Tu fais bien de ramener ça à l’examen des effets et au conditionnement social. Là-dessus, rien à redire : une pratique héritée et jamais interrogée a toutes les chances d’être suivie par inertie plutôt que pour ses résultats.vic a écrit : 08 avr.26, 07:14
Moi je donne un avis personnel , ces pratiques n'ont aucun effet , par exemple pour apprendre à maitriser ses émotions ou faire un travail efficace sur ce sujet . Je ne dis pas qu'il faudrait imposer ceci ou cela aux autres . Je dis simplement que l'équilibre intérieur serait de se poser des questions comme tu l'évoques sur les biais cognitifs de telles pratiques et sur le conditionnement qu'elles génèrent .
Dans l'immense majorité des cas , au lieu de faire le point sur une réelle efficacité , le pratiquant pratique parce que ses parents le faisaient et pour épouser une norme sociale .
Là où ce que tu dis devient critiquable, c’est quand tu passes de “souvent inefficace” à “n’a aucun effet”. C’est trop large pour être solide. Tu critiques justement les gens qui ne testent pas, mais affirmer l’inefficacité globale sans distinction, c’est retomber dans le même défaut, simplement inversé. Certaines pratiques n’apportent rien, d’autres ont des effets mesurables, mais variables selon la manière dont elles sont utilisées, le cadre, et surtout le degré de lucidité appliqué.
Le point central n’est pas la pratique en elle-même, mais la façon dont elle est traitée. Une pratique suivie comme un rituel social ou une vérité implicite produit peu, voire renforce les angles morts. La même pratique, soumise à une observation rigoureuse, avec des critères clairs (effets sur les biais, sur la régulation émotionnelle, sur la cohérence des comportements), peut devenir un outil. Et si elle échoue, elle est abandonnée. Sans justification.
Sur le conditionnement, tu touches juste : la majorité des engagements viennent de l’environnement, pas d’une évaluation. Mais ce constat ne suffit pas à invalider en bloc, il impose une exigence : trier. Distinguer ce qui relève de l’habitude, de l’identité, ou de l’effet réel.
En résumé : tu as raison sur le diagnostic général quant à l'inertie, la norme sociale, l'absence d’évaluation. Mais la conclusion doit rester cohérente avec ça : on ne remplace pas une adhésion aveugle par un rejet global. On teste, on compare, on élimine. Sinon, c’est la même logique, juste inversée.
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