Logique minimale

Sujet d'actualité Au Québec l'accommodement raisonnable, un sujet d'actualité.
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vic

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Re: Logique minimale

Ecrit le 12 févr.26, 22:58

Message par vic »

La logique minimale peut tout aussi bien être un fantasme plutôt qu'une réalité .
La logique ne peut pas se démontrer elle même sans pratiquer le raisonnement circulaire .
On est peut être entrain de parler d'un fantasme ou d'une croyance .
Moi je vois plutôt la logique comme une convention pratique .
Si on pose une convention pratique , on pourrait très bien en poser une autre .

Logiques paraconsistantes : permettent d’avoir des contradictions sans exploser tout le système.
Logiques intuitionnistes : refusent le principe du tiers exclu, modifiant le traitement du vrai/faux.
Logiques floues : remplacent le vrai/faux par des degrés de vérité.


Et on pourrait probablement en inventer d'autres .

Toutes ces logiques sont cohérentes à l’intérieur de leurs règles, mais différentes de la “logique classique
C'est quand on confond convention et réalité que le problème se pose .
C'est dans ce sens que j'ai l'impression que j'minterroge pose l'idée d'une logique minimale en tant que vérité ontologique dès le début du sujet et que je trouve cela contestable .
a écrit :j'minterroge a dit : Une hallucination n’est pas une erreur logique.
- Elle est une erreur perceptive détectée par l’expérience.
Encore une fois , la logique n'est rien d'autre qu'une convention posée .
On peut très bien penser que l'hallucination est une erreur de logique ou pas , selon le cadre de convention qu'on pose à l'idée d'une sorte de logique minimale idéologique .Il existe autant de cadres de logique minimales qu'on pourrait en inventer .Ton idée de logique minimale est trop idéologique . Ta logique minimale est fondée sur quoi , sur sa propre circularité ? C'est du reste pour ça que la philosophie ne veut pas dire grand chose en soi .A partir du moment où on prend la logique comme socle pour tout éclaircir , c'est déjà pas clair . D'où les contradiction philosophiques permanentes sans arriver à quoi que ce soit .

Est ce que la logique philosophique construit ou déconstruit ?
On n'en sait rien .

Si on parle de cohérence , elle ne se définit pas par elle même ( problème de la circularité ).
Prétendre à une cohérence universelle reste un peu vaseux .
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

J'm'interroge

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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 01:51

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 12 févr.26, 22:58 La logique minimale peut tout aussi bien être un fantasme plutôt qu'une réalité .
Ce n'est ni un fantasme ni une réalité phénoménale.
vic a écrit : 12 févr.26, 22:58 La logique ne peut pas se démontrer elle même sans pratiquer le raisonnement circulaire .
La logique ne peut pas se démontrer elle-même puisqu'elle est le pré requis indispensable à toute démonstration.

Ses règles sont des conventions formelles explicitées, construites pour garantir la cohérence des inférences à l’intérieur d’un cadre donné. Elles ne sont pas issues d’une expérience empirique et ne dépendent pas de l’observation du monde : elles servent plutôt à organiser la pensée et à déterminer quand un raisonnement est valide ou contradictoire.

Ces règles sont minimales dans la logique minimale : elles n’imposent que ce qui est strictement nécessaire pour construire une preuve ou décharger une hypothèse. Tout ce qui n’est pas construit ou annoncé reste indéterminé.

En lui ajoutant des axiomes ou des principes supplémentaires, on obtient d’autres systèmes logiques : par exemple, le tiers exclu transforme la logique minimale en logique classique

Chaque extension de la logique minimale reste cohérente dans son propre cadre : ce qui change, ce sont les hypothèses et les principes supplémentaires que l’on accepte. Ainsi, la logique est un outil normatif et structurant, non une entité qui se prouve ou se justifie par elle-même. Elle existe comme prérequis à toute construction rationnelle, permettant de distinguer ce qui est formellement cohérent de ce qui ne l’est pas, indépendamment de la vérité factuelle ou de l’expérience sensorielle.

Il n'y a rien de circulaire en cela.

vic a écrit : 12 févr.26, 22:58 On est peut être entrain de parler d'un fantasme ou d'une croyance .
Moi je vois plutôt la logique comme une convention pratique .
Si on pose une convention pratique , on pourrait très bien en poser une autre .
Oui, la logique peut être vue comme une convention pratique : un ensemble de règles explicites pour structurer le raisonnement. Mais ce n’est pas une croyance ou un fantasme, car ces conventions sont contraintes par la cohérence interne. Poser une autre convention est possible, mais il faut alors vérifier que cette nouvelle convention ne conduit pas à des contradictions internes.

En logique minimale, par exemple, l’« ouverture » consiste justement à ne rien imposer hors construction : tu peux ajouter des hypothèses, des relations ou des règles, mais chaque ajout doit être explicite et construit. Ce n’est pas arbitraire : ce qui n’est pas construit reste indéterminé.

Autrement dit : tu peux changer de convention, mais la validité reste un critère formel. La logique n’est pas subjective : elle ne dépend pas de ce que chacun croit ou veut, elle dépend de ce qui est construit et annoncé dans le cadre choisi.

vic a écrit : 12 févr.26, 22:58 Logiques paraconsistantes : permettent d’avoir des contradictions sans exploser tout le système.
Logiques intuitionnistes : refusent le principe du tiers exclu, modifiant le traitement du vrai/faux.
Logiques floues : remplacent le vrai/faux par des degrés de vérité.


Et on pourrait probablement en inventer d'autres .

Toutes ces logiques sont cohérentes à l’intérieur de leurs règles, mais différentes de la “logique classique
La logique minimale constitue le noyau commun à l’ensemble des systèmes logiques. Elle ne repose ni sur des valeurs de vérité prédéfinies, ni sur une ontologie implicite, ni sur des principes classiques comme le tiers exclu ou l’ex falso quodlibet. Elle se limite à ce qui est strictement nécessaire : des règles d’inférence, des constructions de preuves, la possibilité d’introduire des hypothèses, de les décharger, et d’aboutir éventuellement à une contradiction notée ⊥.

À partir de ce socle, les différents systèmes logiques se construisent par adjonction explicite de principes supplémentaires. Chaque logique plus riche n’est pas une négation de la logique minimale, mais une extension contrôlée, où l’on décide d’ajouter certaines règles ou axiomes et d’en assumer les conséquences.

Si l’on ajoute à la logique minimale le principe du tiers exclu (P ∨ ¬P), ainsi que l’explosion (⊥ → P), on obtient la logique classique. Dans ce cadre, toute proposition est soit vraie soit fausse, et toute contradiction rend le système trivial. La logique classique est donc puissante, mais fragile face aux incohérences : une seule contradiction suffit à faire tout s’effondrer.

Si, au contraire, on ajoute à la logique minimale certaines règles constructives tout en refusant le tiers exclu, on obtient la logique intuitionniste. Ici, affirmer « P ou non-P » exige une construction effective de l’un des deux. La négation devient une opération constructive (P → ⊥), et la vérité n’est plus donnée abstraitement, mais liée à la possibilité de produire une preuve.

En ajoutant à la logique minimale des opérateurs de modalité (nécessité, possibilité) avec des règles précises d’introduction et d’élimination, on obtient les logiques modales. Ces systèmes ne modifient pas le cœur inférentiel minimal, mais enrichissent le langage pour raisonner sur ce qui est nécessaire, possible, contingent, obligatoire, connu, etc. Chaque système modal correspond alors à des axiomes supplémentaires spécifiques.

Si l’on conserve la logique minimale tout en refusant l’explosion, c’est-à-dire en autorisant la coexistence locale de contradictions sans que tout devienne démontrable, on obtient les logiques paraconsistantes. Elles permettent de raisonner dans des contextes incohérents sans rendre le raisonnement trivial. La contradiction n’y est plus synonyme de catastrophe logique, mais d’un état contrôlé du système.

En ajoutant à la logique minimale des opérateurs portant sur la connaissance, la croyance ou l’information, on construit des logiques épistémiques. Ces logiques introduisent des règles spécifiques pour raisonner sur ce qu’un agent sait, croit ou ignore, sans pour autant réduire ces notions à des valeurs de vérité classiques.

On peut encore enrichir la logique minimale avec des principes temporels (logiques temporelles), des règles de pertinence (logiques pertinentes), ou des structures probabilistes, chacune de ces logiques correspondant toujours au même schéma général :
un noyau minimal + des ajouts explicitement déclarés.

Ainsi, la logique minimale n’est pas une logique « pauvre » ou « incomplète ». Elle est le point de départ neutre à partir duquel toutes les autres logiques se construisent. Elle ne dit pas ce qui est vrai du monde, elle ne tranche pas entre les ontologies, elle n’impose aucun régime de vérité. Elle permet seulement de distinguer, avec une rigueur maximale, ce qui est construit de ce qui ne l’est pas, ce qui conduit à une contradiction de ce qui n’y conduit pas.

Toutes les autres logiques sont donc des choix — puissants, utiles, parfois nécessaires — mais toujours des choix ajoutés. La logique minimale, elle, ne choisit pas : elle expose.

vic a écrit : 12 févr.26, 22:58 C'est quand on confond convention et réalité que le problème se pose .
C'est dans ce sens que j'ai l'impression que j'minterroge pose l'idée d'une logique minimale en tant que vérité ontologique dès le début du sujet et que je trouve cela contestable .
Tu te trompes radicalement sur ce point : je ne pose jamais la logique minimale comme une vérité ontologique. Je dis exactement l’inverse et cela depuis le début. Je t'invite donc à me lire plus attentivement.

La logique minimale c'est tout le contraire d'une métaphysique déguisée. Comme son nom l'indique, c’est un cadre formel minimal, explicitement conventionnel, qui ne dit rien du réel tant qu’on n’y ajoute rien.

Ta confusion vient de là : refuser d’ajouter des axiomes arbitraires, ce n’est pas sacraliser la logique, c’est suspendre les engagements ontologiques. Dire « rien n’est prouvé ni réfuté » n’est pas une vérité sur le monde, c’est un constat formel.

Donc non, je ne confonds pas convention et réalité. Je fais exactement l’inverse : je les sépare strictement. Et c’est justement ce que beaucoup refusent de faire.

vic a écrit : 12 févr.26, 22:58 Encore une fois , la logique n'est rien d'autre qu'une convention posée .
On peut très bien penser que l'hallucination est une erreur de logique ou pas , selon le cadre de convention qu'on pose à l'idée d'une sorte de logique minimale idéologique .Il existe autant de cadres de logique minimales qu'on pourrait en inventer .Ton idée de logique minimale est trop idéologique . Ta logique minimale est fondée sur quoi , sur sa propre circularité ? C'est du reste pour ça que la philosophie ne veut pas dire grand chose en soi .A partir du moment où on prend la logique comme socle pour tout éclaircir , c'est déjà pas clair . D'où les contradiction philosophiques permanentes sans arriver à quoi que ce soit .
Est ce que la logique philosophique construit ou déconstruit ?
On n'en sait rien .
Tu mélanges plusieurs choses, et c’est là que le flou s’installe.

Oui, la logique est une convention. Mais pas une convention arbitraire au sens “on invente ce qu’on veut”. Une logique minimale n’est pas idéologique : c’est précisément ce qu’il reste quand tu retires tout ce qui est optionnel dans le sens d'arbitraire ou de discutable (tiers exclu, explosion, axiomes ontologiques, etc.). Elle n’impose rien sur le monde, elle impose seulement : ne pas tirer de conclusion sans l’avoir construite.

Elle n’est pas circulaire : elle ne se fonde pas sur elle-même, elle se constate comme condition de toute justification et preuve. Tu peux changer de cadre, mais tant que tu énonces des inférences, tu présupposes déjà ce minimum.

Dire qu’une hallucination est une « erreur de logique » est faux : c’est une erreur épistémique, détectée par comparaison intersubjective, pas par invalidité formelle. (Je l'ai déjà expliqué.)

La philosophie “n’aboutit pas” quand elle est confuse. Elle clarifie ou déconstruit selon le cas.

L’indétermination que tu vois n’est pas un échec : c’est un résultat.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 05:25

Message par vic »

a écrit :J'minterroge a dit : Elle n’impose rien sur le monde, elle impose seulement : ne pas tirer de conclusion sans l’avoir construite
Donc c'est la logique minimale qui justifie la logique minimale , belle affaire .
Circularité , quand tu nous tiens .
Sinon pour le reste , c'est une belle démonstration de foi .:priere:
a écrit :J'minterroge a dit : Oui, la logique est une convention. Mais pas une convention arbitraire au sens “on invente ce qu’on veut”.
Non , mais si tu poses des règles à la logique , il est normal que la logique corresponde à ces règles . C'est circulaire .
C'est bizarre , tu dis que ne considères pas la logique minimale comme ontologique , mais pourtant tu n'arrêtes pas de lui donner un caractère ontologique pour tenter de contourner le problème de circularité .
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 05:56

Message par J'm'interroge »

J'm'interroge a écrit :Elle n’impose rien sur le monde, elle impose seulement : ne pas tirer de conclusion sans l’avoir construite
vic a écrit : 13 févr.26, 05:25 Donc c'est la logique minimale qui justifie la logique minimale , belle affaire .
Circularité , quand tu nous tiens .
Non. Ce que tu appelles « justification » n’est pas une justification au sens déductif, et c’est là que tu te trompes.

La logique minimale ne se justifie pas, précisément parce que toute justification présuppose déjà des règles d’inférence.

Ce n’est pas une justification au sens déductif, et ce n’est pas une circularité non plus. La logique minimale n’est pas fondée, elle est présupposée dès qu’il y a raisonnement. Toute tentative de la « justifier » utilise déjà — à minima — ses règles d’inférence.

Il ne s’agit pas de dire qu’elle est vraie, ontologique ou nécessaire en soi. Il s’agit seulement de constater ceci :
dès que tu acceptes de discuter, d’argumenter ou de contester, tu opères déjà sous un minimum de règles de cohérence (non-effondrement en ⊥, usage conditionnel, distinction entre hypothèse et conclusion).

Ce n’est ni une croyance, ni une convention arbitraire choisie parmi d’autres au hasard. C’est le seuil minimal en-deçà duquel les mots « argument », « objection » ou « contradiction » cessent simplement d’avoir un sens.


Conclusion :

Tu confonds :

- se fonder sur soi (circularité fautive),
- et être une condition de possibilité (constat méthodologique).

La logique minimale n’affirme rien sur le réel, n’impose aucune ontologie, ne garantit aucune vérité factuelle. Elle dit seulement : si tu raisonnes, alors certaines choses suivent et d’autres non. Tu peux refuser ce cadre — mais à ce moment-là, tu ne renonces pas seulement à cette logique, tu renonces aussi à argumenter.


Ce n’est pas une « belle affaire ». C’est juste le point zéro du raisonnement.

vic a écrit : 13 févr.26, 05:25 Sinon pour le reste , c'est une belle démonstration de foi .:priere:
Non. C'est justement l’inverse.

Une démonstration de foi affirme quelque chose sans conditions de validité.
Ici, je n’affirme rien sur le réel, je décris les conditions minimales pour que “être en désaccord” ait un sens.

Si tu appelles ça « foi », alors toute objection, y compris la tienne, en relève aussi.

Ce n’est pas sérieux — c’est un déplacement rhétorique, pas un argument.

J'm'interroge a écrit :Oui, la logique est une convention. Mais pas une convention arbitraire au sens “on invente ce qu’on veut”.
vic a écrit : 13 févr.26, 05:25 Non , mais si tu poses des règles à la logique , il est normal que la logique corresponde à ces règles . C'est circulaire .
Ca ne prouve pas pour autant que ces règles se vérifient et qu'on soit en dehors de l'arbitraire de façon détournée .
Pourquoi choisis tu arbitrairement une règle plutôt qu'une autre ?
Tu confonds deux choses différentes : circularité vicieuse et point de départ méthodologique.

Oui, toute logique repose sur des règles. Et oui, ces règles ne se prouvent pas par la logique qu’elles fondent. Ce n’est pas une découverte, c’est une trivialité structurelle. Mais ce n’est pas de l’arbitraire pour autant.

Je ne choisis pas la logique minimale pour dire qu’elle est “vraie”. Je la choisis parce qu’elle est le résidu commun quand tu enlèves tout ce qui ajoute du contenu : tiers exclu, explosion, principes ontologiques, etc. Ce n’est pas un choix métaphysique, c’est un choix de retenue.

vic a écrit : 13 févr.26, 05:25 C'est bizarre , tu dis que ne considère pas la logique minimale comme ontologique , mais pourtant tu n'arrêtes pas de lui donner un caractère ontologique pour tenter de contourner le problème de circularité .
Et je ne lui donne aucun statut ontologique. Je dis exactement l’inverse : elle ne décrit rien du réel. Elle fixe seulement les conditions minimales pour que parler de preuve, d’erreur ou de contradiction ait encore un sens.

Il n'y a aucun sens à appeler cela de l'ontologie. Dire que je la considérerais comme ontologique, c’est confondre conditions formelles de cohérence et réalité des choses.


Et qu'est-ce que tu appelles "lui donner un caractère ontologique" ?

Tu sembles interpréter mes affirmations sur la logique minimale comme si je prétendais qu’elle décrit la réalité elle-même ou qu’elle existe indépendamment de nous, comme une vérité universelle préexistante.

Autrement dit, quand je pose des règles sur ce qui est construit ou cohérent, tu lis cela comme si j'attribuais à la logique minimale une existence ou un statut ontologique, plutôt que de la voir simplement comme un outil formel pour organiser et contrôler le raisonnement.

En résumé : tu sembles parler d'attribution de « caractère ontologique », parce que tu confonds outil formel et réalité objective.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 06:14

Message par vic »

a écrit :j'minterroge a dit : Ce n’est pas une « belle affaire ». C’est juste le point zéro du raisonnement.
Le point zéro c'est l'indéterminé , et il ne nécessite pas de raisonnement en soi, ni même de discours .
C'est un peu le silence du bouddha .
En terme de débat , le point zéro reviendrait à parler pour ne rien dire ( ni construction ni destruction de quoi que ce soit ).
Tu veux dire que ta logique minimale c'est comme parler pour ne rien dire ?
Ensuite le point zéro c'est l'esprit sans appui.
Ca ne s'appuie pas sur la logique ou pas justement .
Modifié en dernier par vic le 13 févr.26, 06:25, modifié 2 fois.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 06:18

Message par aerobase »

vic a écrit : 12 févr.26, 22:58 Logiques floues : remplacent le vrai/faux par des degrés de vérité.[/color]
Très grand merci J'm'interroge par ce travail
Je propose un petit lien concernant les ensembles flous (c'est lié à la logique floue)
Lien pdf qui me semble bien https://web4.ensiie.fr/~gacogne/ensflou.pdf

Ajouté 6 minutes 18 secondes après :
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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 06:40

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 13 févr.26, 06:14 Le point zéro c'est l'indéterminé , et il ne nécessite pas de raisonnement en soi, ni même de discours .
C'est un peu le silence du bouddha .
En terme de débat , le point zéro reviendrait à parler pour ne rien dire ( ni construction ni destruction de quoi que ce soit ).
Tu veux dire que ta logique minimale c'est comme parler pour ne rien dire ?
Ensuite le point zéro c'est l'esprit sans appui.
Ca ne s'appuie pas sur la logique ou pas justement .
Lorsqu’on parlait de la logique minimale et de sa prétendue circularité, j’ai introduit l’idée du point zéro pour expliquer le rôle du cadre minimal avant toute construction. Ce point zéro n’est pas un état, ni un “silence bouddhique” : il correspond à l’indétermination initiale.

Autrement dit, avant de poser une hypothèse ou de produire une preuve, rien n’est encore affirmé ni réfuté. La logique minimale commence là où tout est ouvert, et ce point zéro n’est pas un discours, ni une construction ontologique, mais la simple situation méthodologique où aucune preuve ni contradiction n’existe encore.

C’est dans ce sens que je parlais de point zéro : le départ neutre de tout raisonnement minimal.

Donc non, ce n’est pas « parler pour ne rien dire ». C’est simplement l’indétermination avant toute hypothèse ou construction. Il ne s’agit pas d’un état de l’esprit ni d’une expérience.

La logique minimale commence à partir de ce point, mais elle n’exige rien d’“ontologique”.


> Mais, oublie ce “point zéro”, si ça t'embrouille.


______________

aerobase a écrit : 13 févr.26, 06:24 Très grand merci J'm'interroge par ce travail
De rien, c'est un plaisir.

aerobase a écrit : 13 févr.26, 06:24 Je propose un petit lien concernant les ensembles flous (c'est lié à la logique floue)
Lien pdf qui me semble bien https://web4.ensiie.fr/~gacogne/ensflou.pdf

Ajouté 6 minutes 18 secondes après :
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Merci.
.
Modifié en dernier par J'm'interroge le 13 févr.26, 07:12, modifié 1 fois.
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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 06:45

Message par vic »

a écrit :j'minterroge a dit : Autrement dit, avant de poser une hypothèse ou de produire une preuve, rien n’est encore affirmé ni réfuté. La logique minimale commence là où tout est ouvert, et ce point zéro n’est pas un discours, ni une construction ontologique, mais la simple situation méthodologique où aucune preuve ni contradiction n’existe encore.
Si aucune preuve n'existe encore , comment peux tu affirmer que le point zéro soit une situation méthodologique ?
Affirmer sans preuve l'existence d'une logique minimale n'est il pas déjà prématuré ?
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.

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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 07:15

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 13 févr.26, 06:45 Si aucune preuve n'existe encore , comment peux tu affirmer que le point zéro soit une situation méthodologique ?
Affirmer sans preuve l'existence d'une logique minimale n'est il pas déjà prématuré ?
Un moment, vic, il faut faire des efforts de compréhension.
Je t'ai déjà expliqué tout ça.

Le « point zéro » n’est pas une thèse, c’est quand aucune thèse n’est encore engagée : absence de preuve et absence de contradiction.

Toute preuve présuppose des règles d’inférence.

Ce n’est ni prématuré ni ontologique. Ce n'est ni arbitraire ni une croyance.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 08:53

Message par vic »

a écrit :J'minterroge a dit :Le « point zéro » n’est pas une thèse, c’est quand aucune thèse n’est encore engagée : absence de preuve et absence de contradiction.
Si il n'y a pas de preuve , c'est une supposition .
Autrement dit , il n'y a peut être pas de logique minimale .
On n'en sait rien .
En affirmant la logique minimale sans preuve , c'est là où tu tombes dans la croyance .
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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 09:10

Message par Gaetan »

vic a écrit : 12 févr.26, 02:23 Non , il faut des preuves minimales pour qu'on parle de logique . Sinon on peut invoquer n'importe quoi n'importe comment comme vrai .
Selon ta définition à toi, mais logique signifie cohérent et sensé tu n'as pas besoin de preuve. Exemple: Socrate est mort, c'est logique, cohérent et sensé mais as tu vu son corps mort pour le prouver?

J'm'interroge

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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 10:24

Message par J'm'interroge »

J'm'interroge a écrit :Le « point zéro » n’est pas une thèse, c’est quand aucune thèse n’est encore engagée : absence de preuve et absence de contradiction.
vic a écrit : 13 févr.26, 08:53 Si il n'y a pas de preuve , c'est une supposition .
Autrement dit , il n'y a peut être pas de logique minimale .
On n'en sait rien .
En affirmant la logique minimale sans preuve , c'est là où tu tombes dans la croyance .
Tu continues sur la base de ta lancée sans chercher à comprendre ce que je t'ai répondu.

Dire « absence de preuve = supposition » n'a aucun sens ici. Une supposition est déjà un engagement propositionnel. Le point zéro, tel que je l’emploie, n’en engage aucun. Il ne dit pas « il existe une logique minimale », il dit : aucune règle supplémentaire n’a encore été posée. Ce n’est pas une croyance, c’est une non-prise de position formelle.

Exiger une « preuve minimale pour parler de logique » revient à confondre logique et théorie logique. La logique minimale ne pose pas des vérités, ni à fortiori d'ontologie. Elle fixe un cadre permettant de construire des preuves et de raisonner sur une base formelle : on ne peut ni affirmer ni nier sans construction. Rien de plus.

C'est ce que tu as particulièrement du mal à comprendre.

On parle de règles d'inférence et de constructions formelles, pas de métaphysique et encore moins d'ontologie en particulier.


Je vais te le redire, retiens :

- Une supposition, c’est déjà une thèse engagée.
- Le point zéro, tel que je l’emploie, est l’inverse : rien n’est supposé.
- Dire « il n’y a ni preuve ni contradiction » n’affirme pas quelque chose sur le monde, c'est le constat d'un discours tu n'as pas encore de statut logique.

- Tu demandes des « preuves minimales pour parler de logique ». Mais une preuve présuppose déjà un cadre logique.
- Exiger une preuve avant toute règle *, c’est demander à une règle de se justifier elle-même : c'est donc toi qui fais apparaître une circularité là où il n'y en a aucune.

* Note :

Ce dernier point me fait penser à une analogie : c'est comme se poser la question d'un accord du pluriel sans règle grammaticale...

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vic a écrit : 12 févr.26, 02:23 Non , il faut des preuves minimales pour qu'on parle de logique . Sinon on peut invoquer n'importe quoi n'importe comment comme vrai .
Gaetan a écrit : 13 févr.26, 09:10 Selon ta définition à toi, mais logique signifie cohérent et sensé tu n'as pas besoin de preuve. Exemple: Socrate est mort, c'est logique, cohérent et sensé mais as tu vu son corps mort pour le prouver?
Dire « Socrate est mort » est cohérent dans un cadre déjà chargé d’hypothèses historiques, biologiques et empiriques. Ce n’est pas « logique en soi ». C’est logique conditionnellement à ce qu’on admet déjà.

La logique, elle, ne dit pas ce qui est le cas, mais ce qui suit de ce qu’on pose.

Point important :

- Sans preuve l'on peut tenir un propos cohérent et même un raisonnement valide sans le savoir.
Mais,
- Sans preuve, l'on a a que des « ça me paraît sensé », non des preuves, et l'on ne tient pas forcément un propos cohérent ni un raisonnement valide pour autant.

Et là, oui, sans preuve construite, l'on peut invoquer n’importe quoi n’importe comment.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 13:05

Message par Gaetan »

J'm'interroge a écrit : 13 févr.26, 10:24
Sans preuve l'on peut tenir un propos cohérent et même un raisonnement valide sans le savoir.
Mais,
Sans preuve, l'on a a que des « ça me paraît sensé », non des preuves, et l'on ne tient pas forcément un propos cohérent ni un raisonnement valide pour autant.

Et là, oui, sans preuve construite, l'on peut invoquer n’importe quoi n’importe comment.

Tu inventes une nouvelle définition de logique qui est fausse, voici les vraies:

Logique formelle Validité interne du raisonnement Indépendante des preuves “Si A → B, et A est vrai, alors B est vrai.”
Logique courante Ce qui paraît sensé ou raisonnable Peut se passer de preuve, mais repose sur plausibilité “Il est logique que le soleil se lève demain.”

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Re: Logique minimale

Ecrit le 13 févr.26, 13:21

Message par J'm'interroge »

Gaetan a écrit : 13 févr.26, 13:05 Tu inventes une nouvelle définition de logique qui est fausse, voici les vraies:

Logique formelle Validité interne du raisonnement Indépendante des preuves “Si A → B, et A est vrai, alors B est vrai.”
Logique courante Ce qui paraît sensé ou raisonnable Peut se passer de preuve, mais repose sur plausibilité “Il est logique que le soleil se lève demain.”
Non. Je n’invente aucune “nouvelle logique”. Tu confonds simplement le mot “logique” dans le langage courant avec les systèmes logiques formels.

Ce que tu appelles “logique formelle” n’est pas une définition mais un exemple de règle d’inférence (modus ponens) valide dans certains systèmes, pas tous.

Ce que tu appelles “logique courante” n’est pas de la logique au sens technique, mais de la plausibilité, de l’induction ou du sens commun.

Moi, je parle de logique comme cadre formel précis (règles, constructions, contradictions), pas comme intuition psychologique.

Dire cela n’est ni idéologique ni circulaire : c’est simplement distinguer des usages du mot.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
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Re: Logique minimale

Ecrit le 14 févr.26, 02:34

Message par Gaetan »

J'm'interroge a écrit : 13 févr.26, 13:21 Non. Je n’invente aucune “nouvelle logique”. Tu confonds simplement le mot “logique” dans le langage courant avec les systèmes logiques formels.

Ce que tu appelles “logique formelle” n’est pas une définition mais un exemple de règle d’inférence (modus ponens) valide dans certains systèmes, pas tous.

Ce que tu appelles “logique courante” n’est pas de la logique au sens technique, mais de la plausibilité, de l’induction ou du sens commun.

Moi, je parle de logique comme cadre formel précis (règles, constructions, contradictions), pas comme intuition psychologique.

Dire cela n’est ni idéologique ni circulaire : c’est simplement distinguer des usages du mot.
.
Tu as pris des histoires enseignées par un mauvais professeur et tu viens nous conter ça ici. Vérifies sur d'autres sources pour voir si c'est cohérent, censé et logique.

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