Navam a écrit :Oui et c'est exactement ce que dit le yoga à ce niveau. L'égo prend sa source dans l'ignorance et la passion dans l'égo. Tout comme le contraire de la passion à savoir le rejet, la répulsion.
C'est une certitude ça, une affirmation certaine de ta part. Pourtant ce sont vos ego qui portent vos convictions et passion pour votre pratique philosophique ou religieuse. Vos moi s'expriment à tour de bras, question de défendre ou promouvoir vos idées. Alors comment nier l'égo physique qui identifie et choisit ce qui est bon ou nécessaire pour son être. Navam si je te bouscule physiquement le maitre zen en toi pourra décider de ne pas réagir. Si je te bouscule à nouveau et te frappe le maître martial en toi devra décider ce qui lui apparaît le plus spirituel, se soumettre ou répliquer.
Et puisque tu parles de psychanalyse, quel lien fais tu entre l'égo et l'amour propre ou l'estime de soi? Entre l'égo et le sentiment d'être? Cette fausse abnégation du moi pourrait bien être là cause de l'enflure spirituelle qui caractérise le sentiment religieux.
Tu crois qu'un enfant qui souffre d'un syndrome de Tourette et qui se fait traiter de d-é-b-i-l-e devrait faire taire son amour propre, son ego? C'est toujours enrichissant de confronter des "énoncés spirituels" à la réalité pour en vérifier la pertinence. Faudrait faire une différence entre l'ego physique celui qui doit se réaliser sur terre et l'esprit pensant celui qui se croit animé d'un esprit supérieur. C'est cette esprit que tu devrais dénoncer pas l'égo. Mais tu t'en réclames: l'un par la priere, l'autre par la meditation ou pratique yogi. Plus facile de croire que de comprendre.
