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Il faut d’abord distinguer deux grandes catégories : les vécus (ce que l’on éprouve) et ce qui n’est pas vécu. Parmi les vécus, on trouve les représentations mentales (toujours imaginaires, concrètes, singulières : se représenter un arbre), les perceptions (la douleur, un son) et les émotions (réactions non imaginaires). Les vécus sont toujours propres à soi.
Les concepts et théories (significations comprises, abstraites, générales) ne sont pas des vécus. On ne peut pas se représenter un concept ou une théorie – on les comprend ou non. Une notion est un système de représentations mentales, mais même si elle l'est d'un concept, elle n’est pas le concept qui, lui, est de l'ordre de la définition générale. Les actes opératoires (calculs, manipulations de signes) ne sont pas non plus des vécus, même si on peut en avoir conscience.
Ainsi, quand quelqu’un croit avoir « l’idée générale d’un triangle », il a en réalité une notion imaginaire du concept. Confondre notion, concept et acte opératoire est la source de nombreux malentendus en philosophie et dans les discussions ordinaires.
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Distinctions claires à faire
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Distinctions claires à faire
Ecrit le 17 avr.26, 04:551. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
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