Non, et je ne vois pas pourquoi vous me prêtez cet implicite.J'm'interroge a écrit : 25 déc.25, 10:00 tu raisonnes comme si l’omniscience était un concept stabilisé
je pense que cette notion n’est pas un concept tant qu’on n’a pas opéré un gros travail :
Comment pourrait être définis un "savoir" et un "sachant" (omni ou pas) sans aucune trace d’anthropomorphisme.
Voilà pourquoi l’IA me permettait d’introduire un tout petit peu de non-anthropomorphique.
Voilà aussi pourquoi j’ai évoqué d’autres dispositifs matériels. Un livre est-il un sachant ? La base de donnée de Google est-elle un sachant ?
Je reconnais qu’un univers peuplé de créatures intelligentes complique sérieusement la tâche d’un apprenti omniscient mais j’ai l’impression que c’est purement quantitatif.J'm'interroge a écrit :Le fait que l’humain produise des méta-théories ne montre pas qu’il puisse accéder à un cadre ultime de la connaissance.
Et surtout, votre « cadre ultime de la connaissance » ressemble bigrement au « Grand Tout ».
Avec en plus l’idée d’une démarche infinie.
Ainsi vous suggérez que dans un cadre fini, la connaissance serait nécessairement infinie.
Par exemple, l'omniscience au sein d’un univers vide abritant juste un "sachant" serait donc infinie !
On ne peut pas exclure qu’à partir d’un certain niveau tout savoir sera épuisé et que chaque niveau supplémentaire sera purement formel et redondant sur le fond. Le cadre ultime est formé de ce nombre fini de niveaux.J'm'interroge a écrit :Ils montrent précisément que : nous multiplions les niveaux de discours, sans jamais accéder à un cadre ultime qui rend possibles ces niveaux.
Ça me rappelle une fable lue chez le merveilleux Martin Gardner :
Un auteur fait traduire son bouquin dans une langue qu’il ne connaît absolument pas. Il se prépare à envoyer cette traduction à l’éditeur mais au préalable il veut rendre hommage à son traducteur en introduisant une notice « Je remercie Monsieur Rszagwuqqti pour avoir traduit mon ouvrage et je le félicite pour la qualité de sa traduction. »
Il communique aussitôt cette notice à son traducteur pour qu’il la traduise, et il reçoit la traduction de sa note de remerciement.
Mais pris de scrupules il décide d’ajouter une seconde note de remerciement : « Je remercie Monsieur Rszagwuqqti pour avoir aimablement traduit la note ci-dessus. » et demande aussitôt à M. Rszagwuqqti de traduire cette seconde note.
Une petite voix lui dit :
« Mais ça ne finira jamais… »
Et il lui répond « Bien sûr que si. » et lui montre que comment ça s’arrête bêtement.
Je ne vous le fais pas dire !J'm'interroge a écrit :Un état de savoir total n’est intelligible que si l’on peut préciser : ce que signifie « savoir », selon quels critères, relativement à quel cadre.
Un exemple :
Les neurosciences tentent de percer le mystère de ces nombreux sportifs qui semblent capables de localiser précisément là où la balle ou le ballon va toucher le sol bien que la puissance de calcul de leur cerveau ne leur permette pas de calculer la trajectoire.
Dès lors, est-ce que toute la science humaine qui permet de calculer avec une bonne approximation la trajectoire est un "savoir" ?
Cette excellente approximation n'est-elle pas plutôt l’expression d’une ignorance purement humaine voire d’une impuissance ?
Pourquoi un omniscient connaîtrait-il les outils d’approximation que la Science humaine a forgé depuis Pythagore et Archimède ?
Pour un "sachant" s’agit-il de savoir ce qui est pertinent ou s’agit-il de connaître tout ce qui est passé par la tête des humains pour maîtriser leurs erreurs et non pas pour les éviter ?
La "connaissance" doit-elle connaître tout le faux que l'humain a édifié ?
Avec ses difficultés récurrentes vis-à-vis de la vérité ou incontournables vis à vis du "réel en soi", est-ce que la connaissance humaine est un bon modèle de connaissance ?
Effectivement, si l’omniscience incluait toutes les réponses à toutes les questions ce serait assez facile puisque quelles qu’elles soient les questions humaines sont très probablement en nombre fini.J'm'interroge a écrit :Lorsque tu demandes si l’omniscience inclut toutes les réponses à toutes nos questions, le problème apparaît clairement.
Très cordialement
Votre sœur pauline