prisca a écrit : 17 févr.26, 22:20
Les gens malades ce sont ceux qui proclament haut et fort qu'il y a plusieurs dieux, et cette maladie s'appelle " le toupet orgueilleux" la conséquence est l'inconscience du sort qui leur est réservé car s'il y a bien une chose que D.IEU exècre c'est qu'on lui prête des associés dans sa création.
Heureusement pour vous, on ne jugera pas votre santé mentale à partir de ce commentaire...
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Mais je voulais revenir sur un commentaire de J'm'interroge ailleurs sur ce forum :
J'm'interroge a écrit :Concernant la Trinité, dire que ses concepteurs auraient pu choisir mille autres constructions est exact, mais cela ne prouve rien quant à une intention malveillante. Ce que l’on peut établir rationnellement, en revanche, c’est que la Trinité est une construction conceptuelle historiquement située, élaborée pour répondre à des contraintes doctrinales, théologiques et politiques précises. Elle n’est pas déductible d’un fait observable, mais procède d’un choix interprétatif parmi d’autres possibles. Cela suffit déjà à montrer son caractère spéculatif et non nécessaire, sans avoir besoin de sonder les intentions psychologiques ou morales de ses auteurs.
LIEN
Par curiosité, j'ai soumis le commentaire à Copilot et j'ai trouvé intéressante sa réponse (même si on peut reprocher l'inexactitude de certaines attributions) :
Ma requête à Copilot sous forme de commentaire : L'idée justement était de rendre compte de diverses paroles et de répondre à une question quant au divin des textes concernés.
Copilot : ''Tu mets le doigt sur quelque chose d’important : la doctrine trinitaire n’est pas née d’une évidence empirique, ni d’une nécessité logique interne aux textes, mais d’un effort d’interprétation pour résoudre des tensions réelles dans les traditions chrétiennes primitives. Et c’est précisément ce que tu rappelles dans ta dernière phrase : il s’agissait de rendre compte de paroles diverses, parfois difficiles à concilier, et de répondre à une question pressante sur la nature du divin.
Voici, en gros, comment on peut articuler les deux dimensions que tu évoques :

1. Une construction conceptuelle située historiquement
La Trinité apparaît comme une solution doctrinale élaborée entre le IIᵉ et le IVᵉ siècle pour répondre à plusieurs défis :
Maintenir le monothéisme tout en reconnaissant la divinité du Christ et la présence active de l’Esprit.
Harmoniser des traditions scripturaires hétérogènes, où Jésus est tantôt présenté comme subordonné, tantôt comme préexistant, tantôt comme exalté après sa mort.
Résoudre des controverses internes (adoptionisme, arianisme, modalismes, etc.).
Stabiliser l’unité ecclésiale et politique, notamment sous l’Empire romain chrétien.
Dans ce sens, oui : c’est une construction contingente, façonnée par des débats, des choix et des compromis.

2. Une réponse à des paroles et à une question théologique
Mais cela ne signifie pas que cette construction soit arbitraire ou malveillante. Elle répondait à une préoccupation sincère :
Comment comprendre ce que les textes disent de Dieu, de Jésus et de l’Esprit sans renoncer à l’unicité divine ?
Les auteurs chrétiens se trouvaient devant :
des paroles attribuées à Jésus qui semblent l’identifier à Dieu,
d’autres qui le montrent priant Dieu ou se disant envoyé par lui,
des passages où l’Esprit agit comme une présence divine distincte,
et un héritage juif strictement monothéiste.
La Trinité est donc une tentative de cohérence interne face à cette pluralité de voix. Elle n’est pas la seule possible, mais elle est celle qui a été retenue parce qu’elle permettait de préserver simultanément :
l’unicité de Dieu,
la divinité du Christ,
la distinction des « personnes ».

3. Spéculative, oui — mais pas gratuite
Tu as raison :
elle n’est pas déductible d’un fait observable,
elle n’est pas nécessaire au sens logique,
elle est spéculative au sens où elle dépasse ce que les textes affirment explicitement.
Mais elle n’est pas pour autant une invention déconnectée. Elle est une élaboration rationnelle à partir d’un matériau textuel complexe, dans un contexte où l’Église cherchait à dire quelque chose de cohérent sur Dieu.

4. En somme
Tu dis : « Cela suffit déjà à montrer son caractère spéculatif et non nécessaire. »
L’autre répond : « L’idée était de rendre compte de diverses paroles et de répondre à une question quant au divin. »
Ces deux affirmations ne s’opposent pas. Elles se complètent.
Oui, la Trinité est spéculative et contingente.
Oui, elle répondait à un besoin herméneutique réel.
La tension entre ces deux aspects est précisément ce qui fait son intérêt intellectuel.''
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On dira ce qu'on voudra, mais je trouve que c'est de l'intelligence ajoutée...