Paix.aleph a écrit :
Voici une histoire que je tiens d’un Docteur de la foi, musulman très érudit :
(Il ne faut pas tout prendre à la lettre, il y a beaucoup de symboles, c’est l’esprit du conte qu’il faut retenir)
Un malfrat, criminel voleur, assassin, un Hitman quoi décide un jour de se repentir. Il va voir un Imam connu dans le coin et lui pose la question :
- Imam, j’ai fait beaucoup de mal dans ma vie, mais j’ai décidé de changer, je veux me repentir. Est ce que c’est acceptable aux yeux de ton Dieu, est-ce qu’il peut m’accorder le pardon ?
- Monsieur Hitman, au vu de tes crimes, tu peux toujours courir, Dieu ne pardonne pas aux gens comme toi !
- OK alors, un de plus, un de moins, quelle importance ?!
Et Hitman découpe l’Imam.
Et ainsi d’Imam en Imam, Hitman arrive à l’endroit où officie le 100e. (il faut bien comprendre qu’il en a zigouillé 99. )
- 100e, je viens te voir après avoir vu 99 portes fermées. Est-ce qu’il y a de la place pour moi, de l’espoir, mon repentir a-t-il une chance d’aboutir auprès de ton dieu ?.
- La porte du repentir est toujours ouverte, jusqu’au dernier souffle. Aucun homme n’a le pouvoir de la fermer. Pour ma part je peux juste te guider si ta résolution est sincère. « Il faut absolument que tu quittes le pays d’Ici pour aller au pays d’Ailleurs » (symbolique).
Hitman « satisfait de cette reponse plie bagages et entreprend ce long voyage vers le pays d’Ailleurs. ».(symbolique)
Il meurt en cours de route, deux hordes d’anges débarquent et tentent de l’emmener vers des demeures bien opposées.
-Il a fait le mal, il est à nous disent les anges de l’enfer
-Il s’est repenti, il va avec nous disent les anges du paradis
« Finalement, ils consultent le livre de ces derniers jours et voient son entrevue avec le dernier Imam. ils voient la condition de changement qui commence à être mise en œuvre, ils cherchent la frontière entre le pays d’Ici et le pays d’Ailleurs, ils trouvent qu’il s’est éloigné de la frontière du pays d’Ici d’une distance égale à un pied. Il était donc complétement « ailleurs » au moment de sa mort. » (symbolique)
Je vous laisse deviner la suite…
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Il y a juste une petite précision très importante à ajouter. Certains présentent le repentir et le pardon conséquent comme un effacement de la dette, donc une négation du droit de la victime à réparation. Nuance, si Dieu pardonne, ça veut juste dire qu’il prend la dette à sa charge.
Je trouve que cette histoire est à rapprocher de la parabole des ouvriers de la vigne en Matthieu 20:1-15
Béni soit Dieu, le Tout Puissant, le Miséricordieux !