 à 18 de ce même chap. 30 vous verrez que le sens de mourir et vivre ne va pas dans le sens d’une mort physique, même si dans certaines situations ce peut être le cas.
friend of trutha écrit :
« En résumé, Ezekiel ne développe aucune thématique dans ce passage d'une âme qui continuerait d'exister après la mort physique, dont l'état serait "vivant" ou "mort".
Ce n’est
pas ce que veut dire Ézéchiel dans son chap. 18 !!! Il veut signifier qu’une âme qui vit dans le péché mourra mais que si elle se convertie elle vivra, donc il n’est aucunement question ici d’immortalité de l’âme ou de sa mortalité comme vous le supposez et ce à partir des versets 4 et 20.
—> Vous comprenez ce que je veux dire ?
Il s'adresse à un peuple qui est essentiellement agricole, simple. Ezekiel ne fait pas de métaphysique. Il leur dit juste que leur personne toute entière sera effacé du livre de vie
Ézéchiel ne fait pas mention du livre de vie !
en raison de leurs péchés individuels si ils ne veulent pas revenir de leurs voies méchantes, qu'il y aura un jugement de la part de Dieu contre eux parce qu'ils ont méprisé l'alliance de leur Dieu, et donc pour ceux-ci il s'exposent à ne plus rester dans la bonté de coeur de Jéhovah et d'espérer ainsi pouvoir ressusciter sur la terre.Ce qui était la pire des sentences pour les fils d'Israël. »
Ézéchiel ne fait pas mention de « résurrection sur terre » ! La résurrection apparaît dans le Judaïsme tardif quelques siècles plus tard !
friend of trutha écrit :
« Une explication a bien été donné sur ce que je comprends du texte biblique, mais elle ne va pas dans ton sens, c'est vrai. »
Lisez très attentivement le chap. 18 d’Ézéchiel et à l’aide de seulement ce chap. démontrez-moi que l’âme qui mourra signifie sa
totale destruction et
son annihilation lors de la mort.
Là friend of truth vous pourrai me convaincre !!!
Alors j’attends avec impatience cette explication.
friend of truth a écrit :
« L'immortalité conditionnelle ça n'existe pas dans la Bible, de plus Dieu n'a pas crée l'âme immortelle, la preuve il est dit "l'âme qui pèche elle mourra". »
Mourra certes ! Mais pas dans le sens de son annihilation mais de sa coupure d’avec Dieu du détournement de son Alliance. Mais cette même âme si elle se convertie vivra ! Cela prouve qu’il ne s’agissait pas d’une annihilation de l’âme !
L’immortalité de l’âme n’est pas conditionnelle car elle ne peut être anéantie. Ce qui est conditionnelle c’est de vivre avec ou sans Dieu et ce pour l’éternité …
friend of trutha écrit :
« Enfin Bertrand, réfléchissons un peu si vous le voulez bien.
Je n’y vois aucun inconvénient !
quel intérêt de donner l'immortalité si on peut mourir malgré tout ?
L’immortalité est donnée à notre « âme », si vous préférez à notre « homme intérieur » comme dit S. Paul. Notre « corps de chair » lui, à perdu cette « immortalité » — dans le sens de ne pas mourir, mais à condition d’obéir à Dieu — qu’il avait reçue de Dieu lors de sa création.
L’essentiel de l’homme c’est son « être intérieur » mais
aussi son corps physique qui lui, sera retrouvé lors de sa résurrection.
Cela ne vous semble-t-il pas un peu étrange ? En effet l'immortalité cela signifique que la personne qui l'a NE PEUT PAS MOURIR. »
Les chrétiens croient que quand nous mourrons en réalité nous ne sommes pas morts car il reste l’essentiel de notre personne — notre « homme intérieur » — qui lui ne meurt pas. À la mort notre conscience propre survit. Du temps d’Ézéchiel, ce qui survivait descendait dans le schéol mener une « vie » d’ombre de quasi inexistence… Au schéol on était l’« ombre que de soi-même ».
friend of trutha écrit :
« Mais si vous dites et c'est déjà en soit un non-sens, on est immortel mais à condition que (ce qui revient à dire que vous êtes immortel tant que vous ne mourrez pas aux yeux de Dieu, étrange conception); »
Il y a une chose que vous vous devez de tenir compte, c’est que votre anthropologie n’est pas celle des chrétiens.
Pour vous : « corps de chair », « âme », « homme intérieur », ou si vous aimez mieux, la personne dans ses dimensions, corporelle psychologique et psychique sont une seule et même chose
qui s’identifie de façon absolue au corps.
Ainsi quand le corps meurt et se désintègre — il ne s’annihile pas en passant ! — tout, mais vraiment tout est anéantie, évidemment selon vous !
Mais, telle n’est pas la foi des chrétiens et du Judaïsme ! Non vraiment pas …
Notre anthropologie comprendre du matériel périssable et du spirituel impérissable.
À la prochaine.
Bertrand