Principes rationnels de la lucidité ouverte.

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ronronladouceur

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Re: Principes rationnels de la lucidité ouverte.

Ecrit le 13 avr.26, 11:09

Message par ronronladouceur »

J'm'interroge a écrit : 13 avr.26, 10:54
La démarche ne nie pas le fonctionnement du langage naturel, elle intervient précisément là où ce fonctionnement ne suffit plus : quand il faut clarifier, examiner et trancher.
Il n'y pas nécessairement nécessité de trancher... Vous confondez encore ce qui apparaît dans l’usage avec ce qui relève d’un système formel...

Votre exigence de formalisation n’est pas neutre : elle appartient à votre cadre, pas au langage naturel qui est beaucoup plus ouvert et riche que votre cadre binaire...

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Synthèse d'un échange sur le mini-tchat :La position consiste d’abord à suspendre le jugement dès lors qu’une proposition n’est pas établie avec certitude. Ce qui n’est pas construit comme preuve doit rester en attente, sans être affirmé ni rejeté arbitrairement. Cette suspension n’est pas un manque, mais une ouverture lucide.
Appliquera-t-on minimalement cette posture à la question de la possibilité ou impossibilité de la pensée sans cerveau?

J'm'interroge

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Re: Principes rationnels de la lucidité ouverte.

Ecrit le 13 avr.26, 11:40

Message par J'm'interroge »

J'm'interroge a écrit : 13 avr.26, 10:54
La démarche ne nie pas le fonctionnement du langage naturel, elle intervient précisément là où ce fonctionnement ne suffit plus : quand il faut clarifier, examiner et trancher.
ronronladouceur a écrit : 13 avr.26, 11:09
Il n'y pas nécessairement nécessité de trancher... Vous confondez encore ce qui apparaît dans l’usage avec ce qui relève d’un système formel...

Votre exigence de formalisation n’est pas neutre : elle appartient à votre cadre, pas au langage naturel qui est beaucoup plus ouvert et riche que votre cadre binaire...
Tu dis qu’il n’y a pas nécessité de trancher, mais dès que tu affirmes quelque chose face à une objection, tu entres déjà dans une situation où il faut départager des positions.
Sinon, il ne reste qu’une juxtaposition de discours sans possibilité de dire en quoi l’un tient mieux que l’autre.

Le langage naturel est effectivement plus riche et ouvert, mais cette richesse inclut aussi l’ambiguïté, l’imprécision et les incohérences possibles.
C’est précisément pour cela qu’il ne suffit pas dès qu’on veut examiner la validité d’un propos, plutôt que simplement échanger.

Mon exigence ne remplace pas le langage, elle intervient quand l’usage ne permet plus de résoudre un désaccord.
Ce n’est pas un cadre “binaire”, c’est une contrainte minimale : éviter de tenir ensemble des propositions incompatibles.

Tu peux rester dans l’ouverture du langage, mais dans ce cas : tu renonces aussi à trancher sur la cohérence autrement que selon l'usage et le "ce qu'il te paraît", d'une manière qui n'exclut pas l'arbitraire subjectif.


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J'm'interroge a écrit : 13 avr.26, 10:54
Synthèse d'un échange sur le mini-tchat :

La position consiste d’abord à suspendre le jugement dès lors qu’une proposition n’est pas établie avec certitude. Ce qui n’est pas construit comme preuve doit rester en attente, sans être affirmé ni rejeté arbitrairement. Cette suspension n’est pas un manque, mais une ouverture lucide.
ronronladouceur a écrit : 13 avr.26, 11:09
Appliquera-t-on minimalement cette posture à la question de la possibilité ou impossibilité de la pensée sans cerveau?
Oui. Et c’est précisément ce que je fais depuis le début.

Si on applique réellement cette posture de suspension du jugement, alors elle doit être symétrique :
- on ne peut pas affirmer que la pensée existe sans cerveau,
- mais on ne peut pas non plus affirmer qu’elle est impossible sans cerveau.
Or vic ne suspend pas le jugement : il tranche dans un sens, en posant une impossibilité.

Dire : “la pensée ne peut pas exister sans cerveau”, ce n’est pas suspendre le jugement, c’est conclure sans le démontrer.
Pour ce qui est de moi, je reste exactement dans la position que je décris : les données montrent une dépendance empirique, pas une impossibilité ontologique.

Donc en cohérence avec cette “ouverture lucide”, j'accepte tout à fait que la question reste indécidée à ce stade.
Mais cette neutralité interdit précisément le type de conclusion qui est celle de vic.

Autrement dit :
Pour appliquer ce principe, il faut arrêter d’affirmer cette impossibilité, pas me demander de prouver le contraire.
.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !

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