Quand on pense qu'il nous a fallut près de 1700 ans pour sortir de l'obscurantisme. Quelle horreur !
Quand on pense que tous les enfants contemporains ou presque sont savant sans même s'en étonner.
Combien de nos ancêtres ont rêvé de voir un jour, le millième du millième de notre technologie qui nous parait acquise.
Et pourtant, il suffit d'un cataclysme à l'échelle planétaire pour que notre civilasion soit reléguée au rang de mythologie.
Les "savants" et maitres théologiens diront alors aux peuples post-apocalyptique : "Ce sont des légendes tout ça".
Nos plus puissantes bombes seront décrites comme les armes d'un dieu juste et destructeur.
Nos avions deviendront des oiseaux de feu ou des tapis volants.
Nos téléphones portables deviendront de la téléphatie.
Nos fusils deviendront des serpents qui crachent un feu mortel.
Nos lampadaires deviendront des des lumières divine.
N'oublions pas que les indiens d'amérique décrivaient les conquistadors montés sur leurs chevaux comme des "animaux à 6 pattes".
Ils étaient armés de batons qui crachaient le feu.
La supériorité technique européenne
" lvarado prit la tête de la cavalcade sur sa jument alezane (1), vive et bonne coureuse. Tout se fit en présence des deux ambassadeurs, Cortès désirait qu'ils pussent bien voir les tirs (...). On mit le feu aux poudres (...). Les pierres retentissaient par les monts, retombant avec fracas. Gouverneur et Indiens s'épouvantèrent de choses si neuves (...). Parlons de ce grand lévrier qui appartenait à Francisco de Lugo et qui aboyait si fort la nuit. Les Caciques (2) demandèrent (...) si c'était un tigre, un lion, une bête qui tuait les Indiens (...). Le lendemain (...) nous quittâmes notre campement, chevaux en bon ordre, arbalétriers (3) et escopettiers (4), bien instruits de la façon dont ils devaient user de leurs munitions, les uns armant, pendant que les autres tiraient, les hommes d'épée avertis d'avoir à frapper au ventre afin de ne pas laisser l'ennemi s'approcher autant que la dernière fois, les cavaliers prévenus de s'entraider, la lance inclinée visant les yeux et les visages chargeant et revenant au demi-galop, l'artillerie fin prête. Aucun soldat ne devait quitter la formation."
Extrait de B. Diaz del Castillo, Histoire véridique de la Nouvelle-Espagne, François Maspero - La Découverte. In Histoire géographie, initiation économique 5e, s. d. Jeannine GUIGUE, Paris, Bordas, 1990
Moctezuma dit :
"Quelques-uns nous ont assurés que vous étiez des dieux, que des bêtes farouches vous obéissaient, que vous teniez les foudres entre vos mains, et que vous étiez assoiffés d'or. Cependant je reconnais que vous êtes des hommes comme nous. Ces bêtes qui vous obéissent sont, à mon avis, de grands cerfs que vous avez apprivoisés. Ces armes qui ressemblent à la foudre sont des tuyaux d'un métal que nous ne connaissons pas, dont l'effet est pareil à celui de nos sarbacanes. Nous savons que le prince à qui vous obéissez descend de notre dieu Quetzalcoatl. Une prophétie dit qu'il est allé conquérir de nouvelles terres à l'est et qu'il a promis que ses descendants reviendraient."
Extrait de Cortéz (1485-1547), Histoire de la conquête du Mexique, III, 11. in Histoire Géographie, initiation économique 5e, Paris, Hachette, 1995
http://icp.ge.ch/po/cliotexte/xiii-xvii ... ation.htmlLes Espagnols vus par les Indiens
Moctezuma, empereur de Tenochtitlan-Mexico au moment de l'arrivée de Cortés, demande que les ambassadeurs qu'il a envoyés au-devant des Espagnols lui décrivent ceux-ci. Voici leur récit.
"De tous côtés leurs corps sont emmitouflés, on ne voit paraître que leur visage. Il est blanc, blanc comme s'il était de chaux. Ils ont les cheveux jaunes, bien que certains les aient noirs. Longue est leur barbe ; leur moustache est également jaune (...). Ils chevauchent montés sur les flancs de leurs « cerfs ». Ainsi juchés, ils marchent au niveau des toits (...).
En outre leurs chiens sont énormes; ils ont les oreilles frémissantes et aplaties, de grandes queues pendantes; ils ont des yeux qui épandent du feu, ils ne cessent de cracher des étincelles ; leurs yeux sont jaunes, d'un jaune intense (...).
Et quand le coup [de canon] part, une espèce de boule de pierre sort des entrailles de la pièce ; elle projette une pluie de feu, elle répand des étincelles et la fumée qui en sort est fort pestilentielle, elle est puante autant que la vase pourrie, elle pénètre jusqu'au cerveau et incommode grandement.
En outre si le coup touche une colline, on dirait qu'il la fend, qu'il la crevasse, et s'il touche un arbre, il le met en pièces et il le pulvérise, comme si c'était l'oeuvre de quelque prodige, comme si quelqu'un l'eût détruit en soufflant de l'intérieur."
Textes recueillis par un moine espagnol comprenant la langue aztèque, in COLL., Histoire-Géographie 5e, initiation économique, Paris, Nathan, 1987
Existe-il une rencontre plus impréssionnante que celle concernant ces hommes appartenant à des civilisation que tout oppose.
Cela a du vraiment être un choc surtout pour les pauvres "autochtones" qui étaient chez eux depuis ... ?
Concernant les cataclysmes, Plaron nous dit :
Voila voila.L'ATHÉNIEN : En voilà assez sur ce sujet. Passons aux gouvernements. Qu'est-ce qui, croyons-nous, leur a donné naissance ? N'est-ce point de cette manière qu'on la découvrirait le plus aisément et le mieux ?
CLINIAS : De quelle manière ?
L'ATHÉNIEN : De la manière dont il faut considérer l'accroissement des États et leurs changements successifs, soit en bien, soit en mal.
CLINIAS : Eh bien ! quelle est-elle ?
L'ATHÉNIEN : C'est, je pense, de remonter au loin dans l'infinité du temps et aux changements qui s'y sont produits.
CLINIAS : Comment l'entends-tu ?
L'ATHÉNIEN : Dis-moi, crois-tu pouvoir supputer depuis combien de temps il existe des États et des hommes organisés en société ?
CLINIAS : C'est un calcul qui n'est pas du tout facile.
L'ATHÉNIEN : Mais tu sais du moins que ce temps est immense et prodigieux ?
CLINIAS : Pour cela, oui.
L'ATHÉNIEN : Ne s'est-il pas formé dans ce temps des milliers et des milliers d'États, tandis que dans le même laps de temps il y en avait tout autant qui étaient détruits, que chacun de ces Etats a souvent passé par toutes sortes de gouvernements et que tantôt, de petits qu'ils étaient, ils sont devenus grands, et tantôt de grands, petits, de bons, mauvais, et de mauvais, bons ?
CLINIAS : Nécessairement.
L'ATHÉNIEN : Essayons, si nous pouvons, de saisir la cause de ces changements. Peut-être nous découvrira-t-elle l'origine première et la formation des gouvernements.
CLINIAS : C'est bien dit, et il faut que tu t'appliques à nous développer ta pensée là-dessus, et nous à te suivre.
L'ATHÉNIEN : Eh bien ! croyez-vous que les anciennes traditions contiennent quelque part de vérité ?
CLINIAS : Que disent-elles ?
L'ATHÉNIEN : Que le genre humain a été plusieurs fois détruit par des inondations, des maladies et beaucoup d'autres accidents, qui ne laissèrent subsister qu'un petit nombre d'hommes.
CLINIAS : Il n'y a dans tout cela rien qui ne soit tout à fait vraisemblable.
L'ATHÉNIEN : Eh bien, maintenant représentons-nous une de ces nombreuses catastrophes, par exemple, celle qui fut autrefois causée par le déluge.
CLINIAS : Quelle idée faut-il s'en faire ?
L'ATHÉNIEN : Que ceux qui échappèrent alors à la destruction furent sans doute des bergers, habitants des montagnes, sur le sommet desquelles se conservèrent de faibles étincelles du genre humain.
CLINIAS : C'est évident.
L'ATHÉNIEN : Ces gens-là étaient forcément ignorants de tous les arts et des intrigues où l'avarice et l'ambition mettent aux prises les habitants des villes, et de tous les méfaits qu'ils imaginent les uns contre les autres.
CLINIAS : C'est du moins vraisemblable.
L'ATHÉNIEN : Posons donc pour certain que les villes situées en rase campagne et sur les bords de la mer furent en ce temps-là détruites de fond en comble.
CLINIAS : Posons-le.
L'ATHÉNIEN : Ne dirons-nous pas aussi que tous les instruments et toutes les découvertes importantes touchant les arts, la politique ou toute autre science s'en allèrent à-vau-l'eau en ce temps là ? Comment en effet, mon excellent ami, si ces connaissances s'étaient toujours conservées dans l'état où elles sont à présent, comment aurait-on inventé quoi que ce soit de nouveau ?
CLINIAS : Les gens de ce temps-là ne se doutaient pas que des milliers et des milliers d'années s'étaient écoulées avant eux ; et, il n'y a pas plus de mille ou de deux mille ans que les découvertes de Dédale (24), celles d'Orphée (25), celles de Palamède (26) ont vu le jour, que Marsyas (27) et Olympos (28) ont inventé la musique, Amphion (29) la lyre, et d'autres, une foule infinie d'autres choses, nées pour ainsi dire d'hier et d'avant-hier.
L'ATHÉNIEN : Savez-vous, Clinias, que tu as oublié un ami qui n'est véritablement que d'hier ?
CLINIAS : Veux-tu parler d'Épiménide (30) ?
L'ATHÉNIEN : Oui, de lui-même ; car il a de beaucoup dépassé tout le monde chez vous par son esprit inventif, mon ami, et ce qu'Hésiode avait depuis longtemps présagé dans ses écrits (31), il l'a, lui, effectivement réalisé, à ce que vous dites.
CLINIAS : C'est en effet ce que nous disons.
L'ATHÉNIEN : Dès lors ne pouvons-nous pas nous faire une idée de la condition de l'homme en ce temps de destruction ? Le monde n'était plus qu'un immense et effrayant, désert, une étendue immense de terre ; et, comme tous les autres animaux avaient péri, quelques troupeaux de boeufs et ce qui était resté de la race des chèvres, qui, elles aussi, étaient en petit nombre, telle étaient les ressources que les bergers eurent d'abord pour assurer leur subsistance.
CLINIAS : Sans doute.
L'ATHÉNIEN : Et pour cc qui est de l'État, de la politique et de la législation, dont nous nous occupons à présent, peut-on croire qu'ils en eussent gardé, le moindre souvenir ?
CLINIAS : Pas du tout.
L'ATHÉNIEN : N'est-ce pas de cet état de choses que s'est formé tout ce que nous voyons à présent, Etats, gouvernements, arts et lois, et bien des vices et bien des vertus ?
CLINIAS : Comment cela ?
L'ATHÉNIEN : Devons-nous croire, mon admirable ami, que les hommes de ce temps là, qui n'avaient aucune expérience des biens et des maux propres aux villes, fussent tout à fait bons ou tout à fait méchants ?
CLINIAS : Ta question est bien posée, et nous comprenons ce que tu veux dire.
L'ATHÉNIEN : N'est-ce pas avec le progrès du temps et la multiplication de notre espèce que les choses en sont venues au point où nous les voyons ?
CLINIAS : C'est très juste.
L'ATHÉNIEN : Non pas tout d'un coup, naturellement, mais peu à peu, en un temps considérable.
CLINIAS : C'est fort vraisemblable.
L'ATHÉNIEN : En effet, à l'idée de descendre des hauteurs dans les plaines, tous, j'imagine, sentaient se renouveler leur terreur
CLINIAS : Évidemment.
L'ATHÉNIEN : Ne leur était-ce pas une joie, en ce temps-là, du fait de leur petit nombre, de se voir entre eux ? Mais les moyens de transport, qui les auraient reliés alors les uns aux autres par terre ou par mer, n'avaient-ils pas péri avec les métiers, autant dire à peu près tous? Ainsi donc, il ne leur était guère possible, je pense, de se mêler les uns aux d autres : le fer, le cuivre, tous les minerais avaient disparu pêle-mêle, de sorte qu'il y avait toute sorte de difficultés pour en extraire à nouveau, et on était à court de bois de charpente. Car si des outils avaient pu subsister quelque part dans les montagnes, ils avaient bientôt disparu par usure, et il ne devait pas s'en fabriquer d'autres jusqu'à ce que l'art des mineurs revint parmi les hommes.
Que pensez-vous que deviendrait notre civilisation après un cataclysme ?
Cela dit :Plus de transport mécanique.
Plus de communication téléphonique.
Plus d'internet.
Plus de télévision.
Plus de pétrole donc plus de plastique.
Plus de centrale nucléaire donc plus d'électricité.
Plus d'importation de nourriture.
Plus de centre commerciaux.
Plus de soins médicaux.
Plus de cabinet dentaire.
Plus de ...
Merci à tous pour vos reflexions.Plus de loi.![]()
Plus d'impôt.![]()
Plus de patron.![]()
Plus de ...
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