Un revificateur du christianisme ?
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Le dialogue interreligieux est une forme organisée de dialogue entre des religions ou spiritualités différentes. Ultérieurement, la religion a considéré l'autre comme n'étant pas la vérité révélée. C'est ainsi que les premiers contacts entre l'islam et le christianisme furent souvent difficiles, et donnèrent lieu à des guerres impitoyables comme les croisades.
Le dialogue interreligieux est une forme organisée de dialogue entre des religions ou spiritualités différentes. Ultérieurement, la religion a considéré l'autre comme n'étant pas la vérité révélée. C'est ainsi que les premiers contacts entre l'islam et le christianisme furent souvent difficiles, et donnèrent lieu à des guerres impitoyables comme les croisades.
- rayaan
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Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 26 mai13, 19:23Bonjour, je vous partage ici avec une information que j'ai eu récemment et que j'ai trouvé intéressante. C'est l’existence d'un homme ayant vécu plusieurs siècles avant Muhammad ( paix et salut sur lui ) et qui disait à peu prêt les même choses que nous musulmans aujourd'hui sur le christianisme. Je vous laisse plutôt juger vous même.
Hicham fils de Sufyân (en arabe هشام إبن صفيان), surnommé Hicham l'Arabe du Sud, né vers 244 après Jésus-Christ dans l'actuelle Jizan (Arabie) et mort en 318 en Syrie, à Damas selon la nomination actuelle, est un prophète ( ça reste à prouver étant donné qu'il n'a pas prétendu lui même être prophète ) arabe, un des principaux fondateurs du sabéisme, mouvement judéo-chrétien ayant subsisté jusqu'à la naissance de l'islam, trois siècles plus tard.
Son nom est tiré de l'hébreu signifiant venu de Dieu ou encore de l'ancien arabe, ayant pour signification qui rompt le pain. Tabari interprète cela comme étant le geste de prendre du pain de vie. Autrement dit, Hicham donne du pain de vie aux gens, allégorie des Évangiles comme étant le don de la vie éternelle.
Biographie :
Tabari le considère comme étant un pur descendant de Houd et lui dresse d'ailleurs un arbre généalogique assez controversé et critiqué par certains historiens, car elle n'a guère de fondement scientifique. Cependant, il était généralement admis, d'un point de vue traditionnel, que les Arabes du Sud étant considéré comme descendant du prophète Houd, et plus particulièrement la tribu des Beni Aznad, d'où est originaire Hicham.
Hicham est issu d'un milieu chrétien. Son père a été converti au christianisme au cours d'un voyage en Libye, où l'évangélisation était en cours à cette époque. À son retour en Arabie en 256, il convertit sa femme et ses trois enfants : Hichem, Hassin et Kilab. Hicham n'a alors que douze ans.
Vers ses vingt ans, Hicham renie le christianisme traditionnel et fonde sa propre religion, le sabéisme, basée sur une étude scrupuleuse de l’Évangile et d'un canon différent de celui établi par l’Église catholique. Il commence sa prédication en 267, d'abord à Djeddah, dans son pays natal, puis vers d'autres villes arabes et enfin en Syrie, à l'époque désignée sous le nom de Bilad el-Chem. Il rassemble une communauté assez importante de fidèles et meurt en Syrie, à l'âge de 74 ans, poignardé au cœur par un fanatique chrétien, en 318. Ses fidèles l'enterrent dignement et continuent le culte de sa religion, qui se poursuit jusqu'en 632, date à laquelle tous les sabéens sont islamisés par Muhammad.
Œuvres
Dès qu'il atteint ses vingt ans, Hicham émet des doutes sur la validité de sa religion et s'interroge notamment sur la divinité de Jésus-Christ. Tabari mentionne plusieurs de ses ouvrages (sûrement perdus de nos jours) dont il situe l'écriture entre 264 et 266. Il traite de la spiritualité et de divers domaines, notamment sur la personne de Jésus-Christ et le message que celui-ci diffusa. Hicham écrivit en arménien, mais les titres de ses œuvres nous sont parvenus en arabe seulement, notamment Kitab Illahiyat el-Massih (Livre de la divinité du Christ), Kitab Dawât el-Massih fi Bayt el-Maqdâs (Livre de la prédication du Christ à Jérusalem), Kitab Tafassîr Al-Injil (Livre de l'Explication de l’Évangile). Seul un livre, contenant un ensemble de mille poèmes dédiés à Dieu, nous est parvenu. Bien que les premiers manuscrits ne datent que du VIIIe siècle après Jésus-Christ et sont généralement attribués à un poète musulman, on retrouve des mentions antérieures à cette date et contemporains à Hicham, ce qui explique sa paternité à ce livre.
Au fur et à mesure que sa pensée spirituelle et religieuse évolue, il se forge une idée particulière sur le christianisme. Il renie les enseignements de Paul décrit comme "un faux apôtre" et fonde ses idées sur une doctrine stricte : les commandements de Dieu sont immuables et inchangeables. La loi de Moïse ne peut donc pas être abolie, mais peut et doit être en harmonie avec les enseignements du Christ. De plus, Hicham renie l'autorité des prêtres et leur sois-disant qualité d'intermédiaire entre Dieu et les hommes. Pour lui, l'Église catholique n'est pas inspirée ou dirigée par Dieu et les décisions doctrinales prises par les conciles chrétiens ne sont pas valables et n'ont pas de valeur religieuse.
Hicham prétend n'avoir fait que reformé la vraie religion chrétienne et rappelle que si sa réforme est oubliée au fil des siècles, des prophètes autres que lui viendront la rétablir.
Enseignement :
En 267, à l'âge de vingt-trois ans, Hicham délaisse définitivement son ancienne foi et fonde sa propre religion, dont il dit être un retour au christianisme originel. Il dit "n'apporter rien de nouveau aux paroles du Christ Jésus, mais les [rétablir] et les [rappeler] à l'esprit des gens". De même, il enseigne que seuls les prophètes peuvent apporter de nouveaux enseignements après ceux de Jésus-Christ, ce qui fait qu'il n'accepte que les quatre évangiles et rejette les Épîtres de Paul et l'Apocalypse de Jean. Il considère Jésus comme étant le Messie, le Prophète et le serviteur de Dieu et rejette sa qualification de "Fils de Dieu" ou de Dieu lui-même. Il appuie ce point de doctrine sur le fait que l'Ancien Testament nie fermement toute attribution de la qualité "Père" à Dieu et aussi sur le fait que l'expression "Fils de Dieu" était utilisée par les Hébreux, comme étant un synonyme de "Serviteur de Dieu" et une allégorie désignant l'homme pieux et fidèle au Seigneur.
De même, il enseigne que la Loi de Moïse doit continuée à être observée, y compris les interdits alimentaires. Il prêche aussi qu'un prophète surnommé "Shilô", légitimé et prophétisé par la Bible, devra venir après lui et sera le seul à pouvoir instaurer des enseignements nouveaux. Hicham dit qu'une Église ne doit pas nécessairement être établie, que c'est une ruse de Satan visant à diviser le peuple, mais que les sabéens doivent former une communauté universelle, s'entraidant mutuellement et s'unissant malgré les frontières et les distances. Toute personne confessant l'unicité de Dieu, jointe aux bonnes œuvres est sabéen (ce qui se rapproche du Credo musulman : "Il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah et Muhammad est son prophète"").
En se basant sur la Bible, il prophétise qu'il naîtra en Arabie et y instaurera le culte de Dieu, la purifiant des idoles et des dérives religieuses et unissant toutes les tribus (à l'époque hostiles entre elles et en une perpétuelle et sanglante guerre) d'Arabie en un seul État, une seule religion basée sur l'observance des Lois divines. Les sabéens ont attendu ce moment, surnommé Ère de la paix, avec impatience. Pour eux, ce sera l'époque où Dieu éclairera l'humanité et la guidera avant qu'elle ne tombe dans l'égarement et les ténèbres, ce qui aboutira à l'évènement de la Fin du Monde. Tabari y voit la prédiction de la venue de Muhammad et de la fondation de la Oumma (communauté musulmane).
Les enseignements du sabéisme ont pour fondement la Bible (sans l’Évangile de Luc, les Épîtres Pauliennes et l'Apocalypse de Jean) et les Louanges du Poète (Jelel-a-chir), ensemble de 300 000 vers divisés en plusieurs chapitres, chantant la gloire de Dieu, demandant la paix, l'amour et l'entraide et établissant le Credo des sabéens. Il est probable qu'il y avait autrefois plus de livres canoniques, mais la majorité ont été perdus.
Hicham fils de Sufyân (en arabe هشام إبن صفيان), surnommé Hicham l'Arabe du Sud, né vers 244 après Jésus-Christ dans l'actuelle Jizan (Arabie) et mort en 318 en Syrie, à Damas selon la nomination actuelle, est un prophète ( ça reste à prouver étant donné qu'il n'a pas prétendu lui même être prophète ) arabe, un des principaux fondateurs du sabéisme, mouvement judéo-chrétien ayant subsisté jusqu'à la naissance de l'islam, trois siècles plus tard.
Son nom est tiré de l'hébreu signifiant venu de Dieu ou encore de l'ancien arabe, ayant pour signification qui rompt le pain. Tabari interprète cela comme étant le geste de prendre du pain de vie. Autrement dit, Hicham donne du pain de vie aux gens, allégorie des Évangiles comme étant le don de la vie éternelle.
Biographie :
Tabari le considère comme étant un pur descendant de Houd et lui dresse d'ailleurs un arbre généalogique assez controversé et critiqué par certains historiens, car elle n'a guère de fondement scientifique. Cependant, il était généralement admis, d'un point de vue traditionnel, que les Arabes du Sud étant considéré comme descendant du prophète Houd, et plus particulièrement la tribu des Beni Aznad, d'où est originaire Hicham.
Hicham est issu d'un milieu chrétien. Son père a été converti au christianisme au cours d'un voyage en Libye, où l'évangélisation était en cours à cette époque. À son retour en Arabie en 256, il convertit sa femme et ses trois enfants : Hichem, Hassin et Kilab. Hicham n'a alors que douze ans.
Vers ses vingt ans, Hicham renie le christianisme traditionnel et fonde sa propre religion, le sabéisme, basée sur une étude scrupuleuse de l’Évangile et d'un canon différent de celui établi par l’Église catholique. Il commence sa prédication en 267, d'abord à Djeddah, dans son pays natal, puis vers d'autres villes arabes et enfin en Syrie, à l'époque désignée sous le nom de Bilad el-Chem. Il rassemble une communauté assez importante de fidèles et meurt en Syrie, à l'âge de 74 ans, poignardé au cœur par un fanatique chrétien, en 318. Ses fidèles l'enterrent dignement et continuent le culte de sa religion, qui se poursuit jusqu'en 632, date à laquelle tous les sabéens sont islamisés par Muhammad.
Œuvres
Dès qu'il atteint ses vingt ans, Hicham émet des doutes sur la validité de sa religion et s'interroge notamment sur la divinité de Jésus-Christ. Tabari mentionne plusieurs de ses ouvrages (sûrement perdus de nos jours) dont il situe l'écriture entre 264 et 266. Il traite de la spiritualité et de divers domaines, notamment sur la personne de Jésus-Christ et le message que celui-ci diffusa. Hicham écrivit en arménien, mais les titres de ses œuvres nous sont parvenus en arabe seulement, notamment Kitab Illahiyat el-Massih (Livre de la divinité du Christ), Kitab Dawât el-Massih fi Bayt el-Maqdâs (Livre de la prédication du Christ à Jérusalem), Kitab Tafassîr Al-Injil (Livre de l'Explication de l’Évangile). Seul un livre, contenant un ensemble de mille poèmes dédiés à Dieu, nous est parvenu. Bien que les premiers manuscrits ne datent que du VIIIe siècle après Jésus-Christ et sont généralement attribués à un poète musulman, on retrouve des mentions antérieures à cette date et contemporains à Hicham, ce qui explique sa paternité à ce livre.
Au fur et à mesure que sa pensée spirituelle et religieuse évolue, il se forge une idée particulière sur le christianisme. Il renie les enseignements de Paul décrit comme "un faux apôtre" et fonde ses idées sur une doctrine stricte : les commandements de Dieu sont immuables et inchangeables. La loi de Moïse ne peut donc pas être abolie, mais peut et doit être en harmonie avec les enseignements du Christ. De plus, Hicham renie l'autorité des prêtres et leur sois-disant qualité d'intermédiaire entre Dieu et les hommes. Pour lui, l'Église catholique n'est pas inspirée ou dirigée par Dieu et les décisions doctrinales prises par les conciles chrétiens ne sont pas valables et n'ont pas de valeur religieuse.
Hicham prétend n'avoir fait que reformé la vraie religion chrétienne et rappelle que si sa réforme est oubliée au fil des siècles, des prophètes autres que lui viendront la rétablir.
Enseignement :
En 267, à l'âge de vingt-trois ans, Hicham délaisse définitivement son ancienne foi et fonde sa propre religion, dont il dit être un retour au christianisme originel. Il dit "n'apporter rien de nouveau aux paroles du Christ Jésus, mais les [rétablir] et les [rappeler] à l'esprit des gens". De même, il enseigne que seuls les prophètes peuvent apporter de nouveaux enseignements après ceux de Jésus-Christ, ce qui fait qu'il n'accepte que les quatre évangiles et rejette les Épîtres de Paul et l'Apocalypse de Jean. Il considère Jésus comme étant le Messie, le Prophète et le serviteur de Dieu et rejette sa qualification de "Fils de Dieu" ou de Dieu lui-même. Il appuie ce point de doctrine sur le fait que l'Ancien Testament nie fermement toute attribution de la qualité "Père" à Dieu et aussi sur le fait que l'expression "Fils de Dieu" était utilisée par les Hébreux, comme étant un synonyme de "Serviteur de Dieu" et une allégorie désignant l'homme pieux et fidèle au Seigneur.
De même, il enseigne que la Loi de Moïse doit continuée à être observée, y compris les interdits alimentaires. Il prêche aussi qu'un prophète surnommé "Shilô", légitimé et prophétisé par la Bible, devra venir après lui et sera le seul à pouvoir instaurer des enseignements nouveaux. Hicham dit qu'une Église ne doit pas nécessairement être établie, que c'est une ruse de Satan visant à diviser le peuple, mais que les sabéens doivent former une communauté universelle, s'entraidant mutuellement et s'unissant malgré les frontières et les distances. Toute personne confessant l'unicité de Dieu, jointe aux bonnes œuvres est sabéen (ce qui se rapproche du Credo musulman : "Il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah et Muhammad est son prophète"").
En se basant sur la Bible, il prophétise qu'il naîtra en Arabie et y instaurera le culte de Dieu, la purifiant des idoles et des dérives religieuses et unissant toutes les tribus (à l'époque hostiles entre elles et en une perpétuelle et sanglante guerre) d'Arabie en un seul État, une seule religion basée sur l'observance des Lois divines. Les sabéens ont attendu ce moment, surnommé Ère de la paix, avec impatience. Pour eux, ce sera l'époque où Dieu éclairera l'humanité et la guidera avant qu'elle ne tombe dans l'égarement et les ténèbres, ce qui aboutira à l'évènement de la Fin du Monde. Tabari y voit la prédiction de la venue de Muhammad et de la fondation de la Oumma (communauté musulmane).
Les enseignements du sabéisme ont pour fondement la Bible (sans l’Évangile de Luc, les Épîtres Pauliennes et l'Apocalypse de Jean) et les Louanges du Poète (Jelel-a-chir), ensemble de 300 000 vers divisés en plusieurs chapitres, chantant la gloire de Dieu, demandant la paix, l'amour et l'entraide et établissant le Credo des sabéens. Il est probable qu'il y avait autrefois plus de livres canoniques, mais la majorité ont été perdus.
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 26 mai13, 21:11Dénaturer le christianisme n'est pas précisément le revivifier...
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 06:01La théologie paulienne.
Alors qu’aux 19e et 20e siècles les gens étaient de plus en plus conscients des différences majeures entre la doctrine trinitaire et la vérité originelle, il existait un groupe, qui avait toujours existé et qui affirmait suivre la même voie que Jésus, qui lisait, dans le Coran :
« Ô gens du Livre! N’exagérez pas dans votre religion et ne dites, sur Dieu, que la vérité. Le Messie, Jésus fils de Marie, n’était qu’un messager de Dieu, Sa parole qu’Il transmit à Marie et un esprit provenant de Lui. Croyez donc en Dieu et en Ses messagers, et ne dites plus « Trois ». Cessez! Ce sera bien mieux pour vous. Votre Dieu est un Dieu unique. Il est trop parfait pour avoir un fils. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Il suffit comme protecteur. » (Coran 4:171)
Et cet avertissement :
« Ô gens du Livre! N’exagérez pas dans votre religion en dépassant les limites de la vérité. Et ne suivez pas les vaines passions des gens qui se sont égarés, dans le passé, qui ont égaré beaucoup de gens et qui se sont écartés du droit chemin. » (Coran 5:77)
On peut se demander ce qui, dans le Nouveau Testament, divise tant ces deux groupes. Il ne fait aucun doute que la grande différence qui divise les trinitaires des tenants de l’unitarisme, et les chrétiens des musulmans, est la théologie paulinienne. Depuis des siècles, on affirme que les chrétiens trinitaires suivent bien plus les enseignements de Paul que ceux de Jésus. Cette accusation est difficile à nier, car Jésus a enseigné la Loi de l’Ancien Testament, tandis que Paul a prêché les « mystères de la foi », en opposition avec la Loi que les prophètes ont transmise et prêchée en passant par maintes épreuves et souffrances. Sans aucun respect pour les milliers d’années de révélations transmises par l’intermédiaire d’une longue chaîne de prophètes hautement estimés, et en opposition avec les enseignements de Jésus lui-même, Paul s’est concentré non seulement sur la vie et les enseignements de Jésus, mais aussi sur sa mort. Comme l’écrit Lehmann :
« La seule chose que Paul considère importante est la mort de Jésus (le juif), ce qui a anéanti tout espoir de libération par un messie. Il fait du messie juif qui a échoué un Christ victorieux, du mort un vivant, et du fils de l’homme le fils de Dieu. »(1]
Plus d’un érudit considère Paul comme le principal corrupteur du christianisme apostolique et des enseignements de Jésus :
« Ce que Paul proclamait comme le « christianisme » était de la pure hérésie, qui ne pouvait en aucun cas être fondée sur la foi juive ou essene ni sur les enseignements de Jésus. Mais, comme l’affirme Schonfields, « L’hérésie paulinienne est devenue le fondement même du christianisme orthodoxe, tandis que l’église légitime, elle, s’est vue condamnée comme hérétique. »(2]
Lehmann poursuit :
« Paul a fait une chose que Jésus n’avait jamais faite et qu’il avait toujours refusé de faire. Il a élargi aux gentils la promesse de salut de Dieu, il a aboli la loi de Moïse, et il a empêché le contact direct avec Dieu en introduisant un intermédiaire. »(3]
D’autres, cependant, ont élevé Paul au rang de sainteté. Joel Carmichael, qui a écrit les propos ci-dessous, n’est clairement pas l’un d’eux :
« Nous sommes à un univers de distance de Jésus. Si Jésus n’est venu « que pour accomplir » la loi et les Prophètes, s’il pensait que « pas un trait, pas un iota » ne « disparaîtrait de la loi », que le commandement premier est « Écoute, Israël, l’Eternel est notre Dieu, il est le seul Dieu » et que « nul n’est bon à part Dieu », alors qu’aurait-il pensé de « l’œuvre » de Paul! Le triomphe de Paul ne pouvait qu’équivaloir à la destruction finale du Jésus historique; on nous le présente embaumé de christianisme comme une mouche dans l’ambre. »[4]
Plusieurs auteurs ont souligné les nombreuses disparités entre les enseignements de Paul et ceux de Jésus. Les meilleurs ont sciemment évité les commentaires dogmatiques pour se concentrer sur la simple présentation des éléments de différence. Le docteur Wrede écrit :
« Chez Paul, le point fondamental est un acte divin dans l’histoire, mais transcendant l’histoire, ou alors un grand ensemble d’actes divins, qui transmettent à toute l’humanité un salut tout-fait. Quiconque croit en ces actes divins – l’incarnation, la mort et la résurrection d’un être céleste – obtiendra le salut.
« Et cela, qui est pour Paul la substance de la religion – le squelette du tissu de sa piété, sans lequel cette dernière s’effondrerait – est-il une continuation ou un remoulage de l’Évangile de Jésus? Où se trouve l’Évangile, dans tout cela, cet Évangile que Paul prétend avoir compris?
« De ce qui, pour Paul, représente le fondement même de la religion, que savait Jésus, exactement? Probablement rien. »[5]
Et le docteur Johannes Weiss affirme :
« Donc, la foi au Christ à laquelle adhéraient Paul et les premières églises était une chose nouvelle lorsque comparée aux enseignements de Jésus. Il s’agissait, en fait, d’un nouveau type de religion. »[6]
Quelle théologie l’a emporté? Et pourquoi? Et comment? Voilà des questions que nous laissons à la réflexion de nos auteurs ci-haut. Si une personne vient à reconnaître que les enseignements de Paul et de Jésus sont en évidente contradiction, elle doit alors se pencher sur la question suivante : « Si j’avais à choisir entre les deux, auquel donnerais-je priorité? À Jésus? Ou à Paul? » La question est si pertinente que Michael Hart la commente ainsi dans son ouvrage énumérant les cent personnes les plus influentes de l’histoire :
« Bien que Jésus ait été à la source des principaux préceptes éthiques et moraux du christianisme (dans la mesure où ces derniers différaient du judaïsme), Paul a été le principal artisan de la théologie chrétienne, son principal prosélyteur, et l’auteur d’une grande partie du Nouveau Testament. »[7]
Quant au point de vue de Paul :
« Il ne se demande pas ce qui a mené à la mort de Jésus; il ne voit que ce que cela signifie pour lui personnellement. Il fait d’un homme qui a appelé les gens à se réconcilier avec Dieu un sauveur. Il fait d’un mouvement juif orthodoxe une religion universelle qui va plus tard entrer en conflit avec le judaïsme. »[8]
Les trois points principaux où la théologie de Paul entre en conflit avec les enseignements de Jésus sont cruciaux, car le fait de s’écarter de la vérité met en péril le salut d’une personne. En ordre d’importance, ce sont :
1) La divinité de Jésus invoquée par la théologie paulinienne versus l’unicité de Dieu enseignée par Jésus;
2) La justification par la foi, telle que proposée par Paul, versus la loi de l’Ancien Testament, telle qu’approuvée par Jésus;
3) Jésus qui aurait été un prophète universel, selon Paul, versus un prophète ethnique, selon les enseignements de Jésus.[9]
Il serait intéressant de noter que ces trois points constituent les plus grandes différences doctrinales non seulement entre le christianisme et le judaïsme, mais aussi entre le christianisme et l’islam. Parmi les religions monothéistes révélées, le christianisme trinitaire fait vraiment bande à part.
Au sujet du premier de ces trois points, on rapporte que Jésus a enseigné l’unicité de Dieu, comme dans Marc 12:29 :
« Jésus répondit : Voici le premier (commandement) : Écoute, Israël, l’Eternel est notre Dieu, il est le seul Dieu. »
Puis Jésus a poursuivi en disant :
« Et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. » (Marc 12:30)
L’importance de cet enseignement est également soulignée dans Matthieu 22 :37 et dans Luc 10 :27, de même que dans l’Exode 20 :3 («Tu n’auras pas d’autre dieu que Moi. »)
Jésus a transmis ces enseignements du Deutéronome 6:4-5 (tel que reconnu dans tous les ouvrages de commentaires de la Bible réputés). Mais la théologie paulinienne est arrivée à certains concepts qui ont été extrapolés pour servir de soutien à ce qui est maintenant connu sous le nom de trinité. On se demande comment. Jésus s’est référé à l’Ancien Testament : à quoi les théologiens pauliniens se sont-ils référés? Remarquablement absente des enseignements de Jésus est l’association de sa personne avec Dieu. Si Jésus avait souhaité prétendre partager la divinité avec Dieu, il n’y avait pas de meilleur moment pour le faire que lors de la transmission de l’Évangile. Mais il ne l’a jamais fait. Il n’a jamais dit : « Écoute, Israël, l’Éternel est notre Dieu, il est le seul Dieu – mais ce n’est pas aussi simple, alors laissez-moi vous expliquer… »
Copyright © 2007 Laurence B. Brown; utilisé avec la permission de l’auteur.
L’extrait ci-dessus a été tiré du livre de Laurence B. Brown MisGod’ed, qui doit être prochainement publié avec sa suite, God’ed. On peut trouver ces deux livres sur le site de M. Brown www.LevelTruth.com Quant à M.Brown, on peut le joindre à l’adresse suivante : BrownL38@yahoo.com
Footnotes:
(1] Lehmann, Johannes, pp.125-6.
(2] Lehmann, Johannes. p. 128.
(3] Lehmann, Johannes. p. 134.
[4] Carmichael, Joel. p. 270.
[5] Wrede, William. 1962. Paul. Traduit par Edward Lummis. Lexington, Kentucky: American Theological Library Association Committee on Reprinting. p. 163.
[6] Weiss, Johannes. 1909. Paul and Jesus. (traduit par le Rév. H. J. Chaytor). London and New York: Harper and Brothers. p. 130.
[7] Hart, Michael H. The 100, A Ranking of the Most Influential Persons in History. p. 39 de l’édition 1978, par Hart Publishing Co.; p. 9 de l’édition 1998, par Citadel Press.
[8] Lehmann, Johannes. p. 137.
[9] Jésus était un prophète de plus dans la longue lignée de prophètes envoyés pour guider les Israélites égarés. Comme Jésus l’a clairement affirmé : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » (Matthieu 15:24) Lorsqu’il envoya ses dispicles prêcher la bonne nouvelle, il leur fit des recommandations on ne peut plus claires : « N’allez pas vers les païens, n’entrez pas dans les villes des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » “”“”(Matthieu 10:5-6) Durant tout le ministère de Jésus, on ne rapporte à aucun moment qu’il aurait converti un païen et en fait, on rapporte qu’il aurait réprimandé une païenne venu lui demander une faveur, la comparant même à un chien (Matthieu 15:22-28 et Marc 7:25-30). On est en droit de se demander ce que cela signifie pour ceux qui ont pris Jésus comme « sauveur personnel » et qui prétendent parler en son nom…
Alors qu’aux 19e et 20e siècles les gens étaient de plus en plus conscients des différences majeures entre la doctrine trinitaire et la vérité originelle, il existait un groupe, qui avait toujours existé et qui affirmait suivre la même voie que Jésus, qui lisait, dans le Coran :
« Ô gens du Livre! N’exagérez pas dans votre religion et ne dites, sur Dieu, que la vérité. Le Messie, Jésus fils de Marie, n’était qu’un messager de Dieu, Sa parole qu’Il transmit à Marie et un esprit provenant de Lui. Croyez donc en Dieu et en Ses messagers, et ne dites plus « Trois ». Cessez! Ce sera bien mieux pour vous. Votre Dieu est un Dieu unique. Il est trop parfait pour avoir un fils. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Il suffit comme protecteur. » (Coran 4:171)
Et cet avertissement :
« Ô gens du Livre! N’exagérez pas dans votre religion en dépassant les limites de la vérité. Et ne suivez pas les vaines passions des gens qui se sont égarés, dans le passé, qui ont égaré beaucoup de gens et qui se sont écartés du droit chemin. » (Coran 5:77)
On peut se demander ce qui, dans le Nouveau Testament, divise tant ces deux groupes. Il ne fait aucun doute que la grande différence qui divise les trinitaires des tenants de l’unitarisme, et les chrétiens des musulmans, est la théologie paulinienne. Depuis des siècles, on affirme que les chrétiens trinitaires suivent bien plus les enseignements de Paul que ceux de Jésus. Cette accusation est difficile à nier, car Jésus a enseigné la Loi de l’Ancien Testament, tandis que Paul a prêché les « mystères de la foi », en opposition avec la Loi que les prophètes ont transmise et prêchée en passant par maintes épreuves et souffrances. Sans aucun respect pour les milliers d’années de révélations transmises par l’intermédiaire d’une longue chaîne de prophètes hautement estimés, et en opposition avec les enseignements de Jésus lui-même, Paul s’est concentré non seulement sur la vie et les enseignements de Jésus, mais aussi sur sa mort. Comme l’écrit Lehmann :
« La seule chose que Paul considère importante est la mort de Jésus (le juif), ce qui a anéanti tout espoir de libération par un messie. Il fait du messie juif qui a échoué un Christ victorieux, du mort un vivant, et du fils de l’homme le fils de Dieu. »(1]
Plus d’un érudit considère Paul comme le principal corrupteur du christianisme apostolique et des enseignements de Jésus :
« Ce que Paul proclamait comme le « christianisme » était de la pure hérésie, qui ne pouvait en aucun cas être fondée sur la foi juive ou essene ni sur les enseignements de Jésus. Mais, comme l’affirme Schonfields, « L’hérésie paulinienne est devenue le fondement même du christianisme orthodoxe, tandis que l’église légitime, elle, s’est vue condamnée comme hérétique. »(2]
Lehmann poursuit :
« Paul a fait une chose que Jésus n’avait jamais faite et qu’il avait toujours refusé de faire. Il a élargi aux gentils la promesse de salut de Dieu, il a aboli la loi de Moïse, et il a empêché le contact direct avec Dieu en introduisant un intermédiaire. »(3]
D’autres, cependant, ont élevé Paul au rang de sainteté. Joel Carmichael, qui a écrit les propos ci-dessous, n’est clairement pas l’un d’eux :
« Nous sommes à un univers de distance de Jésus. Si Jésus n’est venu « que pour accomplir » la loi et les Prophètes, s’il pensait que « pas un trait, pas un iota » ne « disparaîtrait de la loi », que le commandement premier est « Écoute, Israël, l’Eternel est notre Dieu, il est le seul Dieu » et que « nul n’est bon à part Dieu », alors qu’aurait-il pensé de « l’œuvre » de Paul! Le triomphe de Paul ne pouvait qu’équivaloir à la destruction finale du Jésus historique; on nous le présente embaumé de christianisme comme une mouche dans l’ambre. »[4]
Plusieurs auteurs ont souligné les nombreuses disparités entre les enseignements de Paul et ceux de Jésus. Les meilleurs ont sciemment évité les commentaires dogmatiques pour se concentrer sur la simple présentation des éléments de différence. Le docteur Wrede écrit :
« Chez Paul, le point fondamental est un acte divin dans l’histoire, mais transcendant l’histoire, ou alors un grand ensemble d’actes divins, qui transmettent à toute l’humanité un salut tout-fait. Quiconque croit en ces actes divins – l’incarnation, la mort et la résurrection d’un être céleste – obtiendra le salut.
« Et cela, qui est pour Paul la substance de la religion – le squelette du tissu de sa piété, sans lequel cette dernière s’effondrerait – est-il une continuation ou un remoulage de l’Évangile de Jésus? Où se trouve l’Évangile, dans tout cela, cet Évangile que Paul prétend avoir compris?
« De ce qui, pour Paul, représente le fondement même de la religion, que savait Jésus, exactement? Probablement rien. »[5]
Et le docteur Johannes Weiss affirme :
« Donc, la foi au Christ à laquelle adhéraient Paul et les premières églises était une chose nouvelle lorsque comparée aux enseignements de Jésus. Il s’agissait, en fait, d’un nouveau type de religion. »[6]
Quelle théologie l’a emporté? Et pourquoi? Et comment? Voilà des questions que nous laissons à la réflexion de nos auteurs ci-haut. Si une personne vient à reconnaître que les enseignements de Paul et de Jésus sont en évidente contradiction, elle doit alors se pencher sur la question suivante : « Si j’avais à choisir entre les deux, auquel donnerais-je priorité? À Jésus? Ou à Paul? » La question est si pertinente que Michael Hart la commente ainsi dans son ouvrage énumérant les cent personnes les plus influentes de l’histoire :
« Bien que Jésus ait été à la source des principaux préceptes éthiques et moraux du christianisme (dans la mesure où ces derniers différaient du judaïsme), Paul a été le principal artisan de la théologie chrétienne, son principal prosélyteur, et l’auteur d’une grande partie du Nouveau Testament. »[7]
Quant au point de vue de Paul :
« Il ne se demande pas ce qui a mené à la mort de Jésus; il ne voit que ce que cela signifie pour lui personnellement. Il fait d’un homme qui a appelé les gens à se réconcilier avec Dieu un sauveur. Il fait d’un mouvement juif orthodoxe une religion universelle qui va plus tard entrer en conflit avec le judaïsme. »[8]
Les trois points principaux où la théologie de Paul entre en conflit avec les enseignements de Jésus sont cruciaux, car le fait de s’écarter de la vérité met en péril le salut d’une personne. En ordre d’importance, ce sont :
1) La divinité de Jésus invoquée par la théologie paulinienne versus l’unicité de Dieu enseignée par Jésus;
2) La justification par la foi, telle que proposée par Paul, versus la loi de l’Ancien Testament, telle qu’approuvée par Jésus;
3) Jésus qui aurait été un prophète universel, selon Paul, versus un prophète ethnique, selon les enseignements de Jésus.[9]
Il serait intéressant de noter que ces trois points constituent les plus grandes différences doctrinales non seulement entre le christianisme et le judaïsme, mais aussi entre le christianisme et l’islam. Parmi les religions monothéistes révélées, le christianisme trinitaire fait vraiment bande à part.
Au sujet du premier de ces trois points, on rapporte que Jésus a enseigné l’unicité de Dieu, comme dans Marc 12:29 :
« Jésus répondit : Voici le premier (commandement) : Écoute, Israël, l’Eternel est notre Dieu, il est le seul Dieu. »
Puis Jésus a poursuivi en disant :
« Et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. » (Marc 12:30)
L’importance de cet enseignement est également soulignée dans Matthieu 22 :37 et dans Luc 10 :27, de même que dans l’Exode 20 :3 («Tu n’auras pas d’autre dieu que Moi. »)
Jésus a transmis ces enseignements du Deutéronome 6:4-5 (tel que reconnu dans tous les ouvrages de commentaires de la Bible réputés). Mais la théologie paulinienne est arrivée à certains concepts qui ont été extrapolés pour servir de soutien à ce qui est maintenant connu sous le nom de trinité. On se demande comment. Jésus s’est référé à l’Ancien Testament : à quoi les théologiens pauliniens se sont-ils référés? Remarquablement absente des enseignements de Jésus est l’association de sa personne avec Dieu. Si Jésus avait souhaité prétendre partager la divinité avec Dieu, il n’y avait pas de meilleur moment pour le faire que lors de la transmission de l’Évangile. Mais il ne l’a jamais fait. Il n’a jamais dit : « Écoute, Israël, l’Éternel est notre Dieu, il est le seul Dieu – mais ce n’est pas aussi simple, alors laissez-moi vous expliquer… »
Copyright © 2007 Laurence B. Brown; utilisé avec la permission de l’auteur.
L’extrait ci-dessus a été tiré du livre de Laurence B. Brown MisGod’ed, qui doit être prochainement publié avec sa suite, God’ed. On peut trouver ces deux livres sur le site de M. Brown www.LevelTruth.com Quant à M.Brown, on peut le joindre à l’adresse suivante : BrownL38@yahoo.com
Footnotes:
(1] Lehmann, Johannes, pp.125-6.
(2] Lehmann, Johannes. p. 128.
(3] Lehmann, Johannes. p. 134.
[4] Carmichael, Joel. p. 270.
[5] Wrede, William. 1962. Paul. Traduit par Edward Lummis. Lexington, Kentucky: American Theological Library Association Committee on Reprinting. p. 163.
[6] Weiss, Johannes. 1909. Paul and Jesus. (traduit par le Rév. H. J. Chaytor). London and New York: Harper and Brothers. p. 130.
[7] Hart, Michael H. The 100, A Ranking of the Most Influential Persons in History. p. 39 de l’édition 1978, par Hart Publishing Co.; p. 9 de l’édition 1998, par Citadel Press.
[8] Lehmann, Johannes. p. 137.
[9] Jésus était un prophète de plus dans la longue lignée de prophètes envoyés pour guider les Israélites égarés. Comme Jésus l’a clairement affirmé : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » (Matthieu 15:24) Lorsqu’il envoya ses dispicles prêcher la bonne nouvelle, il leur fit des recommandations on ne peut plus claires : « N’allez pas vers les païens, n’entrez pas dans les villes des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » “”“”(Matthieu 10:5-6) Durant tout le ministère de Jésus, on ne rapporte à aucun moment qu’il aurait converti un païen et en fait, on rapporte qu’il aurait réprimandé une païenne venu lui demander une faveur, la comparant même à un chien (Matthieu 15:22-28 et Marc 7:25-30). On est en droit de se demander ce que cela signifie pour ceux qui ont pris Jésus comme « sauveur personnel » et qui prétendent parler en son nom…
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 08:36Je pensais me donner la peine de t'expliquer une énième fois ce qu'est le christianisme mais ayant lu que tu le considérais comme l'expression de Satan, ce n'est même pas la peine de discuter avec toi.
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 08:44Je connais la doctrine de Jésus, garde pour toi le paulisme 
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 08:47Tu ne comprends rien du tout : Jésus est un dieu dont Paul est un prophète.
Croire que le christianisme est né de la divinisation d'un rabbin monothéiste nommé Jésus par un autre rabbin monothéiste nommé Paul est d'un ridicule achevé.
Croire que le christianisme est né de la divinisation d'un rabbin monothéiste nommé Jésus par un autre rabbin monothéiste nommé Paul est d'un ridicule achevé.
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 08:50Non non je crois que Jésus est un Prophète qui fut divinisé par un faux converti à savoir Saul de Tarse.
Ce qui est ridicule c'est de croire que Dieu est un transformers : un coup homme un coup dieu ça depend les actes, c'est quand ça vous arrange hein ? Quand jesus fait pipi c'est jesus homme, quand jesus guerit un lepreux c'est jesus dieu etc.
Bref salut.
Ce qui est ridicule c'est de croire que Dieu est un transformers : un coup homme un coup dieu ça depend les actes, c'est quand ça vous arrange hein ? Quand jesus fait pipi c'est jesus homme, quand jesus guerit un lepreux c'est jesus dieu etc.
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 08:55Et dans quel recoin de l'Evangile Jésus fait-il pipi, je vous prie ?
Dans l'Evangile de Jean, il ne mange ni ne boit ni ne dort.
Dans un passage d'un autre Evangile, il passe à travers les gens.
Ce n'est pas mal pour un simple humain....
Quant à marcher sur les eaux... Avait-il inventé le ski nautique ?
Dans l'Evangile de Jean, il ne mange ni ne boit ni ne dort.
Dans un passage d'un autre Evangile, il passe à travers les gens.
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 08:58jesus circoncis:
2.21 Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu'avait indiqué l'ange avant qu'il fût conçu dans le sein de sa mère. (Luc)
le chirst grandit:
2.52 Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. (Luc)
le christ a faim:
4.1 Alors Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. 4.2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. (matthieu)
21.18 Le matin, en retournant à la ville, il eut faim. (matthieu)
le christ a soif:
19.28 Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Écriture fût accomplie: J'ai soif. (jean)
le christ se fatigue:
4.6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C'était environ la sixième heure.( jean )
le christ mange et boit:
7.34 Le Fils de l'homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites: C'est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. (Luc)
jesus pleure:
11.35 Jésus pleura. (jean)
2.21 Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu'avait indiqué l'ange avant qu'il fût conçu dans le sein de sa mère. (Luc)
le chirst grandit:
2.52 Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. (Luc)
le christ a faim:
4.1 Alors Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable. 4.2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. (matthieu)
21.18 Le matin, en retournant à la ville, il eut faim. (matthieu)
le christ a soif:
19.28 Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Écriture fût accomplie: J'ai soif. (jean)
le christ se fatigue:
4.6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C'était environ la sixième heure.( jean )
le christ mange et boit:
7.34 Le Fils de l'homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites: C'est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. (Luc)
jesus pleure:
11.35 Jésus pleura. (jean)
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 09:16Bien.
Il faut savoir que les Evangiles comprennent plusieurs couches rédactionnelles.
Dans les plus anciennes, Jésus est entièrement dieu (ou Dieu si l'on veut).
C'est pour cela que les Evangiles les plus anciens que sont Marc et Jean ne comprennent pas de récit de naissance et que Jésus y débarque du Ciel à l'état adulte : car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. Jn 6.38
Mais l'inconvénient de cette théologie, c'est que si Jésus n'a eu qu'une apparence de chair, il n'a pu avoir qu'une apparence de mort et donc n'est pas vraiment ressuscité.
Donc Matthieu et surtout Luc l'ont fait plus humain.
Et Luc dit au début de son Evangile que le sien est plus vrai que les autres. Et donc il ne l'a pas écrit pour être juxtaposé aux autres mais pour les remplacer.
Mais comme les autres Evangiles étaient déjà adoptés et tenus pour seuls vrais par diverses églises locales, lorsque l'Eglise a dû s'organiser en une fédération plus centralisée, il n'a pas été possible d'éliminer les Evangiles les plus prisés.
On en a donc gardé quatre et on a tenté de gommer leurs différences en important ici et là des passages d'autres Evangiles opposés à la théologie de l'original, d'où des contradictions internes des Evangiles en sus des contradictions entre Evangiles différents.
Mais Paul prêche une théologie conçue avant la rédaction finale de ces Evangiles et même avant leur rédaction initiale puisqu'il ne sait rien de leur contenu.
On est donc passé du Jésus entièrement dieu de Paul au Jésus entièrement homme de Luc et non l'inverse.
Elementaire, mon cher Rayaan.
Il faut savoir que les Evangiles comprennent plusieurs couches rédactionnelles.
Dans les plus anciennes, Jésus est entièrement dieu (ou Dieu si l'on veut).
C'est pour cela que les Evangiles les plus anciens que sont Marc et Jean ne comprennent pas de récit de naissance et que Jésus y débarque du Ciel à l'état adulte : car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé. Jn 6.38
Mais l'inconvénient de cette théologie, c'est que si Jésus n'a eu qu'une apparence de chair, il n'a pu avoir qu'une apparence de mort et donc n'est pas vraiment ressuscité.
Donc Matthieu et surtout Luc l'ont fait plus humain.
Et Luc dit au début de son Evangile que le sien est plus vrai que les autres. Et donc il ne l'a pas écrit pour être juxtaposé aux autres mais pour les remplacer.
Mais comme les autres Evangiles étaient déjà adoptés et tenus pour seuls vrais par diverses églises locales, lorsque l'Eglise a dû s'organiser en une fédération plus centralisée, il n'a pas été possible d'éliminer les Evangiles les plus prisés.
On en a donc gardé quatre et on a tenté de gommer leurs différences en important ici et là des passages d'autres Evangiles opposés à la théologie de l'original, d'où des contradictions internes des Evangiles en sus des contradictions entre Evangiles différents.
Mais Paul prêche une théologie conçue avant la rédaction finale de ces Evangiles et même avant leur rédaction initiale puisqu'il ne sait rien de leur contenu.
On est donc passé du Jésus entièrement dieu de Paul au Jésus entièrement homme de Luc et non l'inverse.
Elementaire, mon cher Rayaan.
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 18:25Mais bien sûr, tu sais ce qu'il y a d'élémentaire ? Jésus fut entierement humain, simplement Prophète de A à Z. Pas de mi homme mi dieu, pas de trinité, pas de fils de dieu. Non, simplement Prophète au même titre qu'Abraham, Moise et bien d'autres. Ça c'est élémentaire.
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 20:04Les musulmans n'aiment pas les écrit de Paul. surtout ce verset.
(Galates 1:8) 8 Cependant, même si nous ou un ange du ciel, nous venions à vous annoncer comme une bonne nouvelle quelque chose qui va au-delà de ce que nous vous avons annoncé comme une bonne nouvelle, qu’il soit maudit .
(Galates 1:8) 8 Cependant, même si nous ou un ange du ciel, nous venions à vous annoncer comme une bonne nouvelle quelque chose qui va au-delà de ce que nous vous avons annoncé comme une bonne nouvelle, qu’il soit maudit .
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance . AM - JW - Les Témoins de Jéhovah
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 27 mai13, 22:31C'est un pur mensonge. C'est un déni de la réalité.rayaan a écrit :Mais bien sûr, tu sais ce qu'il y a d'élémentaire ? Jésus fut entierement humain, simplement Prophète de A à Z. Pas de mi homme mi dieu, pas de trinité, pas de fils de dieu. Non, simplement Prophète au même titre qu'Abraham, Moise et bien d'autres. Ça c'est élémentaire.
Jésus est un dieu dont les chrétiens mangent le corps pour acquérir la vie éternelle, que ça te plaise ou non.
Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 28 mai13, 01:23Jésus est Dieu selon des chrétiens...
Et Jésus est un prophète selon les musulmans.
Une vision pour chaque confessions..
Muhamed est le dernier prophète selon les musulmans...
Et Muhamed est un imposteur (faux prophète) selon les chrétiens.
Et Jésus est un prophète selon les musulmans.
Une vision pour chaque confessions..
Muhamed est le dernier prophète selon les musulmans...
Et Muhamed est un imposteur (faux prophète) selon les chrétiens.
Je vous propose mes compositions musicales sur Jamendo Music https://www.jamendo.com/artist/551714/l ... ign/albums (libre écoute, sans insrciption).
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Re: Un revificateur du christianisme ?
Ecrit le 28 mai13, 01:36Et qui est Zeus selon les musulmans ?
Car je ne pense pas trouver de chrétiens pour nier qu'il est un dieu.
Car je ne pense pas trouver de chrétiens pour nier qu'il est un dieu.
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